Mais, au nom des populations civiles qui sont, en définitive, les principales victimes de ce conflit, au nom des intérêts même d’Israël, de son image dans le monde, de son droit à exister, au nom du règlement nécessaire de la question palestinienne autour d’un Etat reconnu et indépendant de toute influence, le cessez-le-feu est autant un préalable qu’une obligation.
La résolution du Conseil de sécurité des Nations unies n’est pas un avis éclairé ou une recommandation morale, c’est une règle de droit international qui s’impose à toutes les parties au conflit. Et, tout retard pris à l’appliquer est un manquement grave à l’autorité de la communauté internationale dont il faut rappeler qu’elle fut à l’origine de la création de l’Etat d’Israël.
Ce cessez-le-feu ne doit pas intervenir dans quelques jours, dans l’attente de pouvoir pénétrer par Tsahal, plus loin encore, au cœur de Gaza. Pas davantage pour attendre l’arrivée d’Obama aux responsabilités. Ce cessez-le-feu est impératif immédiatement. Tout délai nouveau, toute manœuvre de retardement se retourneraient contre les différentes parties et, en l’occurrence, contre Israël.
Au sein même de la société israélienne, des voix se font jour pour convaincre le gouvernement que cela suffit, et que tout prolongement des hostilités serait une menace contre la sécurité même d’Israël.
Chacun voit les risques de propagation de ce conflit au-delà du Proche Orient. Des communautarisations sont à l’œuvre, des esprits malfaisants ont saisi l’opportunité des indignations qui se multiplient et pas simplement par solidarité religieuse ou ethnique.
Il faut donc arrêter et arrêter tout de suite. Quand bien même le bruit des armes, des chars, cesserait, quand bien même Gaza retrouverait un début de calme ou de répit, le plus dur reste à faire.
Je propose qu’une force internationale puisse s’installer entre l’Egypte et Gaza pour faire respecter ce cessez-le-feu, mettre un terme aux attaques et permettre la réouverture d’un processus de paix.
Les Palestiniens doivent prendre leurs responsabilités : se réconcilier, accepter de reconnaître unanimement Israël et enfin provoquer, avec l’appui de la communauté internationale, le règlement du conflit et la reconnaissance d’un Etat palestinien.
François Hollande
Lire articles :Conflit israëlo-palestinien : la position du PS
Comment réagir à propos de la guerre de Gaza ?
L’heure n’est plus de savoir qui est responsable de la tragédie humaine qui, depuis 20 jours, touche la Palestine. Le Hamas avait intérêt au conflit et Israël
voulait saisir ce prétexte pour liquider les groupes armés qui, depuis plusieurs mois, menacent sa sécurité.
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