Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 11:14

UMPSARKOZY-copie-1


  • Pour le million de chômeurs en plus en 5 ans

    Nicolas Sarkozy s’était engagé à n’avoir que 5% de chômeurs à la fin de son quinquennat. Nous en comptons aujourd’hui 9,4%

  • Pour sa politique d'austérité au mépris de la justice sociale

    Choix d’augmenter la TVA de 1,6% à 21,2%. Non prise en compte de l’inflation dans le calcul de l’impôt.

  • Pour s’être augmenté de 172% au début de son mandat

    Ce fut une des premières décisions de Nicolas Sarkozy avec un salaire passant de 7084 euros à 19331 euros

  • Des cadeaux fiscaux aux plus riches avec le bouclier fiscal

    Liliane Bettancourt a reçu un chèque de 30M€ en 2010 au titre de cette mesure au moment où la crise commençait.

  • Parce qu’il a mis à mal la cohésion sociale

    Stigmatisation des chômeurs, des Roms, des étudiants étrangers. Nicolas Sarkozy a dressé les Français les uns contre les autres.

  • Pour avoir sacrifié l’éducation nationale

    Suppression des RASED (réseau d’aide aux enfants en difficulté). Suppression de 77 000 postes en 5 ans.

  • Pour les promesses non tenues à Gandrange et Florange

    Ces hauts lieux de la sidérurgie française devaient être sauvés. Rien n’a été fait.

  • Pour avoir décidé de nommer lui-même les responsables de l’audiovisuel public

    Nomination des directeurs de France Télévision, de Radio France…

  • Pour l’échec de sa politique industrielle

    Déficit commercial record de 70 milliards d’euros en 2011 et 400 000 emplois industriels détruits en cinq ans.

  • Pour avoir lancé un débat indigne sur l’identité nationale

    Débat sur l’identité nationale, discours de Grenoble sur l’immigration, halte à la stigmatisation des étrangers.

  • Pour avoir mis en danger la laïcité

    Discours à Saint-Jean-de-Latran sur la Laïcité positive et la prééminence du prêtre ou du pasteur sur l’enseignant.

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : La Gauche
Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 11:07

DSCF0922


  • Pour que la rémunération du Président et des Ministres baisse de 30%

    Ce sera la première mesure prise par François Hollande

  • Pour la création de 60 000 postes dans l’éducation nationale

    Priorité aux écoles maternelles et primaires ainsi qu’aux quartiers populaires

  • Pour la retraite à 60 ans

    Applicable aux Français ayant cotisé 41 années

  • Pour dominer la Finance

    Taxation des transactions financières. Interdiction pour les banques d’exercer dans les paradis fiscaux.

  • Pour que la France renoue avec la croissance et l’emploi

    150 000 emplois d’avenir. 500 000 contrats de génération

  • Pour changer l’Europe

    Le traité européen sera renégocié avec une exigence de croissance.

  • Pour encadrer les loyers dans les zones où les prix sont excessifs

    Lors de la première location ou relocation du logement. 23% d’augmentation des loyers entre 2005 et 2011

  • Pour moraliser la vie politique

    Les ministres seront jugés comme tous les Français. La justice sera pleinement indépendante.

  • Pour une égalité salariale entre les femmes et les hommes

    Les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d'égalité professionnelle se verront sanctionnées.

  • Pour limiter les rémunérations indécentes

    Imposition à 75% des revenus au delà de 1 000 000 €. Ecart de salaires de 1 à 20 dans les entreprises publiques.

  • Pour soutenir les entreprises et l’industrie

    Une banque publique d’investissement sera créée avec une filiale dédiée aux quartiers populaires.

  • Pour un redressement de la France qui se fasse dans la justice

    Plafonnement des niches fiscales, imposition à 35% des bénéfices des grandes sociétés, imposition des hauts revenus.

  • Pour augmenter le pouvoir d’achat

    Blocage des prix de l’essence, hausse de l’Allocation de Rentrée Scolaire de 25%, suppression de la TVA à 21,2%

  • Pour soutenir le Salaire Minimum de Croissance (SMIC)

    Le SMIC sera désormais calculé sur la croissance comme sur l’inflation. Un coup de pouce sera accordé dès l’été 2012.

  • Pour engager le retrait d’Afghanistan fin 2012

    83 soldats français sont décédés en Afghanistan. Retrait des troupes françaises au terme de l’année 2012.

  • Pour lutter contre les déserts médicaux

    Création de pôles de santé de proximité et garantie d’un service d’urgence à moins de 30 min de son domicile.

 

 

Les raisons pour changer de président

 

 

 

 

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : La Gauche
Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 10:40

 

 

Le 3 mai, François Hollande était à Toulouse pour tenir son dernier grand meeting de campagne, avant le deuxième tour de l'élection le 6 mai prochain. Sur la place emblématique du Capitole, il a rappelé qu'il tenait à être un Président normal au service de la République.

 

 

Bonsoir Toulouse ! Quand je me suis déclaré candidat à l’élection présidentielle, j’avais un espoir et une seule certitude. L’espoir, c’était de devenir le prochain chef de l’Etat. La certitude, c’était que si j’étais candidat, je viendrai clôturer ma campagne ici, à Toulouse. Toulouse parce que c’est la ville rose, parce que c’est celle qui a été reconquise par la Gauche et Pierre Cohen. Toulouse aussi parce que c’est la ville fière qui aime la castagne mais qui aime la victoire. Toulouse, parce que c’est la ville d’accueil, là où les frontières s’estompent. Ici, quand on parle de l’Espagne, c’est avec considération, c’est avec amitié, c’est avec fraternité et pas avec mépris ou condescendance. Toulouse aussi parce que c’est une ville souffrante, qui a été profondément marquée par le drame d’AZF, puis dernièrement par ces terribles meurtres, assassinats dans l’école juive où j’étais il y a peu. Oui, je dois aussi m’incliner, et c’est le sens de ma présence envers ces familles atteintes dans leur chair par ces terribles meurtres. Mais je suis aussi ici parmi vous parce que je veux reprendre la boucle qui s’est un moment interrompue.

Je viens ici après François Mitterrand dire aux Français que de nouveau la Gauche est là, prête à diriger le pays, et que l’un des siens peut devenir le successeur de François Mitterrand. Lionel Jospin rappelait, qu’ici à Toulouse, François Mitterrand avait coutume de terminer ses campagnes électorales les plus prestigieuses - et notamment, chacun a le souvenir de ce qui fut fait en 1988. Bon nombre y étaient déjà. Je ne suis pas superstitieux. Il ne suffit pas de faire un grand rassemblement à Toulouse pour gagner l’élection présidentielle, mais c’est une condition. Je ne suis pas encore convaincu par les forces de l’esprit… Mais qui sait si aujourd’hui, elles ne nous portent pas, elles aussi ! Ce que je sais en revanche, c’est qu’à travers Toulouse, François Mitterrand s’adressait à l’ensemble du peuple français et il lui laissait la parole, quelques heures ou quelques jours avant le grand rendez-vous, ou le choix.

Eh bien, nous sommes en 2012, à trois jours d’un rendez-vous que nous nous étions donné les uns les autres depuis de longs mois, et qui arrive. Ce rendez-vous doit être celui de la victoire ; ce rendez-vous doit être celui de la confiance ; ce rendez-vous doit être celui de l’espoir retrouvé. Ce rendez-vous, nous devons le faire partager par une majorité de nos concitoyens. Les conditions sont réunies : nous avons gagné le premier tour, le 22 avril. Nous sommes sortis en tête. Nous avons laissé la Droite derrière. Nous avons fait le meilleur résultat d’un candidat socialiste. Et je veux vous remercier déjà de ce premier effort. Il n’a été possible que parce que nous nous sommes rassemblés. Nous nous sommes rassemblés, les socialistes, à travers les primaires citoyennes et je veux ici saluer tous les candidats qui s’y étaient présentés : Ségolène Royal qui fut notre candidate en 2007, Martine Aubry notre première secrétaire, Arnaud Montebourg, Manuel Vals et Jean-Michel Baylet, qui a accepté de participer, aussi, à cette consultation. Mais ce premier rassemblement n’aurait pas suffi à lui seul. Il convenait d’y ajouter d’autres mouvements. Et je veux saluer ici aussi la présence de Robert Hue, de Jean-Pierre Chevènement et des écologistes, qui viennent maintenant nous apporter leur concours. Et aussi, même si Jean-Luc Mélenchon n’est pas là, les Fronts de Gauche sont avec nous. Et je veux saluer les décisions qui ont été prises, dès le premier tour, de nous apporter tous les suffrages – je dis bien tous les suffrages – pour permettre la victoire.

Il y a ici aussi la présence de Lionel Jospin. Je ne serais pas aujourd’hui candidat à l’élection présidentielle s’il ne m’avait pas permis, après notre victoire aux élections législatives en 1997, de devenir premier secrétaire. Je lui dois cette confiance, cette responsabilité. Il m’a associé à toutes les grandes décisions de son gouvernement, un gouvernement qui a permis de grandes réformes pour le pays. Saluons-les ! La couverture maladie universelle, l’allocation personnalisée à l’autonomie, les 35 heures et plus d’un million d’emplois créés, les emplois-jeunes et tant de réformes, la parité, le PACS, qui font l’honneur de la Gauche et de la République.

 

 

 

Si je me suis donné un objectif, c’est bien sûr de devenir le prochain président pour la France, de permettre à la Gauche de se situer à la hauteur de la France. Mais je me suis aussi, lorsque je me suis déclaré, fait ce vœu à moi-même. Si nous l’emportons, et nous l’emporterons le 6 mai, je veux que ça efface le souvenir cruel du 21 avril 2002, et que nous écrivions enfin la page que nous aurions dû d’ailleurs déjà ouvrir cette année-là. Et puis, je veux saluer la présence de Jean-Pierre Bel, le Président du Sénat, le premier président socialiste du Sénat.

Voilà que la Droite nous en fait reproche : nous aurions bientôt tous les pouvoirs. Nous contrôlons les collectivités locales, par le suffrage. Nous ne nous y sommes pas installés par effraction ! Nous avons la majorité au Sénat mais nous n’avons pas encore la présidence de la République, pas davantage la majorité à l’Assemblée nationale. Et quand bien même le suffrage universel nous aurait donné toutes ces responsabilités, et nous les réclamons, eh bien nous en ferions le meilleur usage pour la République. Et loin de nous l’idée de tout capter, de tout contrôler, de tout préempter. Non ! Nous ne voulons pas le pouvoir pour nous-mêmes. Nous voulons le pouvoir pour le mettre au service du peuple français.

Mes chers amis, nous sommes à trois jours. Ça devient court et ça va me paraître très long. Nous avons toutes les conditions pour l’emporter et en même temps rien n’est fait, rien n’est acquis, rien n’est conquis, rien n’est décidé. Et nous avons devant nous encore tant d’inconnus qui doivent exiger une mobilisation sans retenue, des indécis encore trop nombreux. J’espère que le débat les aura convaincus. Ah, ce débat ! Le candidat sortant fondait sur lui tant d’espoirs. Vous connaissez ses qualités de modestie, de retenue, de réserve. Il avait proclamé qu’il ne ferait en définitive qu’une bouchée de ce débat. J’ai peur qu’il soit resté sur sa faim…

Au terme de notre rencontre d’ailleurs, compte tenu de son déroulement, je me suis demandé - mais enfin je me suis retenu - s’il ne fallait pas en proposer un deuxième. Mais j’ai eu surtout une très grande fierté. Celle de vous représenter, de lui dire, bien en face, ce que vous aviez sur le cœur depuis tant d’années, après tant d’irrespect, tant d’injustices, tant d’incohérence. J’étais votre porte-parole, le temps d’une soirée.

 

 

 

Et il y avait tant à dire. Mais maintenant, c’est à vous, de lui exprimer bien en face ce que vous avez à lui dire. C’est le 6 mai. C’est dimanche. Je vous demande de ne pas céder à la facilité, à la frivolité, à la naïveté qui consiste à penser que parce que des enquêtes d’opinion, depuis tant de mois, nous annoncent victorieux, ce serait fait. Non ! Tant que les Français n’ont pas voté, n’imaginez pas que la victoire est là. La victoire vous allez la chercher, la victoire vous allez la mériter, la victoire vous allez la conquérir, la victoire vous allez l’arracher des mains de la Droite pour l’offrir au peuple tout entier.

C’est vrai que le sentiment existe que la Droite est à bout de souffle, à bout de nerfs. Et pour tout dire à bout de bout de son parcours. Mais en même temps, prenez conscience qu’elle se mettra, jusqu’au bout, en mouvement, en bataille, en combat, pour empêcher l’alternance. Elle utilisera les arguments de la peur. Vous les avez entendus hier prononcés. Utiliser l’immigration, l’étranger, pour faire croire aux Français qu’ils seraient menacés dans leur identité, dans leur mode de vie, dans leur emploi. Eh bien non, nous refusons de mettre l’étranger, l’immigré au cœur de cette campagne. Et la République appliquera avec fermeté et dignité ses lois, sans que ce soit besoin de montrer qui que ce soit comme un danger ou comme une menace. L’autre peur à chaque fois instillée, c’est celle du vote des étrangers aux élections municipales, avec ce raccourci qui a été commis hier de laisser croire que les étrangers seraient musulmans et que les musulmans seraient nécessairement des communautaristes. Et pourquoi donc ? Aujourd’hui, dans la République, il y a des citoyens français qui sont de toutes confessions et notamment musulmane, et qui votent aux élections sans que jamais la question de communauté soit posée, et elle ne le sera jamais dans la République laïque que nous voulons.

 

 

 

Et puis il y a la peur du désordre, du chaos. Si la Gauche arrivait, ce serait la situation de l’Espagne – pauvre Espagne – de la Grèce. Il y a 31 ans, c’était la Pologne qui était regardée comme le risque principal. Mais il n’y aura rien de tout cela parce que chaque fois que la Gauche est venue aux responsabilités du pays, elle l’a redressé, elle l’a rééquilibré, elle a porté le pays. Quelle leçon la Droite pourrait-elle nous faire ? Le chômage est à un niveau record, les déficits se sont accumulés, la dette publique a progressé de 600 milliards d’euros, la croissance s’est éteinte, le commerce extérieur s’est déséquilibré, la fiscalité a progressé, nous en avons fait la démonstration hier. Et cette Droite viendrait nous livrer des leçons de bonne gestion ! Non. Le risque principal, ce n’est pas l’alternance. L’alternance c’est une chance. Le risque principal, c’est que la Droite puisse rester 5 ans de plus au pouvoir.

Alors le candidat sortant espère que la spéculation va se déchaîner. Mais les marchés ne bougent pas. Il les stimule comme il peut. Rien n’y fait. La France emprunte sur les marchés pour sa propre dette à des taux d’intérêt qui sont historiquement bas. Et je ne doute pas qu’il en sera ainsi au lendemain de notre victoire parce que nous, nous ne commencerons pas notre quinquennat en allant demander à nos partenaires européens de nous détourner de nos obligations de redressement de nos comptes publics, comme il l’a fait, lui, il y a 5 ans. Alors après les peurs, toujours les peurs, voilà que le candidat sortant avive les divisions qui peuvent traverser notre pays.

 

 

 

Voila qu’il invente le vrai travail — comme s’il en existait un faux ! Les vrais syndicalistes par rapport à ceux qui appellent à voter pour nous — ils en ont bien le droit ! Les vrais Français par rapport aux faux ! Mais qui seraient les vrais Français et qui seraient les faux ? Et qui pourrait établir la division ? Nous ici, rassemblés, nous aimons la France et nous lui disons : nous sommes la France et nous ne dénions à personne, quelle que soit sa sensibilité politique, quelles que soient ses convictions, d’être français comme nous autres, à égalité de droits et de devoirs. Il n’y a pas deux France qui s’affrontent dans cette campagne présidentielle. Non, il y a une France qui va choisir son destin. Et au lendemain de l’élection présidentielle, le chef d’Etat qui sera choisi aura à rassembler la France tout entière et à être digne de la confiance qui lui sera donnée !

La valeur travail appartient à toute la Nation. Le travail doit être considéré, respecté, valorisé, rémunéré. Pour nous, la valeur travail est sacrée, parce que nous avons posé depuis si longtemps par la lutte syndicale, par la lutte politique, le droit au travail pour tous.

Le patriotisme est une valeur également commune. Il n’y a pas ici des patriotes plus zélés que d’autres ou plus timides que d’autres ! Il n’y a que des Français attachés à l’avenir de leur Nation.

Quant aux frontières, que l’on voudrait de nouveau installer dans les débats publics, nous sommes conscients des frontières géographiques, des frontières politiques. Elles existent, elles doivent être défendues, frontières nationales, frontières européennes. Mais ce n’est pas la Droite qui a participé à la mondialisation libérale, à l’Europe de la concurrence, à l’ouverture des marchés, qui viendrait nous faire la leçon ! Si les frontières se sont effacées, c’est parce que la Droite, précisément, a voulu la libre circulation des marchandises, des produits financiers, tout en empêchant la libre circulation des personnes.

Si des frontières doivent être rétablies, elles doivent l’être aussi sur le plan moral. La frontière, elle doit être posée entre l’intérêt général et les intérêts particuliers. La frontière, elle doit être placée entre l’argent et la politique. La frontière, elle doit être posée strictement entre les valeurs de la République et les valeurs de ceux qui mettent en cause la République.

Et moi, ce que je vous propose, c’est une nouvelle frontière, une frontière politique, sociale, écologique, économique, où nous avancions toujours pour pousser l’injustice, pour conquérir de nouveaux droits et de nouvelles libertés. Voilà les frontières qu’il faut déplacer ! Voilà l’espérance qu’il faut créer ! Voilà le changement que je vous propose ! C’est le sens du rassemblement dans la justice, du rassemblement pour la jeunesse autour de cette belle cause qui est d’offrir à la génération qui vient un avenir meilleur que le nôtre !

Mais nous avons aussi, dans cette élection présidentielle française, à regarder au-delà de notre frontière. Jamais un scrutin national n’a eu autant d’importance pour l’ensemble de notre continent européen. Partout, nous sommes attendus, espérés, regardés. Je veux saluer ici les amis espagnols, portugais, comme lorsque j’étais à Lille avec Martine Aubry les amis belges, néerlandais. Et je n’oublie pas les amis allemands qui nous espèrent aussi, qui nous attendent, parce qu’ils veulent une autre Europe, une Europe de la croissance, une Europe de l’emploi, une Europe de l’industrie, une Europe de la recherche, une Europe de la culture !

 

 

 

Alors, depuis que nous sommes partis en campagne sur la réorientation de la construction européenne, nous avons progressivement fait bouger les lignes. Au début, le scepticisme était grand lorsque nous disions que nous voulions renégocier le pacte budgétaire et y ajouter un pacte de croissance. Mais, allez savoir pourquoi, à mesure que les sondages annonçaient notre victoire, voilà que les esprits commençaient à s’ouvrir, que les consciences s’éclairaient… Et aujourd’hui, il n’y a pas de déclaration d’un responsable européen sans qu’il revienne sur l’objectif de croissance. C’est bien ! Même Madame Merkel — ne dites rien sur elle, nous aurons à travailler sous peu avec elle… — commence à dire qu’elle est aussi pour la croissance. Cela tombe bien ! Le Président de la Banque centrale européenne, qui n’est pas parmi nos amis, lui aussi veut un pacte de croissance !

Le devoir qui est le nôtre, la responsabilité qui est la mienne, c’est que la victoire du 6 mai soit ressentie partout en Europe comme un moment d’espoir, comme un moment de confiance, de redressement possible. Je reçois des messages de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne de l’Italie, partout où ils nous disent : « Surtout ne laissez pas passer votre chance, vous, peuple français, permettez l’alternance pas simplement en France mais dans toute l’Europe ! ».

Nous avons un devoir de victoire. Et on nous dit que nous serions isolés ? Mais qui l’est aujourd’hui en Europe ? Qui l’est, le candidat que je suis ou le candidat sortant ? Qui est le plus isolé en France, le candidat que je suis, qui reçoit des appels des candidats de gauche, ou le candidat de droite qui ne reçoit aucun soutien de nulle part ? Car quand même, être candidat sortant, avoir écarté toutes les autres candidatures de droite et se retrouver au second tour sans même un appel à un désistement pour lui — après tout ce qu’il fait pour courir après l’une ou l’autre -, c’est quand même des efforts qui ne sont pas récompensés ! Mais il y a une justice. Quand on a été un président de l’échec, on ne peut pas être un candidat de l’espoir !

Mes chers amis, j’achève la campagne ici à Toulouse. Je veux rappeler les lieux et les visages que j’ai rencontrés tout au long de ces derniers mois. Une campagne présidentielle, ce n’est pas simplement des propositions ou des mesures, c’est aussi des témoignages, des révélations, des rencontres.

Je suis parti de Corrèze, département qui m’a accordé son soutien constant depuis tant d’années. Je suis allé à Florange en Moselle soutenir les salariés d’ArcelorMittal qui luttent, là encore, pour préserver leur outil de travail. Je suis allé à Boulogne-sur-Mer rencontrer les métiers de la pêche durement éprouvés. Je suis allé à Laval rencontrer les producteurs de lait, les agriculteurs qui souffrent également de prix qui ne rémunèrent plus leur travail. Je suis allé à Aulnay-Sous-Bois en Seine-Saint-Denis rencontrer les travailleurs de Peugeot qui s’inquiètent pour l’avenir de leur site. Je suis allé à Marseille rencontrer les salariés de Fralib qui luttent également pour leur entreprise et leur emploi. Je suis allé à Vaulx-en-Velin, à Clichy-sous-Bois, rencontrer les quartiers, les jeunes de ces quartiers où ils sont à 40 % au chômage et où, dans des immeubles, il n’y a plus d’ascenseurs, il n’y a plus d’électricité, il n’y a plus d’eau chaude. Voilà la France aujourd’hui, telle qu’elle est, que j’ai rencontrée !

Je suis allé en Outre-mer voir des territoires qui souffrent eux aussi de l’abandon de l’Etat, où le chômage des jeunes atteint 60 % en Guyane, à Mayotte, en Martinique, en Guadeloupe, à la Réunion. Et on pense que ce sera sans conséquence ? Il y a péril, il y a menace !

Et j’ai rencontré aussi tant d’hommes et de femmes qui m’ont livré leur désespoir ou leur exigence. D’abord, tous les métiers de l’Education nationale qui attendent une autre politique, qui ont été atteints dans leur honneur à travers ces suppressions de postes, à travers la mise en cause de la formation des enseignants, la destruction des RASED, des réseaux d’aide aux enfants les plus en difficulté.

J’ai rencontré les personnels de santé, les infirmières, les aides soignantes, qui attendent une nouvelle politique hospitalière. J’ai vu des salariés qui n’ont pas eu pendant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy le moindre coup de pouce pour leur Smic.

J’ai vu des chefs d’entreprises valeureux qui s’inquiètent de ne plus pouvoir accéder au crédit, faute d’un système bancaire qui n’a pas été réformé.

J’ai vu des personnes discriminées à l’embauche, au logement, parce qu’elles n’ont pas la couleur de peau ou ne viennent pas du quartier qui convient.

J’ai été interpellé par des personnes handicapées qui demandent, là encore, dignité et égalité.

Et enfin, il n’y a pas eu de lieu où je ne me sois rendu sans que la jeunesse vienne vers moi et me demande de prendre la place qui lui revient !

 

 

 

Une campagne présidentielle, ce n’est pas simplement un projet. C’est aussi une compréhension, c’est aussi une attention, c’est aussi une bienveillance, une relation qui s’établit entre le candidat et le peuple lui-même. J’avais dit au début de ma campagne que j’aimais les gens quand d’autres préféraient l’argent. Eh bien, j’aime encore davantage, après cette campagne, les Français ! Et je suis toujours aussi méfiant à l’égard de l’argent !

 

 

 

Mes chers amis, cette campagne s’achève. Une décision grave va être prise par le peuple français. Il est possible qu’il nous choisisse ; il est possible aussi qu’il renonce à le faire. Cela dépendra de vous. Mais s’il décidait de nous choisir, nous aurons à ce moment-là l’immense responsabilité de réussir. Je n’ai rien proposé que je ne sois capable de tenir. Je n’ai rien promis que je ne pourrai respecter. Parce que j’ai entendu votre cri, votre appel. Gauche française, ne nous décevez pas ! Réussissez ! Redressez le pays ! Mettez de la justice ! Offrez à la jeunesse un avenir meilleur !

Oui, ce sera dur de gagner. Ce sera dur de réussir. Les problèmes ne vont pas disparaître avec le candidat sortant. Si seulement il pouvait emmener les problèmes avec lui – même si, j’en conviens, il est le premier problème ! Nous aurons à faire des réformes courageuses : réforme fiscale, réforme bancaire, réforme territoriale, réforme pour soutenir la production. Oui, il nous faudra faire un effort, mais il sera fait dans la justice. Nous aurons à maîtriser notre dette, réduire nos déficits, mais nous le ferons en appelant la contribution des plus favorisés, des plus fortunés, et nous supprimerons la TVA soi-disant sociale et qui en définitive ne vise qu’à prélever davantage sur les consommateurs. Nous aurons à redonner confiance, confiance dans l’action de l’Etat, confiance dans la politique, confiance dans l’avenir. Nous aurons à réorienter l’Europe. Ce sera long et j’aurai besoin là de tous les appuis, des forces vives du pays. Parce que l’enjeu n’est pas simplement national, européen. Il est aussi international. Des décisions lourdes nous attendent. La première, de retirer nos troupes de l’Afghanistan à la fin de l’année 2012. La seconde, de continuer à faire pression sur l’Iran pour qu’elle n’accède pas à l’arme nucléaire. Poursuivre la lutte implacable contre les dictateurs, et notamment en Syrie. Eviter le terrorisme dans la zone Sahel de l’Afrique. Lutter contre le réchauffement climatique. Développer nos relations avec l’Afrique, avec le souci de la lutte contre la corruption et l’engagement qui doit être le nôtre de porter la démocratie partout où elle est attendue. Engager une autre relation avec la Méditeranée, et notamment avec les pays du Printemps arabe. Voilà tout ce que nous aurons à faire. Mais d’ici là, nous devons gagner. Trois jours ! Trois jours pour cinq ans ! Trois jours d’effort pour cinq ans de réussite !

 

 

 

J’aurai besoin de toutes les forces de la France : les élus de la République que je respecte, les partenaires sociaux que je considère indispensables à la mobilisation du pays, les associations, les engagements civiques qui sont la base même de la République. J’aurai besoin de toutes les forces de la jeunesse sans lesquelles rien ne sera possible, mais également des forces du travail, de forces de l’intelligence, des forces de la recherche, de la culture, et ici à Toulouse, ville d’avenir, ville inventive, ville de recherche, plus qu’ailleurs je veux m’adresser à vous ! Nous avons besoin de considérer nos chercheurs, nos créateurs comme une chance, comme une fierté pour notre pays, comme les conditions mêmes de notre avenir. Comment peut-on accepter dans la France d’aujourd’hui qu’un trader soit mieux payé qu’un chercheur ? Qu’un spéculateur gagne plus qu’un entrepreneur ? Nous avons les meilleures conditions pour la recherche, des prix Nobel, des écoles reconnues dans tout domaine. Nous avons une culture qui fait là encore notre honneur, une culture vivante, une culture ouverte. Eh bien je me battrai, si je deviens le prochain président de la République, pour que la culture soit une grande priorité, le projet qui nous unira. Chaque enfant de France a droit à la beauté, à l’art, aux œuvres de l’esprit.

Chers amis, le temps de l’alternance est venu ! Nous attendons depuis si longtemps ce moment. Dix ans qu’il n’y a pas eu la Gauche au pouvoir. Dix-sept ans qu’il n’y a pas eu un président de gauche à la responsabilité du pays. Pendant toutes ces années, les plus humbles ont subi le poids de l’injustice. Pendant toutes ces années, les plus modestes ont été appelés aux sacrifices quand les plus privilégiés ont été protégés. Pendant toutes ces années, l’argent a été sacré et les fortunes, consacrées. Pendant toutes ces années, la mondialisation libérale s’est déployée. La finance s’est renforcée. L’Europe s’est affaiblie. Pendant toutes ces années, dix ans, dix-sept ans, la promesse républicaine a été suspendue. Les services publics ont reculé. Les inégalités se sont creusées. Mais pendant toutes ces années, dix ans, nous avons progressivement bâti une espérance. Nous avons lutté, nous avons combattu, nous avons conquis – collectivités locales, majorité au Sénat. Pendant toutes ces années, dix ans, nous avons préparé un projet. Il est là ! Voilà : dix ans d’effort, dix ans de reconstruction, dix ans de bataille, dix ans d’attente insupportable. Et nous sommes à trois jours, trois jours pour parvenir à ce que ces dix années-là se terminent par une grande victoire, par une belle victoire.

La victoire, je la sens venir. La victoire je la vois. La victoire, elle arrive. La victoire elle est à portée de main, la vôtre, la main de chaque citoyen qui prendra le bulletin de vote, je ne vous dis pas lequel, et qui à partir de ce vote-là permettra le changement. Rien n’est jamais donné. L’alternance est toujours une conquête. C’est aussi un élargissement. Nous devons nous adresser par-delà ce que nous sommes ici aux citoyens de France qui ont une certaine idée de la France, à celles et ceux qui partagent ces valeurs humanistes, à ces concitoyens libres de toute appartenance et qui à un moment décident en conscience de confier à la Gauche la responsabilité de leur destin. Nous devons nous adresser à une nouvelle génération qui est là, qui se lève et qui va – je l’espère de tout mon cœur – connaître elle aussi le bonheur de l’alternance, le bonheur du changement!

 

 

 

Je vous appelle à ce rassemblement large, à cette mobilisation profonde, pour que dimanche, à peu près à la même heure – oui, à peu près à cette heure-là ! – nous saurons le visage, le nom du prochain président de la République. Nous saurons alors si la France reprend sa marche vers le progrès, vers la justice, vers l’égalité des chances, vers le respect des autres. A Toulouse, je voulais à la fois lancer un appel et vous faire une promesse. L’appel, c’est à vous mobiliser comme si vous étiez vous-mêmes candidats à l’élection présidentielle. La promesse, la promesse de Toulouse, c’est que si les Français m’accordent leur confiance, le président que je serai ressemblera au candidat que je suis : candidat respectueux, candidat rassembleur, candidat normal pour une présidence normale au service de la République !

Je veux que notre victoire soit belle, soit grande. Je veux que ce soit une victoire sans rancune, sans rancœur, sans revanche. Une victoire qui nous élève. Une victoire qui nous redresse. Une victoire qui nous renforce. Une victoire de la confiance, du bonheur, de la fierté. Je veux une victoire qui permette de réunir, de réconcilier, de rassembler. Je veux que dans trois jours – trois jours ! – lorsque vous vous rassemblerez ici, je l’espère, sur cette place, parce que vous aurez appris le nom du prochain président de la République, je veux que vous vous disiez nous avons gagné, oui, nous avons gagné pour le progrès, pour la justice, pour la jeunesse, mais nous avons fait mieux que cela : nous allons gagner pour la République, nous allons gagner pour la France, nous allons gagner pour la belle idée que nous nous faisons de l’humanité ! Nous allons gagner pour que même ceux qui n’auront pas voté pour nous le 6 mai puissent se dire qu’en définitive, c’est nous qui portons l’espérance.

Je suis ici devant vous 31 ans après François Mitterrand. Je veux qu’ici, les femmes et les hommes qui ont connu ce moment puissent se dire qu’ils n’ont pas connu ce seul moment et que ce n’était pas une exception, la victoire de François Mitterrand. C’était l’annonce qu’il y aurait d’autres alternances, que la marche serait poursuivie, que la boucle serait bouclée et qu’un autre après lui et un autre encore après prendraient la responsabilité du pays. Je veux que ceux et celles qui n’ont pas connu le 10 mai puissent garder dans leur mémoire longtemps le 6 mai 2012 !

Voilà, c’est le contrat de génération que je vous propose. Que celles et ceux qui ont connu François Mitterrand, que celles et ceux qui ne l’ont pas connu et qui portent ma candidature se retrouvent ensemble pour permettre l’alternance, pour permettre le changement, pour permettre à la France d’avancer et que chacune et chacun se dise qu’il a participé à l’histoire, à l’histoire de la Gauche sûrement, à l’histoire de la République assurément, à l’histoire de la France volontairement. Voilà ce que nous avons à faire.

Merci à tous ! Merci Toulouse !

Vive la République ! Vive la France !

 

 

Photo : Benjamin Géminel

 

 

 

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 10:21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'était un coup dur, et symbolique.

Nicolas Sarkozy était à Toulon pour son dernier meeting de campagne et dénoncer les « tribus » et le droit de vote des immigrés. François Bayrou était à Paris, à la même heure, pour dénoncer cette « course vers l'extrême droite » et la chute des valeurs.

Il ne s'agissait plus de gauche ou de droite, du Parti socialiste ou d'ailleurs.

Il s'agissait de virer Nicolas Sarkozy.

Pour tous et pour chacun.

Après, nous pourrions reprendre une activité normale. 

Bayrou avait choisi.
Le leader centriste expliqua pourquoi il fallait voter contre Nicolas Sarkozy. Contre Sarkozy, son appel était républicain, sincère, personnellement risqué. Il ne donna aucune consigne générale à ses 3 millions d'électeurs du premier tour. Mais il énonça un réquisitoire sans appel sur les outrances extrémistes et hors sol de Nicolas Sarkozy. Il fallait l'écouter ou le relire, pour comprendre combien Sarkozy avait rompu avec la conception européenne et républicaine que ce faisait François Bayrou de notre avenir collectif.

« Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux est bousculé et nié dans son principe. L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau « Douane » écrit en Français et en Arabe, qui ne voit à quels affrontements, à quels affrontements entre Français, cela mènera ? L’obsession des « frontières » à rétablir, comme si elles avaient totalement disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela conduit à la négation du projet européen auquel le centre et la droite, autant que la gauche modérée, ont donné des décennies d’action et de conviction ? Et quant à l’idée que l’école, ce devait être l’apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation même de l’idée d’école, qui est faite au contraire pour que s’effacent les frontières entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ? »

Même Jean-Luc Mélenchon, lucide mais vigilant, fut satisfait.

Le référendum anti-Sarkozy pouvait-il enfin avoir lieu ?

Sarkozy avait subi
La journée du Monarque avait mal commencé, ce jeudi 3 mai. Le matin, la presse, même de droite, s'interrogeait sur son ... échec de la veille, face à François Hollande. Il avait tant promis, pour ce débat, qu'il avait déçu. Pour les plus lucides, même dans son camp, il avait été fébrile, hargneux, fatigué, désarçonné.

Puis vint l'autre coup, son ancien conseiller de Neuilly-sur-Seine, Thierry Gaubert. Accusé de détournement de fonds du 1% patronal quand il oeuvrait à la tête d'un Comité interprofessionnel du logement (CIL) dans les Hauts-de-Seine, quand Nicolas Sarkozy était encore maire, Gaubert a été jugé coupable d'abus de biens sociaux et condamné à 10 mois de prison avec sursis.

Il y eut aussi cette autre mauvaise nouvelle. Le fâcheux journal Mediapart, qu'il avait qualifié d'officine en début de semaine, avait ajouté un autre témoignage à charge contre Nicolas Sarkozy. Mediapart avait publié une lettre d'un dignitaire libyen promettant 50 millions d'euros de donation au candidat Sarkozy pour sa campagne de 2007. L'auteur, incarcéré au Royaume Uni, et le destinataire, protégé d'Interpol par les autorités françaises, avaient nié avoir écrit/reçu ce courrier. « Le gouvernement libyen a indiqué que c'était un faux, le traducteur de M. Kadhafi a indiqué que c'était un faux, le destinataire du fameux virement a indiqué que c'était un faux. Qui croit à de pareilles fadaises? » déclara Sarkozy jeudi. Mais l'avocat de l'ex-Premier ministre libyen, jeudi, avait contredit la thèse officielle le jour même: « le marché a été conclu par Moussa Koussa sur instruction de Kadhafi et assuré que des documents attestant de la transaction existent ». Patatras ! L'avocat donna une conférence de presse pour confirmer la chose.

Le soir, il était sur CANAL+. L'émission avait été enregistrée, pour lui permettre d'aller à Toulon. Il ne put réagir à la déclaration, vers 19h20, de François Bayrou. Quelle malchance ! Comment avait-il trouvé le débat ? « C'est trop chaud » répondit-il à Michel Denisot. « La vie, elle est faite pour des combattants, des lutteurs ». Vraiment ? Quelle vision darwiniste...


Sarkozy caricature
Plus tard, à 18 heures, Nicolas Sarkozy retrouvait une scène qu'il appréciait. Un meeting dans une ancienne ville frontiste, devant des militants survitaminés. Quelques-uns de ces derniers avaient été motivés par la succession d'attaques de leur mentor contre les médias qu'ils se retournèrent contre l'équipe de BFM-TV présente sur place. La station d'information d'Alain Weil avait pourtant choisi de couvrir ce dernier meeting sur place, dans la salle. Et dans la salle, en fin de meeting, une grosse vingtaine de supporteurs s'arrêtèrent devant la scène pour invectiver et cracher sur Ruth Elkrief et Thierry Arnaud, les deux journalistes.

Mais qui pouvait croire que BFM-TV était une « radio rouge » ?

Plus tôt, le spectacle était dans la salle, sur l'estrade. « Vous êtes le peuple de France qui veut rester debout ! »

Nicolas Sarkozy sombrait encore dans la caricature. Il dénonça la France des « tribus » et pire encore:  « Dans les années 1980, il a fallu deux ans pour que la situation devienne intenable, aujourd'hui il faudrait deux jours. Deux jours d'illusion pour des années de souffrance». «Deux jours de mensonges, et des années pour régler la facture, voilà le projet socialiste. (...) Depuis quatre ans, le monde est au bord d'un gouffre, la moindre erreur peut nous faire basculer.» Nous l'avions vu. Nicolas Sarkozy parlait-il de lui, de son paquet fiscal désastreux pour les finances publiques, contreproductif pour l'emploi.

Il pensait encore qu'il était le seul légitime. L'homme aux 500 milliards d'euros de dettes n'avait pas d'autre argument que la peur: « Ce n'est pas le moment de tenter des expériences folles, c'est le moment d'être responsable, sérieux. C'est le moment de regarder la réalité en face ».

Il pensait encore que la France silencieuse allait démentir les sondages. Il avait peut-être raison. Il fallait rester lucide. L'électorat était volatile. « Au moment d'aller voter, elle se déplace en masse. voici le temps du sursaut national ! »

« C'est avec ces mots innocents que nous allons construire cette immense vague qui va submerger ceux qui ne comprennent rien à la France »

Sarkozy nous ressortait l'argument de la « vraie » France contre la « fausse ». C'était triste, presque indigne pour le débat démocratique.

 

 

Sarkofrance

 

 

Présidentielle 2012 : Les meilleurs moments du débat du second tour

 

J-4: Sarkozy se requinque chez les Riches

 

Austérité, flexibilité et démantèlement des droits des salariés nous mènent dans le mur !

 

Pendant la crise, Sarkozy s'enrichit... à l'étranger.

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
Voir les 0 commentaires
Jeudi 3 mai 2012 4 03 /05 /Mai /2012 11:00

 

Le débat du second tour entre François Hollande et Nicolas Sarkozy a été l'occasion pour le candidat du changement de dominer son adversaire en présentant ses propositions, en ramenant le candidat sortant à son bilan, sans jamais céder à l'invective. Retrouvez les meilleurs moments de cet échange.

Durant ce débat d'entre deux tours, le Président sortant a multiplié les erreurs. Lire l'article.

>> Retrouvez l'intégralité du débat

 

1. Les piques contre le président sortant

 

"Avec vous c'est très simple, ce n'est jamais de votre faute , vous avez toujours un bouc-émissaire"

"Vous êtes toujours content de vous"

"Je vais moi-même évoquer tout ce qui a été dit sur moi, vous voulez que je fasse cette liste où vos amis m'ont comparé à je ne sais quel bestiaire, j'ai eu droit à tous les animaux des zoo (...) j'ai eu le droit à toutes les comparaisons les moins flatteuses, j'ai été attaqué sur tous sujets, et vous pensez que j'ai imaginé que c'était vous qui inspiriez ces propos ?"

"Monsieur Sarkozy, vous aurez du mal à passer pour une victime."

"C'est pas vous qui posez les questions, donnez les notes dans cet exercice"

"Vous ajoutez maintenant la calomnie au mensonge"

"Moi je protège les enfants de la République, vous vous protégez les plus privilégiés"

"Ne confondez pas votre personne avec la France"

"Vous avez distribué des chèques du Trésor Public aux contribuables les plus fortunés, je veux que les contribuables les plus fortunés fassent des chèques au Trésor Public"

"Vous avez dit que vous êtes allé à Fukushima, vous n'y êtes jamais allé"

"Ne cherchez pas la polémique, vous n’y arriverez pas"

"Vous ajoutez la calomnie au mensonge et vous vous dites un président rassembleur."

FH : "Vous ajoutez la calomnie au mensonge et vous vous dites un président rassembleur"

 

 

2. Le président de la justice, du redressement et du rassemblement

 

"Je serai le président de la justice parce que nous traversons une crise dure, grave qui touche les plus modestes et donc je veux que la justice soit au coeur de la République".

"Je serai aussi le président du redressement" alors que "la France a décroché" et que "le chômage est à un niveau historique".

"Je veux aussi être le président du rassemblement" car pendant "des années "les Français ont été opposés les uns aux autres, divisés".

François Hollande
@fhollande

Je veux être le Président du rassemblement. Pendant trop d'années les Français ont été opposés, je veux les réunir.

 

 

3. Le rassemblement

 

"Je dois avoir le sens de la réunion, de la réconciliation" des Français

"Moi je ne distingue pas le vrai travail du faux, les syndicalistes qui me plaisent et ceux qui ne me plaisent pas, les organisations patronales (...), je n'oppose pas les salariés du privé et du public, je n'essaie pas de savoir qui est né ici depuis combien de générations, nous sommes tous Français et nous devons nous retrouver dans le même effort".

 

"Je n'oppose pas les salariés du privé et du public"

 

 

4. Le prix des carburants

 

"La TIPP flottante ça ne coûtera pas à l'Etat puisque l'Etat reçoit par la TVA une recette supplémentaire, je veux redistribuer ce que l'Etat récupère sur ces taxes"

"Nous mettrons au clair les mécanismes de la distribution, ce n'est pas le contribuable qui paiera, c'est le distributeur".

 

5. Droit de vote des étrangers

 

"C'est une position que je défends depuis des années uniquement pour les élections municipales, pour des étrangers en situation en situation régulière et depuis plus de 5 ans. M. Sarkozy vous étiez favorable à cette proposition, vous l'aviez écrit en 2001, rappelé en 2005, confirmé en 2008 (...) vous avez parfaitement le droit de changer, moi je ne change pas".

"Pour faire passer cette réforme, il nous faudra une majorité des trois cinquième, c'est une révision de la Constitution, je soumettrai cette proposition au parlement (...) s'il n'y a pas de majorité, ce sera au peuple français et seulement au peuple français de pouvoir en décider".

 

6. Le vivre ensemble

 

"Sur la viande halal, que les Français sachent bien que sous ma présidence, rien ne sera toléré en terme de présence de viande halal dans les cantines de nos écoles"

"je vous l’affirme ici, la loi sur la burqa, si je deviens président de la République, sera strictement appliquée (...) il n’y a aucun horaire de piscine qui ne sera toléré s’il fait la distinction entre les hommes et les femmes."

"Il n'y aura aucun horaire de piscine qui sera toléré s'il fait la distinction entre les hommes et les femmes".

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 15:27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 1er mai médiatique avait démarré avec la traditionnelle célébration de Jeanne d'Arc par le Front National. C'était triste. Il faisait beau. La Place de l'Opéra avait été péniblement remplie, ce qui était surprenant pour un parti que l'on disait si fort. Marine Le Pen disputait à Nicolas Sarkozy le leadership de la droite. Le Monarque avait si bien légitimé la plupart de ses thèses, il ne restait au rassemblement Bleu Marine qu'à dénoncer l'hypocrisie du clan Sarkozy. Soit Sarkozy assumait sa démarche jusqu'au bout, et donc appelait à voter FN en cas de duel FN/PS au second tour des législatives, soit il fallait l'achever.

Sans surprise, Marine Le Pen promit de voter blanc au second tour. Elle se refusa de donner une quelconque consigne: « Dimanche, je voterai Blanc! Et en juin, Bleu Marine »

Deux heures plus tard, c'était au tour de Nicolas Sarkozy de tenir sa « vraie fête du travail », à moins qu'il ne s'agissait de la « fête du Vrai Travail ». On ne savait plus.

Il était radieux, comme le temps. Rien à voir avec le meeting de la veille, en Avignon. Il semblait requinqué d'être en terre amie. La veille, il semblant chancelant voire grippé. A Paris, les militants et supporteurs avaient été conviés à 14h. Le meeting commença par une intervention de l'ancien centriste Jean-Christophe Lagarde, puis lui succéda Nadine Morano. Alain Juppé et François Fillon étaient là également. Jean-Louis Borloo, un temps promis sur l'estrade, avait fait faux bond. La campagne

Meeting surévalué
Nicolas Sarkozy avait beau jeu de se moquer des Bobos et de Saint-Germain. Venir fanfaronner contre la lutte des classes au coeur du quartier de la classe dominante avait quelque chose de cocasse. Les deux arrondissements parisiens du Trocadéro, les 8 et 16ème, lui avaient donné 58% et 65% des suffrages au premier tour du 22 avril dernier. Il allait chercher la France forte chez les siens.

Sur place, Nicolas Sarkozy crut voir 200 .000 personnes, deux fois plus qu'à la Concorde. la place était trois fois plus petite. Cela faisait un peu plus de 10 supporteurs par mètre carré. Il était stupide de faire une telle course au chiffre pour sortir des scores aussi facilement contredits par la réalité. La place était pleine, mais la place était petite. L'UMP avait débloqué les grands moyens. Comme pour le meeting de la Concorde, deux semaines avant. Ses fédérations avaient proposé des allers-retours en train à des tarifs défiant toute concurrence.

Ces Français qu'il n'aime pas
Vers 15h30, Nicolas Sarkozy arriva enfin. Il s'abrita d'abord derrière de Gaulle, et son discours de Bagatelle du 1er mai 1950: « La masse immense que voilà prouve aux insulteurs que rien n’est perdu pour la France. » Les insulteurs ? La référence était surprenante car en 1950, le général de Gaulle entamait une très longue traversée du désert. Sarkozy voulait-il envoyer quelque message subliminal ?

A quelques kilomètres de là, et avec quelques minutes d'avance, Marine Le Pen avait déjà fait huer les communistes. Sarkozy n'était pas en reste: « Je n’accepterai jamais de recevoir des leçons de morale de la part de ceux qui brandissent le drapeau qui a été l’étendard de tant de tyrannies et qui a enveloppé dans ses plis parmi les plus grands crimes de l’Histoire ». Dans l'assistance, on siffla, mais sans toutefois scander « Communistes Assassins ! » comme place de l'Opéra. Il avait besoin de fustiger le drapeau rouge. Mais qu'avait-il donc ? L'Union soviétique n'était plus depuis 21 ans déjà, mais Sarkozy cherchait encore à recréer la peur des chars russes sur les Champs Elysées si François Hollande était élu.

Au Trocadéro, dans l'un fiefs de la droite bourgeoise parisienne, Sarkozy venait donc agiter le drapeau rouge. « Le drapeau rouge, c’est le drapeau d’un parti ! Le drapeau tricolore, c’est le drapeau de la France ! ». Un peut plus tard dans son meeting, il voulut cliver encore un peu plus, le Président des Riches voulait crier sa propre révolte: «La France est un des pays les plus accueillants et les plus généreux du monde. Elle ne mérite pas qu’on la critique sans arrêt, elle ne mérite pas qu’on la stigmatise. »

Sarkozy ne fut pas avare en caricatures de la réalité qu'on avait l'habitude  d'entendre dans les discours ultra-libéraux ou frontistes: « Il n’est pas juste que les aides soient trop souvent réservées à ceux qui n’ont pas travaillé et que ceux qui ont travaillé soient moins aidés.» On se souvenait de Laurent Wauquiez, l'an dernier, ou de Marine Le Pen, plus récemment.

Récupérer le travail
Sur le front du travail, il avait déçu. Son quinquennat n'avait pas été celui du Travail. Pire, la défiscalisation des heures supplémentaires avait accéléré la dégradation de l'emploi dès le printemps 2008. Depuis, contrairement à ses promesses répétées quasiment chaque année, le chômage ne finissait pas d'augmenter.

Au Trocadéro, Sarkozy voulait récupérer le 1er mai, la fête du travail, et donc la valeur Travail qu'il avait tant négligé. C'était parfois très gros: « nous nous considérons comme les héritiers de ceux qui ont lutté pour le droit de grève, pour la liberté syndicale et pour les congés payés.» Il se voulait rassembler, héritier des plus grandes luttes sociales, mais sa formule était maladroite. Il était trop clivant, trop hargneux. Il se prétendait «  acteurs du progrès social » autant que la gauche, mais qu'avait-il fait depuis 2007 ? Il répéta des généralités. Dans son discours, Nicolas Sarkozy fut avare d'arguments de son bilan. Il évoqua la réforme des retraites, oubliant, comme toujours, de mentionner la pénibilité.

« On n'a pas le droit de culpabiliser la France du Travail ! » fut l'exemple même de la formule creuse et hors sol.

Caricaturer l'adversaire
Il ressassa ses attaques, vieilles de 10 ans déjà, contre les 35 heures, la retraite à 60 ans,
Il mentit en accusant la gauche, absente du pouvoir depuis une décennie, d'avoir « alourdi le coût du travail » (son envolée date de 2002). Il fit mine de retrouvrer même quelques grâces aux syndicats  («il n’y a pas de démocratie sans liberté syndicale. »).

Voulait-il nous faire oublier ses salves contre les corps intermédiaires, qui avaient marqué son entrée en campagne ? Non, bien sûr: « Dans la République, ce ne sont pas les syndicats qui gouvernent. C’est le gouvernement. Ce ne sont pas les syndicats qui font la loi. C’est le Parlement. Dans la République, c’est le peuple qui décide. Dans la République, quand il y a blocage, on donne la parole au peuple. C’est cela la République ! »

Il accusa Hollande, pèle mêle, de « revenir sur l’exonération des droits des petites et moyennes successions » (c'était faux), de «  remettre en cause le quotient familial » (c'était faux), de « matraquer fiscalement les classes moyennes » (c'était faux), ou de prôner le « retour de l’égalitarisme » .

Le nouveau gadget
« Je veux un nouveau modèle français» fut le maître mot du discours. Nicolas Sarkozy sortait cette cartouche un peu tard. On se souvient de sa pitoyable première tentative de grandir sa mandature, il y a deux ans, lorsqu'il nous promettait une nouvelle « politique de civilisation ».

Cette fois-ci, le gadget s'appelait « nouveau modèle français ». Sarkozy décrivit son ambition, un modèle qui « ne cherchera pas à diminuer le coût du travail en abaissant les salaires »; où « le travail sera reconnu comme valeur »; qui favorisa « le capitalisme des entrepreneurs »;  « où tout le monde aura conscience que c’est en faisant front ensemble que l’on pourra relever le défi de la mondialisation».

Dans son idée, ce « nouveau modèle français » serait celui « où plus aucun enfant n’entrera au collège sans savoir lire, écrire et compter ». Avec 60.000 enseignants de moins ? Et des enseignants moins payés ? Dans son « nouveau modèle français », l'école apprendrait aux enfants « à tracer la frontière entre le bien et le mal, entre ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, entre la vérité et le mensonge, entre le beau et le laid ». Entre le beau et le laid ?

Sarkozy était presque Houdini le Magicien, il avait la solution, évidente: « Il faut augmenter les salaires et il faut diminuer le coût du travail. Voilà le défi ! » Il justifia sa TVA sociale, la « TVA anti délocalisation, c’est une TVA pour freiner les délocalisations, pour protéger l’emploi français.» La hausse d'octobre prochain - 1,6 point - restait trop dure pour le plus grand nombre (après celle de 1,5 point pour la TVA réduite, les déremboursements médicaux, la hausse des taxes sur les mutuelles, etc), et trop faible pour changer quoique ce soit pour le coût du travail.

Ce nouveau modèle ressemblait à un extrait de son programme de 2007. Mais qu'avait-il fait depuis 5 ans ?

La Frontière ! La Frontière !
Nicolas Sarkozy devait évidemment faire l'éloge de la « Frontière », son nouveau dada. Il enfonçait des banalités creuses qui, s'il n'avait gouverner la France pendant 5 ans, aurait pu encore faire illusion: « Il faut des frontières à la France. Non pour s’enfermer, mais pour s’affirmer dans le monde. Pour clarifier les rapports avec les autres. La frontière, c’est le droit opposé à la force

Il invoqua beaucoup l'histoire. Après tous ces clins d'oeil de second tour vers Pétain, c'était cocasse ou ignoble. L'homme était trop intelligent pour savoir qu'il avait manié de sales références avec ses éloges du Vrai Travail et de l'Identité Chrétienne. La frontière, c'était aussi celle de l'héritage. Comme à chaque meeting, Nicolas Sarkozy répéta que « sa » France était celle d’une grande culture, d'une grande histoire; de Voltaire, de Chateaubriand, de Victor Hugo, de Maupassant; « de Jeanne d’Arc, de Bonaparte, du Général de Gaulle, des héritiers de la Renaissance, de la Résistance, des Trente Glorieuses ».


Il lui restait trois jours pour convaincre de son « nouveau modèle français », un modèle qu'il n'avait pu expliquer en 5 ans.

«Trois jours pour expliquer !
Trois jours pour convaincre !
Trois jours pour entraîner !  »

En attendant son « nouveau modèle français », une journaliste de Mediapart a été agressée lors de cette manifestation à cause du simple fait de porter un badget «Presse » mentionnant son journal

Il nous faut encore trois jours de mobilisation pour clore cette sinistre parenthèse.

 

 

Sarkofrance

 

Austérité, flexibilité et démantèlement des droits des salariés nous mènent dans le mur !

 

Pendant la crise, Sarkozy s'enrichit... à l'étranger.

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : La Gauche
Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 14:30

PRESIDENTIELLES 2012 rencontre JM Le Guen JJT Hôtel Ville Gauchy

Avant de tenir en soirée à Saint-Quentin, une réunion publique dans le cadre des Présidentielles et de rencontrer les professionnels de la santé avec lesquels il a, sans langue de bois, engagé un dialogue apprécié, Jean-Marie Le Guen fut lundi d’abord reçu en Mairie de Gauchy. Au terme d’un échange sur la politique de santé, le Responsable de ces questions auprès de François Hollande a établi un diagnostic sans concession de la politique de santé voulue par Nicolas Sarkozy et mise en œuvre par Xavier Bertrand.

Cependant, le médecin ne s’est pas contenté de révéler les insuffisances et les incohérences des mesures engagées depuis dix ans, ni dénoncé le concept « d’hôpital – entreprise », il a, une nouvelle fois, tiré la sonnette d’alarme en rappelant que d’ici 2020, « le temps médical disponible diminuerait pour chacun de 40 % ». D’où l’urgence à changer de politique tout en réaffirmant la nécessité d’une régionalisation et d’une territorialisation plus équitables.

PRESIDENTIELLES 2012 JM Le Guen visite Sophora

Désireux de prendre le pouls du Département, Jean-Marie Le Guen a également visité la « Maison du Sophora ». Créé voici cinq ans, cet établissement se veut d’abord un lieu de vie pour des adultes traumatisés crâniens ou cérébro-lésés dont le handicap n’impose plus cependant de soins lourds, ni de rééducation intensive. A Gauchy, chaque résident dispose, en effet, d’un cadre accueillant et de moyens pour se reconstruire et envisager un nouveau projet de vie. Le Directeur, Manuel Duarte, a ainsi expliqué le travail des équipes de soignants, médecin, infirmières, kinésithérapeute, ergothérapeute, psychologue, éducateurs, aides médico-psychologiques, auxiliaires de vie et animateurs en matière d’autonomie et de resocialisation.

PRESIDENTIELLES 2012 GAUCHY JM Le Guen élus Capelle

En présence d’Anne Ferreira, Jean-Jacques Thomas, Arnaud Battefort, Stéphane Andurand et Jean-Claude Capelle, le Député PS a également visité le foyer d’accueil médicalisé tout en soulignant la carence française en la matière. Au-delà de cette visite constructive, un seul regret pour lui, cependant, de n’avoir pu débattre avec Xavier Bertrand. Mais paraît-il, le rendez-vous est programmé vendredi sur la chaîne LCI.

 

Jean-Jacques Thomas

 

Jean-Marie LE GUEN : "Je défie solennellement Xavier Bertrand de venir débattre des programmes Santé des candidats"

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
Voir les 0 commentaires
Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 09:50
302137 256226241085618 100000947313986 694422 1245158628 nAlors que Nicolas Sarkozy continue de brandir la valeur travail, le recours à la plus grande des flexibilités et réduction des droits des salariés, l'OIT vient de publier un rapport dans lequel elle remet en cause cette stratégie et appelle à un changement de cap !

 

 

Hier, le Président candidat a rassemblé ses troupes à Paris pour parler du « vrai travail » qui n'est comme le fait remarquer avec justesse BFM qu'une version actualisée du « travailler plus pour gagner plus »

Ainsi, il suffirait de faire travailler plus ceux qui ont un emploi, faire varier le temps de travail et de généraliser les petits boulots précaires pour sortir du marasme issu de la crise de 2008 !

Or, cette légende ne résiste pas un seconde à la lecture du rapport de l'Organisation Internationale du Travail qui s'inquiète du nombre particulièrement élevé de chômeurs, mais aussi de la mauvaise qualité des emplois créés.

En effet, après avoir indiqué que : « (...) Fin 2011, le monde comptait 196 millions de personnes au chômage et pronostiqué que fin 2012, ce chiffre devrait atteindre 202 millions (...) » L'OIT met en garde contre ceux qui expliquent qu'il serait aisé de réduire le nombre de chômeurs et écrit : « (...) Après quatre années de crise mondiale, les déséquilibres du marché du travail sont devenus plus structurels, et de ce fait plus difficiles à surmonter. Certaines catégories de personnes, comme les chômeurs de longue durée, sont menacées d’exclusion du marché du travail. Ce qui signifie qu’elles ne parviendront pas à obtenir un nouvel emploi, même s’il y avait une forte reprise (...) En outre, pour une proportion grandissante de travailleurs qui occupent un emploi, le travail est devenu plus instable ou précaire. Le travail à temps partiel contraint s’est développé dans deux-tiers des économies avancées et le travail temporaire dans plus de la moitié de ces économies (...)  »

Et l'OIT d'expliquer que les politiques d'austérité couplées au démantèlement du droit des salariés en Europe mènent à la catastrophe 

« (...) Dans les faits, l’austérité s’est traduite par une faible croissance économique, une volatilité accrue et une détérioration des bilans des banques qui débouche sur une contraction supplémentaire du crédit, une baisse de l’investissement et, par conséquent, de nouvelles pertes d’emplois. Paradoxalement, cela a aussi altéré les budgets des gouvernements, exigeant encore plus d’austérité. De plus, il n’y a guère eu de progrès en matière de déficits budgétaires dans les pays qui mènent avec détermination des politiques de rigueur. Quant aux politiques de dérégulation, le Rapport estime qu’elles ne permettront pas de relancer la croissance ni l’emploi à court terme – un horizon pourtant crucial en période de crise. En effet, les effets sur l’emploi des réformes du marché du travail dépendent en grande partie du cycle économique. En période de récession, une réglementation moins contraignante pourrait conduire à davantage de licenciements sans contribuer pour autant à la création d’emplois. De même, un affaiblissement de la négociation collective enclencherait sans doute une spirale à la baisse des salaires, retardant d’autant la reprise (...) »

Constat qui invalide les déclarations des politiciens et économistes libréaux qui nous répètent que la flexibilité et l'adaptabilité sont la clé du plein emploi à moyen terme. Mais par contre, rejoignent la décision de François Hollande de renégocier le pacte de stabilité pour y ajouter un « volet croissance »

Car, il est clair que l'Europe doit réagir vite sous peine de connaître une récession sans fin. Pour ce faire l'OIT prône une : « (...) stratégie de croissance et d’emploi (...) En Europe, la stratégie pourrait intégrer une approche coordonnée pour résoudre la crise de la dette, dans laquelle des mécanismes de financement novateurs et une meilleure utilisation des Fonds structurels européens – mieux orientés pour répondre aux déficits d’emploi actuels – seraient précieux (...) »

Par ailleurs, l'OIT recommande : (...) aux pays européens aujourd’hui confrontés à un marché de l’emploi sinistré de privilégier la stimulation de la qualité des emplois et le renforcement des institutions plutôt que d'aller vers une dérégulation tous azimuts (...) »

C'est à dire tout le contraire des propositions des organisations patronales (Medef, UIMM et AFEP) reprises intégralement par le Président candidat et confirmées par Xavier Bertrand qui préconise de les imposer par la force : « Je préfère avoir moins de signataires ou pas de signataires mais avoir une réforme 100% efficace »

A prendre en compte, assurément, avant de voter dimanche !

Sources
World of Work Report 2012 "Better Jobs for a Better Economy" (ENG)
Résumé du rapport sur le travail dans le monde 2012 (Fra)
Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
Voir les 0 commentaires
Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 17:25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Pendant les cinq dernières années je n’ai eu qu’une seule préoccupation, protéger la France de quatre années de crise parmi les plus violentes que le monde n’ait jamais connues depuis un siècle... crise financière, crise de la dette, crise de la dette privée et de la dette publique, crise économique, crise de l’Euro, crise de l’Europe, pendant quatre ans il a fallu tenir.  » 

Ces mots sont de Nicolas Sarkozy, à Recy le 15 mars dernier. Pour excuser son bilan, il ne cesse de répéter combien la France et le monde viennent de traverser la plus grave des crises depuis des décennies, voire depuis 1929.


Quelle ne fut pas notre surprise d'apprendre que son patrimoine avait progressé en 30% ces cinq dernières années ! 

Avant le scrutin de 2007, il se chiffrait à 2,1 millions d'euros. 5 ans plus tard, il a grimpé à 2,7 millions d'euros.

Le Président des riches porte bien son surnom. Sa petite entreprise ne connaît pas la crise. 

Samedi 24 mars, sa déclaration de situation patrimoniale a été publiée au Journal Officiel. Il ne déclare aucune propriété immobilière, aucune valeur mobilière, aucune valeur cotée ou non, aucun véhicule. En revanche, la décomposition de son patrimoine est très instructive. Sarkozy est toujours actionnaire à 34% de la société d'avocats SELAS CSC, et il déclare des « collections estimées à 100 000 € (autographes, montres, statuettes)». Mais le plus intéressant est ailleurs:

Primo, l'accroissement de la fortune de Nicolas Sarkozy provient pour l'essentiel de ses contrats d'assurances vie, qui s'élèvent désormais à 2,58 millions. Or, en période de dépression boursière, il faut être sacrément bien conseillé pour faire fructifier son patrimoine avec de tels contrats.

Secundo, le Monarque a placé l'essentiel de sa fortune dans une banque ... étrangère, HSBC (via sa filiale française): une assurance-vie pour 2,3 millions d'euros et 56 919 euros sur un compte courant commun avec Carla Bruni.

Tertio, Sarkozy a choisi l'exil bancaire en pleine crise. Comme le rappelle mon confrère Ménilmuche, Nicolas Sarkozy a profité de la crise pour quitter la Société Générale au profit d'une banque étrangère. En 2007, date de sa précédente déclaration de patrimoine, la Sogé détenait l'essentiel de son patrimoine.

Président des Riches ou candidat du peuple ?

Il faut choisir...

 

 

Sarkofrance

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : La Gauche
Voir les 0 commentaires
Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 16:44

 

 

A l'occasion de la journée du 1er mai, date qui célèbre le travail et les travailleurs, nous vous proposons de découvrir ce que propose François Hollande pour protéger les salariés et lutter contre le chômage. 

Le 1er mai, François Hollande a préféré se rendre à Nevers pour rendre hommage à la mémoire de Pierre Bérégovoy, décédé le 1er mai 1993. Il tient ainsi à respecter l'indépendance des organisations syndicales en ce jour de célébration du travail et des travailleurs, ainsi que les mots d'ordre qu'ils entonneront alors.

Lors du meeting de Paris-Bercy, le 29 avril, François Hollande a rappelé que le travail est une valeur de la République qui rassemble et qui ne peut diviser les citoyens :

"Nous sommes à deux jours du 1er mai, la fête du travail et des travailleurs. Et je viens ici rappeler cette évidence : la valeur travail, c’est une valeur dans la République. La valeur travail, nous y sommes autant, si ce n’est davantage, attachés que d’autres. La valeur travail, c’est la dignité du travail, c’est l’honneur du travail, c’est la considération du travail, c’est la rémunération du travail, c’est la lutte contre la souffrance au travail, c’est l’égalité dans le travail entre les femmes et les hommes. Le travail, c’est le droit au travail pour tous et notamment pour les jeunes. Le travail est, là encore, ce qui rassemble et ce qui ne peut diviser. Et donc, le 1er mai, respect pour les organisations syndicales qui font leur cortège, respect ici et respect dans le monde, de la solidarité entre les travailleurs français et les travailleurs du monde. Reconnaissance que le travail est ce qui nous permet d’avoir à la fois un revenu, une condition, une place dans la société. D’où l’ardente obligation de lutter contre le chômage. Et en même temps, reconnaissance que tout le mouvement humain, que toutes les conquêtes ont été aussi pour offrir aux travailleurs des moments de liberté, de bonheur partagé, de reconnaissance, du loisir, de la culture, du sport. Voilà aussi le mouvement dans lequel nous devons continuer à agir."

En 5 ans, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 1 million. Les derniers chiffres de chômage montrent qu'en mars 2012 nous avons encore 30 700 demandeurs d'emploi de plus. 

François Hollande devant cette situation dramatique souhaite protéger les salariés et faire reculer le chômage. Dans ses 60 engagements, le candidat propose d'agir pour l'égalité salariale entre hommes et femmes, de sanctionner les entreprises qui abusent des contrats de travail précaires, de créer un observatoire chargé de la notation sociale des entreprises, de créer un contrat de génération qui permettre l'entrée des jeunes en CDI et lutte contre le chômage des plus de 55 ans, de sanctionner davantage les entreprises qui ne respectent pas le quota de 6% de travailleurs handicapés ou encore de donner toute sa place au dialogue avec les syndicats. Retrouvez le détail de ses mesures dans ce dossier.

 

1. Lutter contre la précarité de l'emploi

 

L'emploi précaire progresse en France, et touche aprticulièrement les jeunes, les femmes et les séniors. Pour lutter contre la dégradation des conditions de travail et favoriser l'emploi à durée indéterminée, François Hollande propose notamment d'instituer une notation sociale des entreprises et de sanctionner les entreprises qui abusent des contrats de travail précaires, intérim ou CDD.

Je lutterai contre la précarité qui frappe avant tout les jeunes, les femmes et les salariés les moins qualifiés : à cette fin, j’augmenterai les cotisations chômage sur les entreprises qui abusent des emplois précaires. Je mettrai en place un dispositif de notation sociale obligeant les entreprises de plus de 500 salariés à faire certifier annuellement la gestion de leurs ressources humaines au regard de critères de qualité de l’emploi et de conditions de travail.

>> La notation sociale des entreprises

Parmi les thèmes abordés, une nouvelle idée a été formulée par le candidat: organiser une "notation sociale des entreprises". Ce dispositif obligerait toutes les entreprises à faire certifier annuellement la qualité de leur gestion des ressources humaines au regard de critères officiels de qualité de l’emploi qui seront définis avec les partenaires sociaux. Les résultats de cette notation seront rendus publics afin que les salariés, mais aussi les consommateurs aient connaissance de la "qualité sociale" des entreprises. 

>> Soutenir les entreprises qui favorisent les emplois en CDI

Une autre idée a été développée concernant la différence que souhaite instaurer François Hollande entre les entreprises recourant majoritairement aux emplois en CDI et celles abusant des solutions précaires.

« Les entreprises qui font l'effort d'avoir des salariés en CDI payent une cotisation chômage plein pot et l'entreprise qui utilise de la main d'oeuvre précaire, de l'intérim, du CDD paye les mêmes cotisations chômage. Je propose que les entreprises qui ont le plus grand nombre de leurs salariés en CDI payent moins de cotisations chômage que les entreprises qui ont la plupart de leurs salariés en intérim ou en CDD. »
François Hollande, Le Mouv, lundi 23 janvier

 

 

2. Construire l'égalité professionnelle femme-homme

 

L’autonomie financière est un aspect central du combat féministe permettant de concrétiser l’indépendance et l’émancipation des femmes. Si on a progressivement reconnu aux femmes le droit de travailler, d’obtenir un salaire égal pour un travail de valeur égale, en réalité, de nombreuses inégalités demeurent : inégalités de rémunérations, évolution professionnelle plus lente, plafond de verre, concentration des femmes dans des métiers moins valorisés et moins rémunérés, etc.

Après que de nombreuses lois aient été votées sans que les sanctions soient clairement définies et réellement appliquées, François Holande compte dès son élection engager une politique de fermeté envers les entreprises qui ne les respectent pas. L'égalité des carrières professionnelles et des rémunérations entre les femmes et les hommes doit enfin devenir une réalité.

Je défendrai l’égalité des carrières professionnelles et des rémunérations entre les femmes et les hommes. Une loi sanctionnera les entreprises qui ne respectent pas cette règle, notamment par la suppression des exonérations de cotisations sociales. Un ministère des droits des femmes veillera notamment à son application effective.

 

>> Faire appliquer les lois en matière d’égalité professionnelle

- Les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d'égalité professionnelle se verront plus sévèrement sanctionnées, notamment par la suppression de leurs exonérations de cotisations sociales. Un accord négocié avec les syndicats devra être adossé au diagnostic de situation comparée présenté chaque année par les entreprises.

- Une grande campagne nationale de l'inspection du travail sera lancée sur l'égalité professionnelle.

 

Impliquer les partenaires sociaux dans la construction de l’égalité professionnelle 

- L’égalité professionnelle sera l’un des sujets traités lors de la grande conférence économique et sociale que nous organiserons avec les interlocuteurs sociaux. Construire l’égalité femmes-hommes nécessitera notamment de revaloriser les emplois à prédominance féminine.

- Je veux faire inscrire dans la Constitution, une concertation obligatoire avec les partenaires sociaux avant l'examen au Parlement d'un texte de loi sur les sujets sociaux. Cette concertation intégrera la question de l’égalité entre les sexes.

- Je veux une République exemplaire. J’ouvrirai dès 2012, un cycle de concertation avec les organisations syndicales de la fonction publique sur l’ensemble de ces sujets : les perspectives salariales, le déroulement des carrières, les modes de nominations des emplois supérieurs et en particulier la lutte contre la précarité.

3. Le contrat de générations

 

Les difficultés d’entrée dans l’emploi pour les jeunes, la multiplication des expériences précaires en stage, en intérim ou en CDD, minent la relation qu’ils établissent avec la société et la République.

Et passés 50 ans, ce sont les seniors qu’on relègue. La fin de carrière devient donc une période dangereuse.

Face à cette situation, Nicolas Sarkozy et la droite en général n’ont pas su réagir. Les allègements de cotisations sociales auxquels ils ont consenti se sont faits sans contrepartie et n’ont donc à aucun moment été productifs dans la lutte contre le chômage.

➢ Plus de 24% des jeunes de moins de 25 ans sont sans activité. Aujourd’hui, un jeune sur quatre est donc sans emploi.

 ➢ En un an, le chômage des plus de 50 ans a augmenté de 15,5 % et même de 17,6 % pour les femmes de plus de 50 ans.

Face à cette précarité qui touchent les jeunes et les séniors, François Hollande propose la création du Contrat de générations.

Je proposerai un contrat de génération pour permettre l’embauche par les entreprises, en contrat à durée indéterminée, de jeunes, accompagnés par un salarié plus expérimenté, qui sera ainsi maintenu dans l’emploi jusqu’à son départ à la retraite. Ce « tutorat » permettra de préserver des savoir-faire et d’intégrer durablement les jeunes dans la vie professionnelle.

 

 

 

 

 

 

 

Le contrat de générations s'adresse aux jeunes de moins de 30 ans entrant dans l'emploi et aux seniors de plus de 55 ans déjà présents dans une entreprise.

Il vise tout d’abord à inciter les entreprises à embaucher des jeunes arrivant sur le marché du travail. En effet, les entreprises françaises hésitent à recruter des débutants, et privilégient les recrutements de personnes ayant déjà une première expérience, ce qui rend difficile l’entrée des jeunes dans le monde du travail. En aidant financièrement les entreprises qui forment les jeunes en recourant à leurs salariés seniors, le contrat de génération oeuvre aussi au maintien de l’emploi des seniors.

Le jeune est embauché en CDI et lié par le contrat de génération sur une période de 5 ans maximum. 

L'objectif pour le quinquennat est de 500 000 contrats de générations. Mais il pourra être vu à la hausse si les entreprises s'accaparent bien le dispositif.

Sur la base de 500 000 contrats, le dispositif du contrat de générations coûtera entre 2,25 milliards d'euros chaque année. Un coût qui sera financé en mettant fin aux exonérations dont bénéficient les heures supplémentaires, et en réservant les exonérations de cotisations sociales patronales sur les bas salaires aux entreprises de moins de 50 salariés. Entre 2007 et 2012, 130,81 milliards d'euros d'allègements de cotisations ont été accordés sans contrepartie. François Hollande propose, lui, de redéployer ces éxonérations contre des emplois pérennes.

Chaque contrat est conclu entre un jeune, un senior et un employeur. Il coûtera en allègement de charges 4500 euros chaque année sur la base d'un smic pour le jeune et d'un double smic pour le senior.

L'allègement de charge correspond à l'exonération totale des cotisations sociales pour le jeune et à l'exonération totale des cotisations chômage pour le senior.

Bien sûr le coût de la mesure pourra augmenter en fonction des salaires négociés pour le jeune comme pour le senior. Cet aspect fera l'objet de discussions et d'arbitrages avec les partenaires sociaux.

Le contrat de générations étant conclu sur 5 ans maximum, les exonérations se feront donc sur la période établie par ce contrat.

Les exonérations seront financées par le redéploiement des allègements de cotisations sociales aujourd'hui accordés sans contrepartie par l'Etat.

A SAVOIR : La mise en œuvre précise du dispositif sera bien entendu soumise à la discussion avec les partenaires sociaux à laquelle tient particulièrement François Hollande. Un grand rendez-vous social est prévu dès le mois de juillet si François Hollande est élu.

 

4. Emploi et handicap

 

En 2010, 39% des entreprises de plus de 20 salariés ne répondaient pas à l'obligation d'emploi de 6% de personnes handicapés. Pour François Hollande la question du handicap ne peut plus être tenue pour marginale : aucun engagement politique ignorant le handicap ne saurait mériter le titre de républicain. Le candidat propose donc un ensemble de mesures pour favoriser l'emploi des travailleurs handicapés.

Je garantirai l’existence d’un volet handicap dans chaque loi. Et je renforcerai les sanctions en cas de non-respect des 6% de travailleurs handicapés dans les entreprises, les services publics et les collectivités locales.

>> Les sanctions seront renforcées en cas de non-respect des 6% de travailleurs handicapés dans les entreprises, les services publics et les collectivités locales.

>> Création dans chaque grande entité, entreprise ou administration publique, d'un Observatoire du déroulement des carrières qui garantira un déroulement équitable des carrières des personnes handicapées et valides. En lien avec les partenaires sociaux, un référentiel des bonnes pratiques professionnelles sera établi.

>> Le contrat de générations sera étendu aux collaborateurs handicapés nouvellement embauchés, avec les mêmes exonérations de charges.

>> Lancement en 2012, à l’occasion du 25ème anniversaire de l’Agefiph, d'un grand forum citoyen sur l’emploi des personnes handicapées. L’une de ses missions sera de faire évoluer la loi sur le handicap et l’emploi de 1987 d’un système fondé sur les sanctions vers un modèle reposant sur l’incitation.

En savoir plus : écoutez l’émission de Radio Hollande consacrée aux propositions de François Hollande sur le handicap

 


 

5. Renforcer le dialogue avec les partenaires sociaux

 

En s’engageant à ce que tout accord majoritaire des partenaires sociaux soit transcrit dans la loi, et en s'engageant pour que soit inscrit dans la Constitution le recours préalable obligatoire à la négociation sociale, François Hollande souhaite écrire une nouvelle page des relations entre démocratie politique et démocratie sociale : une relation basée sur la confiance et le respect.

Tout texte de loi concernant les partenaires sociaux devra être précédé d’une concertation avec eux. Je ferai modifier la Constitution pour qu’elle reconnaisse et garantisse cette nouvelle forme de démocratie sociale. Dès l’été 2012, je réunirai une grande conférence économique et sociale qui sera saisie des priorités du quinquennat. Je permettrai la présence des représentants des salariés dans les conseils d’administration et dans les comités de rémunération des grandes entreprises.

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
Voir les 0 commentaires

Présentation

 

 

 

 

 

>> Télécharger le projet

Site de François Hollande

 

  twitter @hollande02

 

Facebook

L'Aisne avec François HOLLANDE

 

  

 

 

 

 

 
 
 

la coopol

 

Wikio - Top des blogs    

Wikio - Top des blogs - Politique

Classement général

 

Classement local

PageRank Actuel

Paperblog

Portfolio

 


 

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés