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La Lettre de Jaurès

La Lettre de Jaurès

Blog des socialistes de GAUCHY Aisne


Thomas Hqn : 18 juin 1940, 75 ans après, un appel immortel.

Publié par jean luc sur 19 Juin 2015, 14:02pm

Catégories : #Histoire, #Politique, #De Gaulle, #République, #l'appel du 18 juin 1940

Thomas Hqn : 18 juin 1940, 75 ans après, un appel immortel.

Alors que la France était condamnée à sombrer dans la défaite, suite à la démission le 16 juin 1940 du Président du Conseil, Paul Reynaud, le général De Gaulle, installé à Londres, prononce vers 20 heures, sur les ondes de la BBC un appel à toutes les françaises et tous les français afin d’entrer en résistance contre l’ennemi et de combattre encore et toujours l’obscurantisme. Dès lors, c’est l’espérance qui était animée en croyant « que rien n’est perdu pour la France ». Croire en une autre issue possible, en un autre destin pour la France en luttant sans concession voilà ce qu’espéraient nos compatriotes.


Dans tout le pays, des femmes et des hommes allaient s’organiser, en refusant la défaite, prêts à mourir pour que le pays des droits de l’Homme ne tombe pas dans les mains d’une barbarie sans précédant. Pauvres, riches, paysans, patrons, ouvriers, citoyens de toutes conditions ne travaillèrent que dans un seul but : une France libre et un monde de paix, en paix.
Certains donnèrent leur vie, d’autres de leur temps pour protéger, aider, abriter celles et ceux qui étaient victimes du plus grand massacre mondial. Refusant le joug de la servitude, préférant la résistance à l’obéissance aveugle et sans fondements, ils entrèrent en guerre contre l’ennemi. Cette guerre de résistance, cette guerre contre la barbarie, avait pour but de rendre au genre humain l’Humanisme qu’on lui avait arraché. Faisant tout pour empêcher la déportation et le massacre des peuples juifs, ils avaient en eux cette « flamme de la résistance française », allumée le 18 juin par le général De Gaulle. Et parfois, ils périrent.

« Où je meurs, renaît la patrie » (Aragon)

Ils périrent, en ayant préféré sauver leur pays plutôt que leur vie, en ayant préféré être altruistes, humanistes, en cherchant la lumière plutôt que de résider dans l’obscurantisme et la barbarie. Ils périrent, en ayant en eux l’idéal républicain, celui qui incombe à chaque française et à chaque français. Et 75 ans après, quel héritage en gardons-nous ? Avons-nous retenu les erreurs du passé ? Sommes-nous toujours aussi libres et éclairés ? Soixante quinze ans. Cela nous paraît bien loin, et pourtant, c’était hier. C’est l’âge d’un parent, de grands-parents. C’est aussi soixante quinze années d’évolutions, de compréhension. Et aujourd’hui ?

« Ceux qui oublient le passé sont condamnés à le revivre » (M.Gandhi/G.Santayana)

Les derniers événements nous montrent ô combien la tolérance, la diversité et son respect sont encore des notions fragiles, qui chaque jour, méritent d’être construites et consolidées. Qui chaque jour méritent un attachement particulier. Qui chaque jour méritent d’être au cœur de nos vies. Qui chaque jour, dans chaque tête et dans chaque cœur, méritent d’être inscrites à l’encre indélébile. C’est un travail sans relâche qui est à mener, pour ne jamais oublier et prendre conscience que l’Humain doit être au dessus de toute confession. C’est un travail sans relâche pour ancrer dans les consciences que l’autre pourrait être moi et que moi pourrait être l’autre. C’est un travail sans relâche pour chaque jour construire un monde de libertés, d’égalité et de fraternité. Peu importe de croire en Jéhovah, Vishnu, Mahomet, Bouddha ou bien d’autres, ce qui nous fait Homme, c’est cette chair qui nous enveloppe et ce sang qui coule dans nos veines.
Pourtant, aujourd’hui encore, l’autre est mis à l’index à cause de sa différence, rejeté à cause de sa confession, agressé, parfois même tué. Société de plus en plus individualiste, où l’on conjugue l’avoir avant l’être, le je avant le vous.

La résistance est donc un combat de tous les jours, un combat d’hier, d’aujourd’hui mais plus que tout, de demain, un combat pour éteindre les cendres encore chaudes, et prêtes à se raviver à tout moment, d’un feu de haine, de barbarie. La résistance ne doit pas mourir, ce serait nous condamner à oublier ce passé si terrible et ces millions de victimes. La résistance ne doit pas s’éteindre, ce serait faire preuve d’indifférence face aux années les plus sombres du monde. La résistance doit sans cesse s’entretenir pour construire un monde plus juste, plus humain, plus tolérant. La résistance ne doit pas être éphémère, mais immortelle, en étant l’affaire de tous, dans un but commun, celui du vivre ensemble et du respect à la dignité de tout Homme. La résistance ne s’éteindra pas mes amis, car elle porte en elle un joyau : cette flamme qui éclaire le monde, le guide vers la lumière, pour vaincre l’obscurantisme.

Thomas Hqn

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