La lettre de Jaurès
Il parait que les banques ont été renflouées, aidées ou soutenus. Oui, ça fait plus de deux mois que vous entendez ça. Nicolas Sarkozy et sa bande ne cessent de parler de plan de relance. On parle même en cachette d'un 2e plan de relance pour "compléter" le premier. On aura nommé un ministre de la relance des vielles lunes , Patrick Devedjian.
Tout cela date de quelques semaines, non plus encore. En effet souvenez vous du sommet Européen de Sarkozy: 12 octobre. On retrouve des traces de tout ça dans la presse... Comme par exemple l'inimitable Christine Lagarde qui expliquait le 11 octobre avoir "vu la Grande-Bretagne qui est en dehors de la zone euro faire des propositions dans ce domaine et mobiliser 25 milliards de livres dans un premier temps". Et oui, chez les grand-britons l'Etat dispose de représentants dans le conseil d'administration des banques aidés et à mis de conditions à l'aide bien plus strictes que celles de Sarkozy.
Cela ne l'empêche pas de continuer et de promettre des nouveaux fonds sans conditions fortes. «Nous irons au-delà de la première tranche de fonds propres prêtés en décembre» (...) «plus les banques ont des fonds propres, plus elles prêtent».
On nous a annoncé 20 milliards dans un fond d'investissement public. C'était en Novembre 2008.
Nous sommes en Janvier 2009, c'est à dire plus de 3 mois après le début de cette crise, depuis les annonces dithyrambiques. Et on découvre des cas comme celui-ci, grâce à l'action de la fille du propriétaire qui s'est donné la mort et à celle des salariés.Ségolène Royal a essayé de faire du bruit médiatique pour rappeler que les banques ne font pas leur métier. Elle a raison.
Et que dire de plus ? Ce serait bien si les élus de gauche et la direction du PS, en profitaient pour médiatiser ces soucis de financement de l'économie réelle avec risque de faillites d'entreprises qui sont rentables sur le moyen terme. Tout ça à cause de l'avarice des banques et de ce système qui favorise la spéculation au détriment de tout le reste: développement social & durable, partage des richesses.
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