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La Lettre de Jaurès

La Lettre de Jaurès

Blog des socialistes de GAUCHY Aisne


Point presse du 20 octobre de Bruno Le ROUX

Publié par jean luc sur 20 Octobre 2008, 17:35pm

Catégories : #Point presse

Au sommaire du point presse hebdomadaire du PS animé par Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections :


  • la discussion parlementaire autour du budget
  • la rencontre Sarkozy/Bush
  • la situation de la Caisse d’Épargne
  • la manifestation pour la défense de l’Éducation nationale
  • l’augmentation inquiétante du nombre de suicides en prison


Budget 2009

Le débat va commencer sur le budget 2009. Ce budget dépasse le simple cadre de l’opposition parlementaire, mais il apparaît totalement irréaliste. Aucune des hypothèses qui le fonde n’est valable et pourtant le gouvernement continue à discuter sur la base d’un texte dont les hypothèses sont fausses. Tout cela en dit long sur le sérieux avec lequel le président et le gouvernement veulent lutter contre la crise économique et financière. Le gouvernement est incapable de revoir ses choix budgétaires.
Le président de la République est capable de traverser l’Atlantique et d’afficher sa volonté de refonder le capitalisme financier, mais il est incapable de tirer les conséquences sur le budget de la Nation pour 2009, sur la crise qui vient de se passer et sur les mauvaises prévisions du budget précédent, ni de prévoir le budget le mieux adapté aux Français, dans la période qui s’ouvre. Nous faisons 3 propositions à l’ouverture de ce débat :

Il faut que le gouvernement revienne sur le paquet fiscal qui n’a plus aucun sens. La question emblématique du bouclier fiscal est une véritable priorité à l’argent fou, avec on le voit bien, le fait que ce bouclier protège les plus riches dans notre pays, à un niveau scandaleux. Nous demandons l’annonce sans tarder de la fin du bouclier, et bien sûr, du paquet fiscal.

Nous demandons aussi la réorientation de la politique de l’emploi vers les salaires. Il est incohérent de continuer dans une période difficile pour les salariés à favoriser les heures

supplémentaires. Nous avons besoin d’une politique qui agisse de manière forte sur l’emploi, à un moment où le chômage redémarre de façon forte et où les perspectives économiques sont difficiles pour le pays,

Il faut enfin que le budget intervienne pour soutenir les collectivités locales. Elles sont dans une situation qui, avec cette crise financière, peut être difficile. Elles sont le premier investisseur public du pays et les promoteurs de politiques de proximité pour les Français. Nous souhaitons donc que ce budget soit un budget de soutien à leur action.

Il faut que ces 3 points figurent dans le débat à l’Assemblée nationale pour que le gouvernement nous présente un budget sincère et non pas irréaliste, comme celui qu’on va commencer à discuter.

Nous formulons parallèlement à cela une demande immédiate, que la plus value de 412 millions d’euros faite sur la fiscalité pétrolière soit affectée au chèque transport pour l’ensemble des salariés. Je crois me souvenir de déclarations du gouvernement à l’époque, qui disaient que s’il y avait des rentrées fiscales supplémentaires des revenus pétroliers, il faudrait en tirer les conséquences et les reverser aux salariés. C’est ce que nous demandons aujourd’hui.

Le voyage de Nicolas SARKOZY aux États-Unis

Nicolas SARKOZY est un régulateur à éclipses, un régulateur par contrainte, par opportunisme. A Washington, il faut réguler, refonder, prendre date pendant qu’à Paris on continue. Rien ne change ! Rien ne change dans les dépenses du gouvernement, rien ne change non plus dans ses tendances libérales, depuis plusieurs années. Il faudrait continuer à privatiser, sans se poser la question. Il faudrait continuer à déréguler le marché du travail. On veut réguler à Washington alors qu’on va continuer de mettre en place ce qui est dangereux pour les salariés, la dérégulation totale du marché du travail. Elle aura, et elle a déjà, des conséquences dramatiques pour les salariés en matière de précarité.
Nous nous étonnons que ce nouveau pourfendeur du capitalisme financier aux États-Unis, soit le plus libéral qui soit pour le marché du travail en France. Nous nous interrogeons sur sa capacité à avoir la moindre crédibilité quand il faudra parler des régulations nécessaires. Les mots du président de la République ont comme souvent, peu de choses à voir avec la réalité de son action.

Nous allons travailler sur ces différentes questions dès demain dans le cadre d’un forum public que nous tiendrons avec nos partenaires de gauche sur le thème « Quelle alternative politique dans la mondialisation? ». Ce forum sera un moment important pour les partis de gauche qui confronteront leur analyse et leurs solutions aux syndicalistes et aux économistes présents.

La Caisse d’Épargne

Partir, c’est bien le moins que pouvaient faire les dirigeants de la Caisse d’Épargne. Pas d’indemnités de départ, très bien, cela reste à vérifier, un départ immédiat, très bien, quoi de plus normal ? Il serait cependant normal aussi de connaître la rémunération réelle de monsieur MILHAUD. La question n’est pas seulement de savoir s’il demande une indemnité. Il a commis des fautes et il en a tiré les conséquences. Il serait intéressant, pour continuer le débat sur les rémunérations excessives des dirigeants, de savoir leur rémunération réelle. La question n’est pas seulement de savoir s’ils ont commis des erreurs dans la gestion, mais à combien étaient rémunérés les dirigeants qui ont failli ?
Nous souhaitons que la vérité soit faite et que l’on connaisse le total des rémunérations de monsieur MIlHAUD.

Manifestation dans l’Éducation nationale

Saluons le succès de la manifestation d’hier et le succès des mobilisations. Il faut souligner le profond malaise de la communauté éducative, malaise auquel n’a pas su répondre monsieur Xavier DARCOS, dans ses interventions après la manifestation. Nous souhaitons qu’il annonce qu’il n’y aura pas les suppressions d’effectifs, prévues dans le prochain budget. Nous voyons d’ores et déjà les conséquences de ces effectifs sur les RASED (Réseaux d’Aides aux Élèves en Difficulté) présents hier à la manifestation. Les conséquences de ces suppressions, c’est les moyens de remplacements dans les départements les plus en difficulté, les effectifs dans les classes et l’absence d’aide aux élèves les plus en difficulté. C’est ce profond malaise que montraient les enseignants et tous les acteurs de la communauté éducative dans le cortège d’hier. Nous souhaitions leur apporter notre entier soutien.

Les suicides en prison

La situation est d’une extrême gravité. Plus de 80 suicides depuis le début de l’année. Ce n’est plus seulement le problème de madame DATI, mais celui de tout le gouvernement. C’est un problème qui nécessite une réaction au sommet de l’État. On connaît les raisons qui amènent à tant de suicides, la surpopulation carcérale, le fait que l’on mette en prison des personnes qui n’ont rien à y faire, qui doivent être soignés, des jeunes qui devraient être dans d’autres structures, le fait que tout cela entraîne un niveau de violence, jamais connu jusque là. Cette situation est inacceptable pour les personnes qui sont privées de liberté. La situation des prisons françaises est humiliante pour la France, montrée du doigt à la Communauté internationale. Il faut prendre toutes les mesures pour que la situation s’améliore, et pour que le nombre de suicides jamais connu auparavant, puisse régresser.

Bruno LE ROUX

 


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