La comparaison est aisée avec la précédente élection présidentielle
américaine où les voix de l'Etat de Floride furent recomptées une à une. Avec 42 bulletins d'avance sur 134 784 suffrages exprimés, l'écart est tel entre Ségolène Royal et Martine Aubry que
l'ensemble des résultats sont passés à la loupe, fédération par fédération.
Et comme souvent en pareille circonstance, plusieurs erreurs ont déjà été
pointées. Ainsi, en Moselle, un mauvais report (reconnu) amène vingt-quatre voix supplémentaires à Ségolène Royal. Jean-Pierre Mignard y ajoute les vingt voix recueillies par la Présidente de
Poitou-Charentes en Nouvelle-Calédonie et non comptabilisées par le siège du PS.
Sur la base d'un reportage de France 3 Nord-Pas-de-Calais, une divergence sur
vingt bulletins existe également sur la section de Lille. Bref, alors qu'à 5h40, l'avance de Martine Aubry semblait définitive, elle ne cesse de se réduire. D'où la déclaration hier soir de
Ségolène Royal regrettant que le Maire de Lille se soit « autoproclamée élue » alors que les décomptes se poursuivent et que « les résultats sont en train de s'inverser
».

Il est vrai qu'au plan national comme au plan fédéral, « une Commission de
récolement » doit entériner l'ensemble des résultats. Y compris des sections locales comme à Hirson où Michel Boudsocq (notre photo) fut réélu à l'unanimité. A Paris comme à Laon, cette
commission paritaire se réunira lundi. Le lendemain siégera le Conseil national.
Seule certitude, en attendant que les résultats officiels soient proclamés,
le calme et la sérénité sont indispensables. En effet, si personne ne peut aujourd'hui affirmer qui a gagné, demain, le Parti Socialiste risque d'être, lui, le grand
perdant.
par jjthomas
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