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La Lettre de Jaurès

La Lettre de Jaurès

Blog des socialistes de GAUCHY Aisne


Sarkozy, roi de l’esbroufe (épisode 1)

Publié par jean luc sur 30 Décembre 2008, 10:53am

Catégories : #Sarkoland


Nicolas Sarkozy, comme on le sait, est le roi de l’esbroufe. En effet, l’exercice des plus hautes responsabilités de l’Etat a sensiblement écorné son image d’homme volontariste. Même s’il convient bien sûr de ne jamais sous estimer « la carpette velléitaire », la réalité est cependant venue souvent contredire le prétendu «réformateur». Nous allons donc consacrer plusieurs billets à l’inventaire de ses plus belles gamelles.

Une instrumentalisation politique de l’histoire désavouée par les enseignants, les associations familiales, les psychologues et Simone Veil

A peine élu mais mégalomane de stricte observance depuis des années, Sarkozy se voyait déjà tutoyer la postérité et laisser une empreinte de son passage à l’Elysée. Le masque dont il s’est affublé dès son entrée en fonction a été celui d’un « président compassionnel » instrumentalisant cyniquement l’histoire dans le seul but de se mettre médiatiquement en scène.

C’est ainsi qu’est né le projet de faire lire en début d’année scolaire, dans tous les lycées de France, la lettre d’adieux que Guy Môquet, jeune résistant communiste de 17 ans, avait écrite à sa famille avant d’être fusillé en 1941 par les Allemands. Le paradoxe est insupportable. Lors de la passation des pouvoirs, le 16 mai 2007, Sarkozy évoque Môquet et quelques jours plus tard, il créé un ministère de l’immigration et l’identité nationale. Même le PCF, complètement déphasé, ne voit pas la récupération et fait savoir, par l’intermédiaire de sa secrétaire nationale, qu’il approuve la mesure (on imagine qu’il eût été de même si Sarkozy avait demandé que l’on programme une heure de Jean Ferrat obligatoire dans les cours d’éducation musicale). Or, la levée de bouclier des enseignants a été immédiate. Ceux-ci dénoncèrent à juste raison une immixtion intolérable du pouvoir exécutif dans la vie scolaire et notamment une récupération politique. Pourquoi ce texte en particulier ? Pourquoi ce pathos d’Etat plus de 55 ans après les faits ?

La lecture obligatoire de la lettre a donc été très rapidement abandonnée et on y a substitué une simple faculté d’honorer le souvenir du jeune résistant et de ses 26 compagnons en se basant sur des textes d’Européens témoignant de l’engagement de la jeunesse sous le joug nazi. Lors de la rentrée 2008, la polémique autour de la lettre de Guy Môquet a quasiment disparu.

Mais Sarkozy ne s’est pas laissé abattre. Sûr de son mauvais goût et conseillé par tout un ensemble de nuisibles, dont Henri Guaino (l’auteur du discours délirant et raciste de Dakar), le Leader Minimo en a remis une couche en tentant d’exploiter politiquement un sujet encore plus sensible. Lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le président de la République l’UMP a annoncé fièrement que dorénavant chaque élève de CM2 aura l’obligation de perpétuer le souvenir d’un des 11.000 enfants déportés de France et victimes de la Shoah. Silence poli et gêné dans l’assistance. Sarkozy pensait avoir réalisé un coup médiatique susceptible de l’extirper des profondeurs des sondages d’opinion. Bien mal lui en a pris. Des enseignants, des psychologues, des associations familiales et de défense des droits de l’homme, et Simone Veil – ancienne déportée à Auschwitz – se sont élevés contre cette mesure en raison des risques psychologiques qu’elle est susceptible d’engendrer chez de jeunes enfants (sentiment de culpabilité), n’ayant pas le recul et la maturité suffisants pour pouvoir appréhender ces années noires de notre histoire nationale. Sarkozy n’a pas eu d’autres choix que d’abandonner son projet stupide.

Un président matamore

Sarkozy a récemment reçu le prix du courage politique (on ne rit pas !). Pourtant, Sarkozy est un fanfaron, un faux brave jusqu’à la caricature (Les pêcheurs, par exemple, en savent quelque chose). Il fallait l’entendre chanter les louanges des droits de l’homme et se faire le contempteur intransigeant de la realpolitik au nom des valeurs de la France. Avec lui, c’est sûr, notre pays devait briller de mille feux et apporter au monde les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de solidarité et de justice. On a très vite mesuré l’ampleur de la reculade.

La diplomatie sarkoziste a très vite sombré dans l’absurde car Sarkozy est un incompétent notoire en matière de relations internationales. Celui-ci s’est illustré en Afrique en prononçant un discours raciste écrit par son conseiller, le visqueux Henri Guaino. Il a invité en grandes pompes le dictateur Lybien, le colonel Muammar Kadhafi en décembre 2007 pour une visite d’Etat aux termes duquel le Marquis de La Faillite espérait lui refourguer quelques contrats. Idem pour Bachar El Assad, le président Syrien, le 14 juillet dernier. Il s’est également écrasé comme une merde devant les Chinois, jouant pendant des mois au jeu du chat et de la souris avec le Dalaï Lama, avant finalement de le rencontrer entre deux portes il y a quelques jours.

Sarkozy a également voulu jouer les fiers à bras en revenant sur la parole de la France. C’est ainsi que, faisant fi de la « doctrine Mitterrand » qui accordait l’asile politique aux terroristes d’extrême gauche italiens à condition qu’ils déposent les armes, Sarkozy a signé en juin 2008 un décret autorisant l’extradition de Marina Petrella, ex-membre des Brigades Rouges, laquelle se laissait mourir dans un hôpital psychiatrique. Pendant des semaines, le petit Sarkozy ne voulait rien entendre. C’était pour lui une question de Justice. Or, Sarkozy a brutalement décidé de ne plus l’extrader, officiellement pour des raisons humanitaires et officieusement pour plaire à sa femme, la chanteuse Carla Bruni qui avait pris fait et cause pour sa compatriote.

Si Marina Petrella est aujourd’hui hors de danger, il n’en est pas de même en revanche pour des milliers de familles sans papiers. Même si le ministre de l’identité nationale, Brice Hortefeux, fait mine de veiller au grain, celui-ci a néanmoins essuyé d’importants revers, notamment au sujet de sa politique d’immigration unilatérale, fondée sur des critères ethniques et de compétences des candidats au visa (la fameuse immigration choisie).

La politique sécuritaire de Sarkozy en matière de contrôle et de gestion des flux migratoires est un échec complet.

Par Lozère Socialiste


(A suivre)

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