International-Europe


Pour le 11 novembre, célébration fériée de la fin du premier conflit mondial, l'image était belle : Angela Merkel et Nicolas Sarkozy étaient côte à côte à Paris pour raviver la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe. Le Monarque français s'est pris pour le Général de Gaulle, l'espace d'un discours écrit par Henri Guaino.

Ô Europe !
Nicolas Sarkozy a profité de l'occasion pour "plaider une association plus étroite avec l'Allemagne", comme le rapportait Le Monde. Apparemment, le président français n'avait pas de mots assez doux pour célébrer l'union franco-allemande et la construction européenne : "votre présence parmi nous est un geste exceptionnel d'amitié." a-t-il commencé par déclarer. Il fallait oublier "Nous partageons les mêmes valeurs, la même ambition pour l'Europe, la même monnaie" a-t-il déclaré mercredi 11 novembre. "Dès lors, il est naturel que s'organise l'association de plus en plus étroite de nos politiques" ou encore : "L'amitié de l'Allemagne et de la France est un trésor. Nous devons à nos parents qui ont tant souffert de tout faire pour préserver et faire fructifier ce trésor". "Nous le devons aussi aux peuples d'Europe, nous le devons à tous les peuples du monde". Nicolas Sarkozy se voulait lyrique : "Madame la chancelière, en acceptant l'invitation de la France, vous avez fait une geste historique. Vive la France ! Vive l'Allemagne !".

Sarkozy, européen ? Le Monarque français revendique d'abord un rapprochement qu'il a lui-même affaibli en 2007. A l'époque, Sarkozy croyait en l'Union pour la Méditerranée, négligeait l'Allemagne. Angela Merkel se moquait même de ce monarque égocentrique surpris en train de subtiliser un stylo lors d'une cérémonie officielle en Bulgarie. Pendant la crise financière de l'automne, Sarkozy critiquait violemment sa voisine Merkel pour sa "timidité", elle qui pourtant avait déjà mis en oeuvre, avant la France, un plan de relance de son économie, et plafonné certaines rémunérations de patrons de banques aidées par l'Etat.

Les petites hypocrisies du monarque
Mercredi, Nicolas Sarkozy a choqué. Il a récupéré le dernier poilu, et la cause des résistants contre la boucherie de la Grande Guerre. Sarkozy s'est d'abord permis de célébrer le dernier poilu, né italien, entré clandestinement en France. Ce dernier poilu, s'il avait croisé les années Sarkozy-Besson, aurait été renvoyé dans son pays, par charter ou par train. L'Italie des années 1900 était comme l'Algérie, le Sénégal ou l'Afghanistan d'aujourd'hui. Dans la Sarkofrance de 2009, on discoure de l'identité nationale, mais on expulse des Afghans vers leur pays en guerre. On dresse des barrières, on filtre les métiers, on rafle aux sorties d'écoles.

En rendant hommage aux "fusillés pour l'exemple qu'on attende qu'on leur donne justice", Nicolas Sarkozy portait enfin son attention sur ces soldats français qui refusèrent d'engager le combat pendant la Grande Guerre. Des héros mis en valeur par le film "Joyeux Noël" de Christian Carion. L'armée française, soutenu par tous les pouvoirs politiques depuis 1918, a toujours refusé de réhabiliter les quelques 600 poilus fusillés pour l'exemple vers 1917. Sarkozy lâche cet hommage, sera-t-il suivi d'action ? En Grande Bretagne, ces fusillés de la paix ont été réhabilités depuis des lustres. En France, la Grande Muette résiste.

Sarkozy affaiblit l'Europe
Cette "hymne à la joie franco-allemande" est surtout une belle façon d'affaiblir un peu plus les institutions européennes. Créée initialement pour tirer un trait aux traditionnels déchirements européens, de la guerre de 1870 à celle de 1939-1945, la communauté européenne a laissé place, chez certains, à une volonté farouche d'unir un peu plus les pays de la vieille Europe. En sur-célébrant une amitié franco-allemande qu'il a négligé au début de son mandat, Nicolas Sarkozy enterre un peu plus l'Europe comme projet politique. Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait déjà bâti son ambiguïté européenne personnelle en fustigeant l'euro-fort et la banque centrale européenne. Nous l'avions déjà écrit lors de la présidence française de l'UE. Sarkozy a revalorisé le poids des Etats membres, les relations bilatérales, le poids des exécutifs nationaux aux détriments de l'institution européenne. José Manuel Barroso était et reste un pantin. Sarkozy a aussi démarré la présidence française en minorant l'axe franco-allemand (pour le retrouver par la suite), au profit d'un atlantisme anachronique, à quelques semaines de l'élection d'Obama. Dans quelques jours, l'Union se posera la question d'élire ou désigner son président. Prudent, Sarkozy a soutenu la candidature d'un Tony Blair. Il pensait faire un sale coup au parti socialiste. Il faisait un sale coup à l'idée européenne, en proposant un candidat britannique valet de son grand frère américain. Finalement, ce président sera désigné, et non pas élu. Un nouveau probable pantin qui ne tirera sa légitimité, et donc son autorité, que de 27 chefs d'Etat. Certain(e)s, comme Luc Mandret, suggèrent une élection au suffrage universel. Ce serait effectivement l'une des façons d'assoir une autorité qui autrement restera défaillante.

Mercredi, Nicolas Sarkozy souhaitait sortir, encore une fois, des polémiques qui accablent son narcissisme.

Par :
Sarkofrance



Buzzer !

Ne cherchez pas sur le site du Premier Ministre, du Ministre de la Défense ou de l'UMp, vous ne trouverez aucune information concernant les négociations entre la France et le Brésil pour la vente/achat de 36 avions de chasse Rafale.

Et pourtant, le journal Libération qui semble bien informé, nous explique que ça coince, alors que Nicolas Sarkozy et l'UMP nous avaient expliqué que la vente était conclue ...

"Dassault aurait réduit de 40% le prix de son Rafale pour favoriser la vente de 36 de ses avions de chasse à l'armée brésilienne, écrit vendredi Libération. Côté français, on craint que cette remise ne soit pas suffisante pour l'emporter"

Le 10 septembre dernier, nous écrivions sur Slovar les Nouvelles un article portant le nom le titre suivant : « Contrat Rafale : Nuit d'ivresse brésilienne ? »

Qu’écrivions-nous ?

« Nicolas Sarkozy pavoise et la majorité présidentielle n'est pas loin du spasme éjaculatoire. "On a gagné, on a gagné ... " nous affirment les responsables de l'UMP sur leur site : " Commande d'avions rafales : une bonne nouvelle pour la France - Communiqué du 7 septembre 2009

L’annonce faite par le Président Lula du lancement de la négociation par le Brésil pour l’acquisition de 36 avions militaires Rafales est une excellente nouvelle industrielle et commerciale qui renforce les relations diplomatiques franco-brésilienne. L’engagement du Président de la République dans ce dossier a permis de souligner davantage encore les atouts du Rafale.

Ce succès de la technologie française est également un formidable succès commercial qui sera créateur d’emploi. L’UMP salue une nouvelle fois à travers cette réussite française le volontarisme et l’efficacité de Nicolas Sarkozy conséquence du poids qu’il a su donner à la France sur la scène internationale.

Xavier BERTRAND

Secrétaire général de l’UMP

Dominique PAILLE

Porte-parole adjoint - Source UMP


Au fait on a vendu quoi et dans quelles conditions ?

" Les présidents français et brésilien, Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva, ont annoncé lundi que les deux pays étaient entrés en négociations pour l'acquisition de 36 appareils de Dassault Aviation"... / ... "

Même si un communiqué communiqué AFP nous apprenait que : "... / ... Mercredi, le ministre brésilien de la Défense Nelson Jobim est venu tempérer l'optimisme des Français en affirmant que le processus de sélection pour fournir des avions de combat à l'armée brésilienne n'était pas encore achevé.

Le Brésil s'intéresse certes au Rafale, mais il n'a pas encore renoncé au F-18 américain de Boeing, ni au Gripen du Suédois Saab … / … » - Source Slovar les Nouvelles

Depuis, plus rien, si ce n’est cette information fournie par Libération du 6 novembre 2009

« Dassault a réduit de 40% le prix de son Rafale pour favoriser la vente de 36 de ses avions de chasse à l'armée brésilienne, écrit vendredi Libération. Côté français, on craint que cette remise ne soit pas suffisante pour l'emporter", ajoute le quotidien, qui cite "des bonnes sources". Dassault s'est plié à la volonté de Nicolas Sarkozy, qui s'était engagé à faire baisser le prix du chasseur lors de sa visite au Brésil en septembre, poursuit le journal. Le Rafale est en compétition avec le F18 de l'américain Boeing et le Gripen NG du suédois Saab qui sont proposés à l'armée brésilienne à un "prix nettement moins cher" »

Aucune réaction, émanant de l’UMP, n’a pour l’instant filtrée et on se demande vraiment pourquoi les porte paroles du mouvement ne se sont pas rués pour commenter "le bradage" de: « Ce succès de la technologie française est également un formidable succès commercial qui sera créateur d’emploi. Et la : « réussite française le volontarisme et l’efficacité de Nicolas Sarkozy conséquence du poids qu’il a su donner à la France sur la scène internationale »

Le seul à démentir « mollement » cette information, est le groupe Dassault

"Dassault Aviation dément des informations de presse selon lesquelles le groupe aurait baissé le prix de son Rafale pour remporter la vente de 36 de ses avions de chasse à l'armée brésilienne.

Ces informations sont fausses", fait savoir un porte-parole de Dassault Aviation. "Nous n'avons pas l'habitude de négocier sur la place publique". - Source Yahoo/Reuters

Il faut tout de même rappeler que seule l’armée française est cliente de Dassault pour ses avions Rafales et que malgré notre Président « qui se décarcasse » aucun pays ne s’est à ce jour porté acquéreur. Alors, pour des questions de prestige, il faut absolument que l’affaire se fasse avec l’armée brésilienne.

La correspondante de Libération au Brésil précise dans l’édition d’aujourd’hui que : " Côté français, on craint que cette remise ne soit pas suffisante pour l’emporter et que Dassault table sur un choix politique du Brésil en faveur du Rafale pour ne pas baisser son prix autant que Paris le voudrait » Paris serait favorable à « un prix très bas pour amorcer l’exportation » du chasseur français "

Au point où on en est, pourquoi ne pas les offrir pour l’achat de porte clés à l’effigie du Président de la République française ou quelques CD ... d'une chanteuse bien connue à l'Elysée ?

par Slovar

Les discussions préparatoires au G20 de Pittsburgh font craindre des résultats a minima. La position européenne n’est malheureusement pas de nature à lui donner une vraie impulsion. Malgré les affirmations contraires de Nicolas Sarkozy, le compromis adopté à Bruxelles jeudi dernier ne prévoit en effet ni mesure de plafonnement des bonus ni véritable régulation financière.

Le Parti socialiste lance un appel solennel aux dirigeants du G20 pour qu’ils se ressaisissent et prennent la mesure de l’urgence et de la nécessité d’agir immédiatement. L’encadrement et la régulation du secteur financier et des banques sont absolument nécessaires pour remettre le système financier au service de l’économie réelle et éviter que la crise d’aujourd’hui ne se reproduise rapidement et plus violemment encore dans un futur proche. Le monde ne peut se permettre un nouveau G20 pour rien.

Le Parti socialiste français s’associe totalement à l’appel lancé à l’initiative du Parti socialiste européen au sein du « Forum progressiste mondial » (Global progressive forum). Dans ce cadre, les socialistes et les progressistes européens ont élaboré une plateforme commune de propositions et lancé une campagne de mobilisation pour « réguler la finance globale maintenant » (http://europeansforfinancialreform.org/fr/home).

Cinq priorités ont été avancées qui constituent une feuille de route pour une nouvelle régulation des marchés financiers : 1) imposer un contrôle démocratique sur les marchés financiers (et notamment les rémunérations) ; 2) exiger la transparence et la responsabilité comme pierres angulaires du système financier ; 3) développer une finance durable pour des emplois durables ; 4) préserver les finances publiques notamment en abolissant les paradis fiscaux ; 5) mettre fin à la spéculation avec une taxe sur les transactions financières.

Le Parti socialiste français s’inscrit dans cette initiative et propose des mesures fortes de régulation qu’il demande à la France et aux Européens de défendre à Pittsburgh : la mise en œuvre d’une régulation sur les mouvements de capitaux et la taxation des transactions financières internationales (type Tobin) pour refaire passer l’économie réelle avant la finance ; la réglementation plus stricte de la titrisation en obligeant les banques à conserver une part importante du risque lié aux prêts ; la participation de l’Etat au conseil d’administration des banques ; le renforcement de la réglementation à l’égard des fonds spéculatifs, des fonds d’investissement, des fonds souverains et des agences de notation ; la séparation des activités de dépôts et d’investissement et la transparence des produits financiers ; le renforcement du rôle du FMI, la présence de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) au G20, ainsi que la participation de l’Afrique à ces réunions.

Le Parti socialiste demande à la France de défendre également des mesures qui mettront réellement fin aux paradis fiscaux, à la fraude et à l’évasion fiscale, à l’évasion réglementaire et au blanchiment d’argent. Il faut interdire aux banques et aux établissements financiers de travailler avec les paradis fiscaux. Des décisions doivent être rapidement prises au niveau européen, en recourant si certains bloquent au mécanisme des coopérations renforcées.

Enfin, le Parti socialiste demande l’encadrement des hautes rémunérations et souhaite que la France montre l’exemple en légiférant en la matière. À cet effet, les députés socialistes déposeront une proposition de loi, débattue le 15 octobre à l’Assemblée nationale. Elle prévoira notamment la limitation drastique des bonus, qui ne devront en aucun cas dépasser le montant du salaire fixe. Les parachutes dorés seront interdits, les stock-options réservées aux entreprises naissantes et les écarts de rémunération plafonnés dans les entreprises.


Communiqué du Bureau National

A l’occasion du vote au Parlement européen sur la présidence de la Commission européenne, le Parti socialiste rappelle qu’il a toujours été opposé au renouvellement du mandat président sortant José Manuel Barroso.

Au moment des élections européennes, le Parti socialiste a milité pour une candidature social-démocrate alternative à celle de M. Barroso dont le bilan est celui d’une présidence faible, conservatrice et libérale. Pendant les cinq ans de son mandat, M. Barroso, l’organisateur du soutien de certains pays de l’UE à la guerre en Irak de G. W. Bush, n’a jamais été capable de relancer l’Union européenne ni de la renforcer face aux égoïsmes nationaux. Il n’a pas été à la hauteur de l’enjeu quand la crise financière, économique et sociale est venue. Il a accompagné les dérives du capitalisme financier au lieu de proposer les nouvelles régulations que l’Europe devrait porter.

Les socialistes n’ont donc pas changé de position, au sein du groupe parlementaire socialiste et démocrate (S&D), ils ont voté contre la reconduction de Barroso à la présidence de la Commission européenne.

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