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La Lettre de Jaurès

La Lettre de Jaurès

Blog des socialistes de GAUCHY Aisne


Un état des lieux catastrophique des finances publiques par Jean-Louis Bianco

Publié par jean luc sur 7 Juillet 2009, 08:50am

Catégories : #Economie

Prochainement, le Parlement aura à se prononcer sur la gestion budgétaire du gouvernement. Les chiffres pour l’année 2008 sont sans appel : la situation des finances publiques est plus que critique et annonciatrice de la récession actuelle.

En, 2008, la croissance a atteint difficilement 0,4% du PIB en raison :
- D’un déficit commercial abyssal : 55,7 Milliards d’euros en 2008 (40,5 milliards d’euros en 2007)
- D’une baisse de la consommation des ménages : 1% en 2008 (2,4% en 2007)
- D’une hausse ininterrompue du chômage : 8% en décembre 2008
- D’un recul de l’investissement public : 3,2% du PIB (3,3% en 2007) 

Ainsi, le déficit public et la dette publique ont explosé en 2008, pour atteindre respectivement 3,4% (2,7% en 2007) et 68,1% (63,8% en 2007) du PIB…

La dette publique n’a fait qu’empirer, subissant sa plus forte progression depuis 1995. Les chiffres sont effrayants : chaque français actif supporte 47 400 euros de dette et 1 950 euros de paiement d’intérêts de la dette chaque année.

Nous connaissons une baisse importante des recettes fiscales (-11,7 milliards d’euros) est due notamment aux moindres recettes d’impôt sur les sociétés (-4,5 milliards d’euros) et de TVA (5 milliards d’euros) et à l’augmentation des remboursements et exonérations d’impôts. Cette situation révèle un système de prélèvement obligatoire injuste et de moins en moins progressif, au détriment des recettes de l’État et des contribuables.

Les dépenses brutes de l’Etat ont quant à elles augmenté de 3,4% en 2008. Le gouvernement n’a pas respecté la norme de dépense qu’il s’était fixée à 1,6% soit le niveau prévisionnelle de l’inflation. La hausse des dépenses de l’Etat ne peut pas être justifiée par l’adoption de plan de relance puisque les premières mesures ne sont intervenues qu’en 2009. 

Le Président de la République multiplie les déficits mais le Président de la République et le gouvernement inventent chaque jour un nouveau déficit. Après le « mauvais déficit », le « déficit imputable à la crise », vient de naitre officiellement le « déficit dédié aux dépenses d’avenir », qui devrait être financé par un nouvel emprunt.

L’objectif de retour à l’équilibre de nos finances publiques pour 2012, longtemps maintenu à bout de bras de manière mensongère par le gouvernement, est aujourd’hui définitivement enterré.

Une nouvelle fois, la sincérité des comptes présentés par le gouvernement est mise en cause par la Cour des Comptes. Les sous-dotations budgétaires chroniques, le maintien d’une dette de l’État envers les organismes de sécurité sociale, les reports de charges qui amputent d’autant le budget de l’année 2009, sont les signes flagrants d’une mauvaise prévisibilité budgétaire ou d’un manque de volonté des pouvoirs publics.

Conformément à son rôle lolfien, la Cour des Comptes a, bien qu’elle ait certifié les comptes de l’Éat, néanmoins émis douze réserves, dont neufs revêtent un caractère substantiel.

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