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Présidentielle 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand Nicolas Sarkozy fut enfin intronisé en mai 2007, il a longuement profité de son moment. Pour le plaisir. François Hollande, lui, dut s'éclipser pour l'Allemagne. Un coup de foudre sur le Falcon présidentiel vers 18h l'obligea à rebrousser chemin pour repartir ensuite. Mais la journée, sa première journée de président, tranchait déjà avec le quinquennat précédent.

« On voit bien la différence avec le président sortant » . L'expression a fait florès, mardi 15 mai dans la bouche des commentateurs de l'investiture. Elle était terrible pour Nicolas Sarkozy, qui certainement, n'écoutait pas.

Vers 9h45, les invités étaient là, quelque 300 personnes représentant les institutions et corps intermédiaires du pays, ceux-là même que le candidat sortant voulait évacuer à coup de référendums. Les proches et soutiens de la campagne étaient rares.

C'était sobre. Hollande n'exhibait rien. A peine était-il souriant, trop ému. En mai 2007, nous nous souvenions de la « montée des marches » de la famille Sarkozy. L'ancien Monarque faisait l'acteur, Hollande assumait la fonction.

La passation de pouvoir fut courte. Très courte. Il paraît, nous a-t-on répété, que Sarkozy voulait que Hollande recase Xavier Musca, son secrétaire général de l’Élysée. Un temps, l'ancien Monarque avait pensé lui confier les rênes de la Caisse des Dépôts. Mais ça s'était vu, et au pire moment, en pleine campagne.

A 10 heures, Nicolas et Carla Sarkozy repartaient en voiture, définitivement, de l'Elysée. A la sortie, rue du Faubourg Saint-Honoré, des militants et supporteurs agitaient leurs drapeaux. Quelques minutes avant, certains huaient les invités qui arrivaient à l'Elysée.  Le couple a prévu de partir 15 jours en vacances en Italie. En tant qu'ancien chef d'Etat, ses voyages sur Air-France sont gratuits. Dès l'après-midi, Nicolas Sarkozy était vu en train de faire un footing au Bois de Boulogne.

Vers 10h10, il suffit d'une phrase, prononcé par Bernard Debré, président du conseil constitutionnel, et ce fut fait. François Hollande était le 7ème président de la Vème République. 

 
« A l'issue d'une consultation électorale qui s'est déroulée dans de bonnes conditions, vous devenez aujourd'hui le septième président de la Vème République. (...) Vous incarnez la France, vous représentez la République et vous représentez l'ensemble des Français. Monsieur le président de la République, toutes nos félicitations »

En 2007, Nicolas Sarkozy s'agrippait à des symboles ici ou là pour rassurer d'une Rupture qu'il promettait si grande. Le jour de son investiture, il était allé discourir en hommage au Bois de Boulogne en hommage à 35 jeunes résistants fusillés en août 1944 à la veille de l'insurrection parisienne contre l'occupation nazie. Sarkozy, déjà, jouait au successeur de de Gaulle. Il jeta aussi à la pâture médiatique une lettre de Guy Mocquet à lire dans les écoles avant les cours de la rentrée des classes. C'était si important pour lui, qu'il abandonna la chose dès la rentrée d'après. François Hollande préféra jouer d'autres symboles, des recueillements et des hommages, Marie Curie, Jules Ferry. Puis à la Mairie de Paris.

Le discours même de François Hollande signifiait une rupture avec le Monarque d'avant. Il ne nous promettait ni la Grande Casse ni la fausse Rupture. Il n'abusait pas de logorrhées humanistes. Il fut sobre. Hollande s'engageait sur la confiance. Il voulait rassurer et non cliver. Nous n'avions plus l'habitude de cette absence de gesticulation verbeuses, de tics nerveux rythmant les saillies verbales. Hollande était droit, ému, sobre.

Chapitre après chapitre, son intervention était un réquisitoire contre la mandature Sarkozy. La confiance retrouvée, c'est « l'unité de la Nation », un gouvernement qui « gouverne », une justice qui «  disposera de toutes les garanties de son indépendance », « une scrupuleuse sobriété dans les comportements » de l'Etat . « La confiance, c'est l'exemplarité. (...) Président de la République, j'assumerai pleinement les responsabilités exceptionnelles de cette haute mission. Je fixerai les priorités, mais je ne déciderai pas de tout, pour tout et partout.»

A l'UMP, les commentaires furent rares. Tôt le matin, Brice Hortefeux était presque apaisé. Il ne parlait que de son affection pour Nicolas Sarkozy. Plus tard, Jean-François Copé fut sans surprise. Il dénonça une « passation de pouvoir décevante, à l'image des grands discours socialistes ». Quels étaient les griefs ? Copé les détaillait: Hollande aurait été inélégant et sectaire « au moment où il refuse de raccompagner Nicolas Sarkozy jusqu'à sa voiture, comme la tradition le veut » « L'inélégance et le sectarisme, c'est donc cela, la "normalité" de François Hollande ? ». Pire, il aurait déjeuné avec des anciens premiers ministres socialistes (vrai, mais il n'y avait pas qu'eux et voulait-il qu'on invite aussi Fillon et Balladur ?). Pire encore, Hollande se serait exclusivement adressé « au peuple de gauche ». Avions-nous écouté les mêmes discours ? François Hollande s'était-il précipité sur les tombes de Léon Blum ou de Rosa Luxembourg ? Même pas.

Copé n'avait que mesquineries et rancoeurs.

Autre symbole, dès le soir, Hollande partait vers l'Allemagne. Son premier vol prit littéralement la foudre et du rebrousser chemin. Il y retourna aussitôt. A Berlin, nul mépris, nulle « méprisance » d'Angela Merkel à l'encontre de celui à Sarkozy reprochait de n'être pas Président avant l'heure. Le mandat fait le président et Hollande fut évidemment reçu avec les honneurs qu'i fallait. Rien n'est joué, tout est à négocier, mais le contact était là. Plus tard dans la soirée, les deux firent une conférence de presse commune. L'ambiance semblait suffisamment chaleureuse pour des discussions normales. Sur le fond, quelques points d'accord (la Grèce dans la zone euro, davantage de croissance), mais la renégociation du fameux traité ne fait que commencer. A Paris, François Fillon avait été remplacé par Jean-Marc Ayrault, maire de Nantes et président du groupe socialiste à l'Assemblée.

Nous attendions, faussement, le prétendu effondrement du pays promis dans les deux jours suivant l'entrée en fonction de François Hollande.

Il restait encore 24 heures pour que la prophétie outrancière de Nicolas Sarkozy se réalise.

 

Sarkofrance

 

 

Discours d'investiture de François Hollande: « le pouvoir sera exercé au sommet de l'Etat avec dignité et simplicité »

 

«L'école, c'est l'arme de la justice», c'est «aussi le lieu de la laïcité»

 

François Hollande prend l'Elysée et ... l'addition Sarkozy

 

Bertrand et Copé refusent de tourner la page

"Investiture pluvieuse, présidence heureuse" affirmait-on hier dans la galaxie socialiste pour conjurer le mauvais sort d'un mandat plutôt promis au sang et aux larmes. Le compte à rebours des 1800 jours du quinquennat est engagé comme une série tv dont on va découvrir dans un mélange de curiosité, d'angoisses et de lassitude les multiples épisodes. Pour les observateurs, celui d'hier a été plein d'enseignements.

Adieu le candidat, bonjour M. le président. Ni la main ni la voix de François Hollande n'ont tremblé hier pour une investiture observée au microscope par des télévisions omniprésentes dont l'indiscrétion des micros a largement concouru à pasteuriser accolades et échanges verbaux. On aurait tort de tirer pour conclusion des petits flottements protocolaires l'idée que François Hollande puisse être un président hésitant. Pouce baissé, il a porté le coup de grâce à Nicolas Sarkozy en réduisant son héritage à portion congrue. L'inimitié entre les deux hommes semble forte confirmant que dans l'ombre de la campagne, l'affrontement a été rude et sujet à coups bas.

Nouveau président, nouveau triptyque. Sous le poids des ors de la république, François Hollande a esquissé les axes de sa présidence qui se revendique en totale rupture avec celle de son prédécesseur. Redressement, apaisement, confiance, sont les mots clés du nouveau mandat esquissé en creux par rapport à celui du président sortant. François Hollande a ainsi, le vocabulaire choisi est terrible, prôné "le redressement dans l'élévation" par opposition "à l'abaissement et au repli". Ce n'est qu'après avoir présenté la facture à l'ancien locataire de l'Elysée que l'ancien député de Corrèze a renoué avec l'empathie et la spontanéité aimable qui le caractérisent, donnant au reste de sa journée d'investiture une image de marriage populaire et ému avec la France.

Le cinquième élément. Peu importe la météo agitée, le nouveau président s'est affranchi des éléments en y prenant sa place, à peine retardé par une rencontre aérienne avec la foudre dont toutes les madame Irma feront l'exégèse. La rondeur du Chef de l'Etat ne doit pas cacher la complexité qui l'habite et qui n'est pas sans rappeler celle de François Mitterrand si attaché à la fidélité dans la tempête.. Le choix d'honorer Jules Ferry n'est pas anodin. On dit de François Hollande qu'il a parfois du mal à choisir entre les hommes. "Toute grandeur à ses faiblesses" a-t-il rappelé hier pour ne retenir de Ferry que "le grand ministre de l'instruction" et non celui que ses pairs avaient surnommé le Tonkinois en référence à ses velléités coloniales. Là encore, le fossé est énorme avec l'approche manichéiste et binaire de Nicolas Sarkozy.

La Sarkozie bouge encore. En choisissant d'évacuer sa rage dans un jogging essoufflé, Nicolas Sarkozy n'a pas pris ses jambes à son cou. Il a signifié de manière subliminale, comme un boxeur vaincu, façon Rocky, qu'il se prépare pour les combats à venir. La présence de Rachida Dati, ex-égérie du Sarkozysme, sur le plateau de France 2 pour co-commenter la journée d'investiture avait quelque chose d'incongru et un arrière-goût de ces mauvais perdants bien décidés à gâcher la fête à ceux qui les ont coiffé sur le poteau. Question pompon celui de l'inélégance est revenu à Nadine Morano qui aura confondu les gazouillis de tweeter avec le verbiage déstructuré et casse-pieds du perroquet. Le signe qu'à droite, rien ne sera épargné au nouveau président.

 

 

 

 

 

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Discours d'investiture de François Hollande: « le pouvoir sera exercé au sommet de l'Etat avec dignité et simplicité »

 

«L'école, c'est l'arme de la justice», c'est «aussi le lieu de la laïcité»

 

François Hollande prend l'Elysée et ... l'addition Sarkozy

 

Bertrand et Copé refusent de tourner la page

 

CONSEIL NATIONAL PS MAI 2012 FH assistance

Entre émotion partagée et respect vis-à-vis de celui qui est déjà le Président élu, mais pas encore le Président investi, hier à la Mutualité, l’au revoir de François Hollande à ses « amis » et « camarades » socialistes marque une étape, mais plus encore, la nouvelle dimension prise par l’homme depuis le 6 mai. Bien sûr, il a parlé politique pour en appeler à l’unité, au dépassement de soi, pour réclamer « un vote de cohérence », une majorité « pour prendre des initiatives et rénover les institutions ». Une majorité qu’il a même souhaité « large, solide et loyale ». Qui pouvait, du reste, en douter ?

CONSEIL NATIONAL PS MAI 2012 assistance

Cependant au-delà du changement indispensable d’étendre au Parlement, François Hollande est venu, chez lui, dire à sa famille politique sa « gratitude » et sa « reconnaissance ». Comme la plus belle conclusion d’un cheminement entamé depuis de longues années, marqué par « tant d’étapes ». « Je suis lié à notre Parti, a-t-il réaffirmé. Je n'oublie pas que je l'ai dirigé pendant dix ans ». « Je suis socialiste et j'entends bien le rester » a-t-il même confié. Cependant, chacun a bien compris que le candidat s’effaçait devant le nouveau Président. Du reste a-t-il rappelé, « c’est la dernière fois que je m’exprime devant vous ».

CONSEIL NATIONAL PS MAI 2012 salle dos FH tribune

Face à une salle débout qui l’a longuement applaudi et face à laquelle il est resté debout, comme pour prolonger l’instant, il a confié « Vous me manquerez sûrement, mais moi je ne dois en aucun cas manquer à la France ». La mission sera sans doute difficile, mais, réaliste, François Hollande le sait et « c’est, affirme-t-il, parce que c'est difficile que les Français se sont tournés vers nous ».

 

Jean-Jacques Thomas

 

Le 15 mai, Nicolas Sarkozy rendra les clés de l'Elysée. La passation de pouvoirs avec François Hollande est prévue ce jour-là. Il faudra encore attendre 30 jours pour qu'il redevienne un justiciable presque comme les autres.

Presque comme les autres.

Ayrault ou Juppé
La semaine dernière, certains à l'UMP, sur le Web ou ailleurs, ont cru bon d'exhumer une vieille histoire relative à Jean-Marc Ayrault. Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale avait une vieille affaire de 1997. Jeudi, il a dû s'expliquer pour une condamnation datant de 1997 pour favoritisme et moins de 5000 euros d'amende (30.000 francs). Son avocat a précisé le lendemain que son client avait été réhabilité en 2007: « Il apparaît que la condamnation de M. Ayrault en 1997 est nulle et anéantie par la réhabilitation intervenue en 2007 » a expliqué Maître Mignard.

Le journaliste Bruno Roger-Petit a eu la remarque qu'il fallait, en conclusion d'un long billet sur l'affaire: « Qu'en aurait-il été si, Nicolas Sarkozy réélu, il avait nommé Alain Juppé à Matignon, comme on lui en prêtait l'intention, au moins autant que celle prêtée à Hollande de nommer Jean-Marc Ayrault à Matignon ? »

L'UMP de Sarkofrance avait donc l'exigence volage: Ayrault, condamné puis blanchi, pour 5000 euros à peine. Les cas de Woerth, Gaubert, Bazire, ou Squarcini mis en examen n'avaient jamais soulevé une telle indignation.

Sarkozy, et la vraie justice.
Ancien président, Nicolas Sarkozy intègrera le Conseil Constitutionnel. C'est l'une des bizarreries de la Vème République qui permet de récompenser les perdants. Les anciens présidents y ont un siège à vie moyennant 12.000 euros mensuels.

Le Sénat avait annulé cette disposition en 2008. Mais à l'époque, comme le rappelle Mathilde Mathieu pour Mediapart dans son édition 11 mai, les députés UMP avaient rétabli ce privilège. L'Elysée était furieux de cette initiative bipartisane au Sénat. D'après un sénateur UMP cité par Mediapart: « Le soir même, lors d’un dîner du groupe UMP, on a pris une volée de bois vert de la part de François Fillon. J’ai cru sentir que le premier ministre nous réprimandait au nom de l’Elysée… »

« M'sieur Hollande, on peut me reprocher bien des choses, mais pas de ne pas assumer mes responsabilités.»

Cette phrase, prononcée jusqu'au débat de l'entre-deux tours, Nicolas Sarkozy l'a souvent répétée. Et donc, le moment est bientôt venu d'assumer, et devant la justice.

Karachi revient
Mercredi 9 mai, le Parisien - que d'aucuns à l'UMP devraient donc rapidement qualifier d'officine - publiait le fac-similé du bordereau de retrait de 10 millions de francs. Le coup était rude pour Nicolas Sarkozy. A l'époque, en 1995, il était ministre du Budget. Son chef de cabinet adjoint, Thierry Gaubert, a depuis été mis en examen pour «recel d'abus de biens sociaux» et «subornation de témoins» dans cette même affaire. Sarkozy lui-même avait couvert et validé les montages fiscaux qui permettaient ces étranges commissions pourtant légales destinées à corrompre quelques dignitaires pakistanais et saoudien dans le cadre de vente d'équipement militaire.Le juge Marc Trévidic, en charge de l'enquête sur l'attentat de Karachi, étudie l'hypothèse que cet attentat ait été une vengeance pakistanaise après l'arrêt de versements de ces commissions. De fil en aiguille, ses collègues Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire ont obtenus des témoignages validant la piste d'un financement politique illégal, et notamment de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur. Le directeur de cabinet de ce dernier et proche ami de Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire, a été mis en examen en octobre dernier.

Le document publié mercredi par le Parisien était une sacrée mauvaise nouvelle.

« C’est une pièce capitale. Depuis deux ans, le volet financier de l’affaire Karachi n’a qu’un but : rechercher l’origine douteuse d’un versement de 10 millions de francs (1,5 M€) sur le compte de campagne du candidat Balladur, le 26 avril 1995. Selon la thèse suivie par les juges, cet argent proviendrait du détournement de commissions — les rétrocommissions — issues de contrats d’armement signés sous le gouvernement Balladur. Une piste plus que jamais crédible depuis la découverte, le mois dernier, d’un bordereau de retrait en liquide effectué en Suisse par un prête-nom de l’intermédiaire Ziad Takieddine. Sa date : 7 avril 1995. Son montant : 10 MF. Bref, tout colle. »

C'était terrible. Les juges avaient donc la preuve d'un sacré et curieux retrait d'espèces de 10 millions de francs tout rond. Comme dut l'écrire Gary Assouline, pour le Figaro, la thèse des rétrocommissions était « confortée ».

Kadhafigate
Vendredi 11 mai, Karl Larske et Fabrice Arfi publiaient pour Mediapart un transcript authentifié d'un échange téléphonique entre Nicolas Sarkozy et le colonel Kadhafi, quelques jours après sa prise de fonctions à l'Elysée. La discussion est troublante.

1. Contrairement à ce qu'il a affirmé pendant la campagne, il a bel et bien cherché à vendre du nucléaire français à la dictature libyenne. Ses dénégations de campagne avaient d'ailleurs été contredites par de nombreuses preuves officielles (contrats, communiqués) entre 2007 et 2009.

« J’ai été beaucoup touché par la lettre de félicitations que vous m'avez envoyée, et je souhaite donner une nouvelle dimension à nos relations bilatérales, par exemple par rapport à l'énergie nucléaire, et si vous acceptez, je suis prêt à envoyer une mission d’exploration pour étudier ce sujet, et dans le domaine de la défense je suis heureux si nous pouvons travailler concrètement avec la Libye (...). »


2. Dans la même discussion, Sarkozy eut cette autre formule plus curieuse encore. Il avait déjà énuméré les sujets officiels de l'échange (le nucléaire, la libération des infirmières bulgares, la lutte contre le terrorisme, la coopération en Méditerranée, il conclua:

« Qui est la personne que je pourrai rencontrer pour échanger avec elle sur des questions délicates ? Est-ce monsieur Bachir ou le ministre qui vient de votre part ? »

Quelles questions délicates avait-il donc à traiter avec Bachir Saleh ? Pourquoi Bachir Saleh, recherché par Interpol après la chute de Kadhafi, a-t-il été protégé par les autorités françaises ?

 

Sarkofrance

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