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La Lettre de Jaurès

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Blog des socialistes de GAUCHY Aisne


J-C.Cambadélis : La réussite de ce quinquennat c’est le redressement du pays, sans être sanctionné par les marchés ni par une explosion sociale.

Publié par jean luc sur 13 Octobre 2016, 12:31pm

Catégories : #Jean-Christophe Cambadélis, #Politique, #Présidentielles 2017, #La Gauche, #Les primaires citoyennes, #Parti socialiste

J-C.Cambadélis : La réussite de ce quinquennat c’est le redressement du pays, sans être sanctionné par les marchés ni par une explosion sociale.

Retrouvez l’interview donnée par Jean-Christophe Cambadélis à Nice Matin.

Arnaud Montebourg a décidé de participer à la primaire socialiste. C’est un soulagement pour vous ?
Oui, parce que cette primaire peut démarrer. Elle sera je pense un grand succès populaire et permettra de dégager le représentant ou la représentante de la gauche de gouvernement.

En 2011, 2,7 millions de Français y avaient pris part. L’objectif est d’en avoir autant en janvier ?
Si c’est possible, évidemment. Mais nous partons tardivement. Même si nous mettons les bouchées doubles. Il nous avait fallu plus d’un an pour préparer la précédente, là nous n’avons que trois mois. Mais nous ferons tout pour qu’elle soit attractive, transparente et représentative.

Il vous reste à convaincre Emmanuel Macron d’y participer…

C’est à lui de décider. Mais je conçois que ce soit pour lui compliqué, à partir du moment où il estime n’être ni de droite ni de gauche. Donc participer à une primaire de la gauche, même de gouvernement, lui posera un problème.

En même temps, un premier tour de la présidentielle mettant aux prises François Hollande, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon serait un suicide collectif pour la gauche…
Tout à fait. C’est pour cela que j’appelle au rassemblement de l’ensemble de la gauche, car le programme de la droite est très à droite sur les questions d’identité et très libéral sur les questions sociales. Si demain la gauche était par malheur éliminée, nous aurions un pays très à droite avec des conséquences sociales incalculables.

Vous avez déclaré que l’avenir du PS était en jeu. N’est-il pas déjà mort, écartelé entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon ?
Non. Pour l’instant, il y a un effet d’optique, dans la mesure où le candidat de la gauche de gouvernement n’est pas encore connu. Le jour où nous aurons désigné notre candidat, tout le monde le soutiendra, toutes les nuances de rose seront là et ça changera le paysage.

La raison ne commande-t-elle pas à François Hollande, très impopulaire, de renoncer, pour le bien du PS justement ?
La question du désamour sera posée à tout gouvernement. Aujourd’hui, vous avez environ 30 % de citoyens pour le Front national, 35 % pour les Républicains et 10 à 12 % pour l’extrême gauche. Dans ces conditions, la popularité est très difficile à obtenir. Ceci étant, le débat doit porter non pas sur la popularité, mais sur la personne qui doit diriger la France dans les cinq années à venir et pour quoi faire. Et ça changera complètement la réflexion des Français lorsqu’ils auront devant eux un choix clair.

Si vous deviez exercer un droit d’inventaire, qu’est-ce qui a été raté et réussi durant ce quinquennat ?
Ce qui a marché, c’est le redressement du pays, sans être sanctionné par les marchés ni par une explosion sociale. La France a besoin d’un chemin équilibré pour se redresser, pas des oukases, des anathèmes et de l’exclusion. Cette touche-là, cette Hollande touch, qui est un sens de la mesure sur toutes les questions, a été mal perçue, mais elle est le seul moyen pour sortir la France de l’ornière.

Vous tapez beaucoup sur Alain Juppé en ce moment. Vous rêvez que Nicolas Sarkozy gagne la primaire ?
Moi je suis dans le ni-ni, ni Sarkozy ni Juppé. J’estime que Nicolas Sarkozy est trop à droite pour la France, tandis que Alain Juppé est nulle part et en même temps je le trouve trop à droite sur le social, mal préparé, daté et peu maîtrisé. Par rapport aux défis posés à la France, la droite n’a ni les réponses, ou quand elle les a, elles sont celles d’hier. Mais encore moins les hommes ou les femmes capables de s’inscrire dans ce juste équilibre qui est en revanche porté par François Hollande.

Vous avec vraiment le sentiment que plus on va approcher de la présidentielle, plus les Français vont prendre conscience de la radicalité des projets de la droite ?

Oui. On va passer du jugement sur le moment au jugement sur le prochain quinquennat. A ce moment-là, les Français vont comparer les programmes. Or, pour des raisons internes à sa primaire, la droite a été très violemment à droite sur l’identité, et plus encore de manière incroyable sur les questions sociales. C’est un programme autoritaire et d’exclusions, d’inégalités. D’un seul coup, les Français vont se dire « Qui ? Pour quoi faire ?». Cela va modifier totalement la donne de la présidentielle.

Propos recueillis par Thierry Prudhon

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