Troisième épisode du « roi de l’esbroufe » où nous allons mettre en évidence d’autres reculades et échecs du Leader Minimo.


Un omniprésident gesticulateur doublé d’un faux dur


Durant l’année qui s’achève, on a pu constater maintes fois que Nicolas Sarkozy est intimement persuadé d’être le meilleur dans tout ce qu’il entreprend. Chez lui, la politique politicienne n’est jamais bien loin. Il peut s’occuper aussi bien du plan de sauvetage des banques que du plan de table du sommet de l’Union pour la Méditerranée, tout en faisant une déclaration par jour sur le sujet à la une. Rien n’échappe à sa boulimie et à sa frénésie de communication.

L’essentiel, bien souvent, consiste pour lui à donner l’illusion qu’il occupe le terrain, de faire croire aux Français qu’ils ont un capitaine qui tient bon la barre. Du moins, quand il n’est pas en vacances plusieurs semaines !

Pour nous convaincre de l’efficacité de son action, il va jusqu’à mobiliser un publicitaire shooté aux pilules autobronzantes (Thierry Saussez), le numéro 2 de LVMH et ancien directeur de Cabinet de Balladur, Nicolas Bazire, le sondeur et marchand de vent, Pierre Giacometti, ou encore l’essayiste multicartes et entrepreneur aux échecs retentissants, Alain Minc.


Géorgie : Sarkozy aboie comme un yorkshire mais s’écrase platement au final


En septembre dernier, on a vu ce qu’il en était réellement de ses gesticulations, lors de son retour d’un voyage officiel en Russie et en Géorgie. Les médias ne tarissaient pas d’éloges sur son compte. Ils ont raconté la fable du président qui a pris tous les risques pour se rendre à Moscou en dépit des évènements et contre l’avis du président George W. Bush.

C’est à se demander pourquoi le félon Max Gallo n’a pas réclamé pour son nouvel ami le prix Nobel de la Paix.

Or, malgré les menaces proférées dans un premier temps, Sarkozy a bien dû se rendre à l’évidence : il a accepté d’arriver à Moscou un jour plus tard que prévu, ce qui a permis aux Russes d’atteindre leurs objectifs et de s’installer durablement en Ossétie du sud et en Abkhazie.

Sarkozy aurait dû davantage se méfier des Russes au lieu de prendre Medvedev et Poutine pour des imbéciles. Et, dans un même élan, il aurait dû ne pas faire semblant de sous estimer la real politik et les ressources gazières de l’est.

La vodka ne lui a-t-elle donc pas servi de leçon ?


Afghanistan : un alignement sur la désastreuse politique américaine


Malgré un activisme pathologique, force est de constater que Nicolas Sarkozy a très souvent plusieurs temps de retard. On a pu le voir dans le dossier afghan. Le président agit comme un président du Conseil de la IVème République parlant de l’Algérie. Il n’y a pas de guerre en Afghanistan, mais de simples évènements, que les forces de la coalition, assure-t-il, n’auront pas de mal à contrôler avec davantage de détermination et d’opiniâtreté.

Sauf que le va-t-en guerre Sarkozy envoie des hommes de troupe inexpérimentés et, surtout, dépourvus de moyens militaires décents. Les « brillants résultats » ne se sont pas faits attendre : des soldats Français ont trouvé la mort dans une embuscade et, de façon parfaitement indécente, le président de la République l’UMP s’est précipité à Kaboul pour y faire son show. Plus récemment encore, il y a eu d’autres blessés.

La France va s’embourber en Afghanistan dans un conflit qui ne la concerne pas.


Edvige : nouvel échec


Les derniers mois de 2008 ont été marqués par la polémique autour du fichier Edvige destiné à recenser les mineurs et de collationner, notamment, des renseignements relatifs aux orientations sexuelles des personnalités françaises. Tout engagement public qu’il soit politique, syndical, religieux ou associatif était susceptible d’être intégré au fameux fichier.

L’Etat UMP a cru un temps faire diversion en affirmant qu’il s’agissait uniquement de rationaliser ce qui se pratique déjà au niveau de la DST et des RG. Mais les citoyens ont compris ce que recouvrait cette soi-disant rationalisation : interconnexion des fichiers, systématisation des fichages, atteintes accrues aux libertés publiques et plus particulièrement au respect de la vie privée au nom des impératifs de sécurité publique.

Le fichage, pour Sarkozy, est une véritable obsession. Déjà le Leader Minimo le préconisait pour les jeunes enfants difficiles et prônait la généralisation des tests ADN au grand dam de Charles Pasqua en personne !

Voyant la résistance des citoyens au projet Edvige, Sarkozy a été contraint de revoir sa copie et de faire du Ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, un bouc émissaire bien commode.


Un président incapable de tenir ses troupes


On a beaucoup glosé durant l’année, y compris sur ce blog, sur les affrontements internes au PS. Mais il serait injuste de passer sous silence ceux qui ont profondément miné l’Union des Menteurs Professionnels (UMP). Sarkozy, toujours adepte de la mauvaise cuisine, alors qu’il a en principe des choses plus importantes à accomplir, s’en est effectivement beaucoup préoccupé.

Il faut dire que le parachutage raté de David Martinon à Neuilly-sur-Seine et la trahison grotesque de Sarkozy juniorreprendre le contrôle de l’appareil, tous les moyens ont été bons, y compris nommer le président du Conseil général du 92 « ministre de la relance » au mois de décembre. Olé ! l’ont naturellement amené à s’intéresser de plus près à l’UMP et notamment aux agissements de Devedjian dans le département des Hauts-de-Seine. Afin de

L’autoritarisme du locataire de l’Elysée a bien souvent déplu dans les rangs de la majorité, notamment son désir de récompenser les petits courtisans qui composent son entourage. Ce faisant, sa tentative d’imposer son visqueux conseiller « culturel » Georges-Marc Benamou à la tête de la Villa Médicis de Rome s’est soldée par un échec retentissant.


Bref, face au bordel, Sarkozy distribue les bons et mauvais points. Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, est accusé de ne pas tenir ses troupes ; l’Intendant François Fillon s’est vu reprocher de ne pas être suffisamment présent et visible des Français ; la réunion des dirigeants de la majorité est désormais pilotée non pas depuis Matignon (comme c’était traditionnellement le cas), mais depuis l’Elysée où sont en outre convoqués autour du Leader Minimo les chouchoux du gouvernement (Bertrand, Chatel, Darcos, Hortefeux, Morano, Wauquiez et Woerth).

Nous avons en réalité deux premiers ministres. Le premier, prévu par la Constitution, réside à Matignon. Le second se trouve rue du Faubourg Saint-Honoré.


Ca risque donc de mal finir comme l’écrivait Léotard.

par Lozère Socialiste

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