Social

Le bilan de Fadela Amara à la tête du secrétariat d’État à la Politique de la ville ne cesse de s’alourdir. Après l’échec du « busing », ce sont les contrats d’autonomie qui sont aujourd’hui sur la sellette. Mesure phare contre « la glandouille », les contrats d’autonomie ont été confiés à des opérateurs privés, payés aux résultats en moyenne 7500 euros par jeune, pour réaliser du coaching à l’anglo-saxonne.

Le Parti socialiste dénonce le choix fait par la secrétaire d’État de privilégier dans l’attribution de ce marché les structures privées au détriment des missions locales et des associations d’insertion. On a même vu à Vaux-en-Velin un opérateur Australien remporter l’appel d’offre.

À l’heure du premier bilan, le Parti socialiste constate que les résultats sont très mauvais. Sur un objectif de 45 000 jeunes «coachés» d’ici à 2012, 13 338 ont été pour l’instant encadrés et seuls 1 162 jeunes ont décroché une embauche ou une formation, c’est-à-dire moins de 10% ! Et encore, ce sont les quelques missions locales qui ont répondu aux appels d’offre dans le Haut-Rhin, l’Essonne et à la Réunion, qui obtiennent les meilleurs résultats.

Le Parti socialiste rappelle que le budget annuel de 85 millions d’euros prévus pour les contrats d’autonomie aurait permis d’augmenter de 50% celui des missions locales.

Les contrats d’autonomie ont déjà coûté plus de 30 millions d’euros pour à peine plus de 1 000 emplois ou formations. Alors que, selon Pôle emploi, le nombre de demandeurs d’emploi âgés de moins de 26 ans a augmenté de 24,8 % entre 2008 et 2009 en zone urbaine sensible (ZUS), le Parti socialiste demande une interruption immédiate d’un dispositif inefficace et dispendieux. Il propose la réaffectation du budget prévu pour les contrats d’autonomie au profit d’une véritable politique de l’emploi et de l’insertion dans les quartiers autour du service public de l’emploi, des missions locales et du tissu associatif spécialisé dans l’insertion.


Marianne Louis,
Secrétaire nationale à la Politique de la Ville

Cette semaine sera marquée par la votation citoyenne sur l'avenir de la poste. Le parti socialiste appelle à sauvegarder cette entreprise dans l'espace public contrairement aux projet du gouvernement.

Avec les syndicats et les autres partis politiques de gauche, le PS se mobilise contre le projet de privatisation de la Poste. Une grande majorité de citoyens - notamment dans les zones rurales -soutiennent ce mouvement.

Parmi les nombreuses raisons objectives qui justifient cette opposition et légitiment le mouvement, il faut prendre en considération ce qui s’est passé avec la privatisation de France Télécom. C’est celle-ci qui a conduit directement aux insupportables suicides ou tentatives parmi le personnel de ce qui fut un grand service public et qui n’est plus qu’une machine à profits. Les salariés sont mis sous pression, déstabilisés en permanence, voire harcelés au nom de conceptions inhumaines de la productivité et de rentabilité.

Les témoignages sont accablants. Les travailleurs sont poussés dans leurs derniers retranchements jusqu’à ce qu’ils cèdent ou démissionnent. C’est ce que le PDG de France Télécom appelle le « plan industriel » de l’entreprise qu’il n’entend pas modifier en attendant que passe ce qu’il appelle avec cynisme « la mode du suicide »...

Voilà ce qui attend les salariés de la Poste quand elle sera privatisée totalement : le rendement, la rentabilité au prix de la santé humaine et de la vie des familles.

D’autres raisons essentielles existent pour s’opposer à la transformation en Société Anonyme de l’entreprise postale et nous y reviendrons. Mais la santé des femmes et des hommes qui y travaillent et y travailleront n’en est pas la moins importante. 
 
Lieux de vote :

Mont-Saint-Pére :
11 bis rue de La Fére

Château Thierry :

samedi 3 octobre

Perron de l’hôtel de ville (journée)
et Devant la Poste (le matin seulement)


Beautor :
Route de Tergnier

Tergnier :
rue Charles de Gaulle

MONTESCOURT:
samedi 3 octobre
devant la Poste de 9H à midi

La Fère en Tardenois :
Jeudi 1 octobre le matin Maison des syndicats
Vendredi matin à la Poste et à la Place du marché

Festieux : 

samedi 3 octobre10H à midi et de 15H.à 18H. en Mairie

 


Laon :
Place de Vaux

Aulnois sous Laon :
Mairie

Montloué :

le samedi 3 octobre 2009 de 10 h à 12 h en Mairie


Gauchy :
Hôtel de ville

Samedi 8H-12H


Saint-Quentin :
sur le marché et devant la poste, urnes ambulantes à partir de 9H.
(rassemblement des volontaires à 8H45 devant la bourse du travail)
14H00 place de l’hôtel de ville
Dépouillement à 18H à la bourse du travail

VILLERS COTTERETS ;

samedi 3 octobre

devant la Poste de 9H. à midi

LA FERTE-MILON :
30 septembre au 3 octobre
A La Poste

SOISSONS:
samedi 3 octobre
Le matin de 10h à 12h au bureau de poste de Presles
MATIN : le marché place Marquigny et
devant le Bureau de Poste / APRES MIDI : Cora de 14 heures à 17 heures

AMBLENY :
samedi 3 octobre
Devant le bureau de poste de 9 heures à 12 heures

ATHIES :
samedi 3 octobre
A la mairie

URCEL :
samedi 3 octobre
A la mairie

ANYZY :
samedi 3 octobre

Le matin sur le marché



 


btBernard Teper, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac et Secrétaire national de l’Union de familles laïques (Ufal), signe une remarquable contribution au débat sur l’avenir des retraites, obscurci par de noirs nuages gouvernementaux : "L’ensemble de la protection sociale est impacté par le processus de marchandisation et de privatisation de celle-ci. Pour des actionnaires, cela est compréhensible : la protection sociale est le premier budget humain (environ 540 milliards d’euros soit près de 30% du PIB et bien plus que le budget de l’Etat tous ministère confondus) qui jusqu’aux années 70 était largement dégagée des pressions capitalistes. (...) les attaques sont lancées sur toutes les composantes de la protection sociale (santé et assurance-maladie, famille, retraites, assurance-chômage, dépendance, etc.). L’attaque contre les retraites solidaires est donc une partie de l’ensemble du mouvement de prédation contre la protection sociale solidaire. 1995 a été la première année de l’accélération de ce processus. Depuis, la loi Fillon de 2003 a prévu des rendez-vous quadriennaux pour ajuster les principaux paramètres de l’équilibre des régimes, essentiellement la durée de cotisation. Cette loi s’appuie sur un premier dogme à savoir que tout gain d’espérance de vie devra se partager de la façon suivante : 2/3 pour l’allongement de la durée d’activité et 1/3 pour l’allongement de la période de retraite ! 2008 a confirmé le passage à 41 annuités et le Conseil d’orientation des retraites (COR) 2007 propose une future augmentation à 41,5 annuités à l’horizon 2020 ! Il est à noter que pour en arriver là, un deuxième dogme a fonctionné : il ne fallait pas, paraît-il, augmenter les cotisations patronales, par ce que cela rentrerait dans les prélèvements obligatoires ! Et puis le troisième dogme, implicite celui-là : on ne doit pas toucher à la répartition des richesses ! La déformation du partage de la valeur ajoutée des années 80 au profit des profits et donc au détriment des revenus du travail est considérée comme naturelle et donc ne doit pas être touchée ! Si on regarde le différentiel entre 1982 et 2007, le déport est de 9,3 points de PIB (environ 170 milliards d’euros) (...). Excusez du peu ! Et conformément à la ligne stratégique dévoilée par Denis Kessler dans la revue Challenges, cette attaque se fait par un patchwork de mesures qui semblent détachées l’une de l’autre mais qui, en fait, font partie d’un plan concerté bien que non explicité aux assurés sociaux." La suite de l’article est à lire sur le site de l’Ufal.

dkRappelons les propos exactement tenus en octobre 2007 dans Challenges par Denis Kessler, ancien vice-président exécutif du Medef, auquel Bernard Teper fait allusion : "Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme... A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! A l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées - toujours qualifiées d’« historiques » - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises. Ce compromis, forgé aune période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc. Cette « architecture » singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires."

couvVoilà donc la grande idée des libéraux : au nom d’une soi-disant modernité, il faudrait jeter aux orties toute solidarité, censée être "dépassée" et "inefficace". Et ainsi faire place nette pour un monde idéal où les bénéfices des actionnaires ne connaîtraient pas de limite, sans se laisser embêter par les armées de prolétaires crevant de faim. Mais Kessler, PDG du groupe Scor (réassurance) et administrateur de BNP Paribas, Dexia, Bolloré, Dassault Aviation et INVESCO, prêche pour sa paroisse. Et l’on repense à la phrase citée dans La guerre des classes de François Ruffin (Fayard, 2008) : « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter. » Warren Buffett, première fortune mondiale.



Allons-nous laisser faire ? 

Olivier Bonnet dans Plume de presse

assouline-3

SÉNAT
SESSION EXTRA-ORDINAIRE DE 2008-2009

QUESTION D’ACTUALITE
 
 
 
Ecoutez ça :
"Une expertise est menée par une société indépendante. Sur 33 personnes, il en ressort que 13 ont des pensées « mortifères ». La direction nous a alors juré que ça n'avait rien à voir avec les reconversions." C'était en 2006, c'est un employé de France Télécom en Ardèche, qui nous raconte les différentes reconversions imposées aux personnels depuis quelques années sur son site. Il poursuit : "ils ont recommencé en 2008, on nous demande à nouveau de changer de métier (...) Pour la troisième fois en 3 ans. Et impossible de refuser (...) D'autant qu'après la pression est constante. On nous compare avec les autres sites (...) On sait que deux ou trois sites vont fermer (...) Résultat il règne une concurrence permanente entre nous". Et de conclure : " On se sent lâchés. On n'est plus rien, on est devenu des artisans du CAC 40."

 

Ecoutez ça encore :
"On ne peut les expliquer (les suicides) avec les références habituelles de la psychiatrie. Il y a une bascule dans l'ordre social, dans le fonctionnement de la société, c'est aussi le signe d'une rupture dans la culture et la civilisation : les gens se tuent pour le travail" c'est Christophe Dejours (psychanalyste, membre de la commission Le Breton mise en place par votre gouvernement) qui parle.
Il poursuit :
"Les gestionnaires qui ne regardent que le résultat ne veulent pas savoir comment vous les obtenez... C'est comme ça que les salariés deviennent fou, parce qu'ils n'y arrivent pas. Les objectifs qu'on leur assigne sont incompatibles avec le temps dont ils disposent."
". L'être humain au fond est une variable d'ajustement, ce qui compte c'est l'argent, la gestion, les actionnaires, le conseil d'administration."On prend les gens, on les casse, on les vire

 

23 collaborateurs de France Télécom se sont donnés la mort en 18 mois. Et souvenez-vous la série de suicides qui frappa le personnel du Technocentre de Renault à Guyancourt, et l'on parlait déjà de la pression constante à la rentabilité pesant sur le personnel.
Dans ce contexte, Monsieur le 1er Ministre, vous arrive-t-il de vous interroger sur la « politique de civilisation », sur la société, sur le mode de relations au travail, sur le type de management, que vous avez encouragés avec votre si cher slogan "travailler plus pour gagner plus".
Franchement, ne voyez-vous pas les dégâts énormes causés par votre idéologie et vos actes, sur la qualité de la vie, du travail, des relations humaines, et de nos valeurs.
Oui, vos actes : libéralisation des heures supplémentaires, travail du dimanche, légalisation du prêt de main-d'oeuvre, détricotage du code du travail, soumission à la fameuse refondation sociale voulue par le MEDEF et que vous mettez en oeuvre en serviteurs zélés.
A l'heure où Le Président va encore nous parler dans les arènes mondiales du « nouveau capitalisme », qui ne fait qu'ajouter à l'ancien, celui des cadences infernales et du travail en miettes :, pensez-vous que le monde du travail recevra ses paroles autrement que comme des mots, toujours des maux ?


Retrouvez toutes mes interventions sur mon blog : www.david-assouline.net

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