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Lundi 6 juillet 2009

Les "zones d'ombre" de la proposition de loi vont conduire à "une généralisation du travail le dimanche" qui va "créer des injustices sociales supplémentaires", dénonce la CFDT.



Les "zones d'ombre" de la proposition de loi sur l'ouverture dominicale vont progressivement conduire à "une généralisation du travail le dimanche" qui va "créer un changement de société et des injustices sociales supplémentaires", a dénoncé dimanche 5 juillet le secrétaire général de la CFDT François Chérèque.
La proposition de loi "a tellement de zones d'ombre, tellement de zones d'ombre, que selon l'interprétation de cette nouvelle version, on aura petit à petit une généralisation du travail le dimanche dans notre pays", a estimé François Chérèque lors du "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro.

Extension des autorisations


Les députés examinent à partir de mardi et pendant cinq jours la nouvelle proposition de loi UMP sur l'extension des autorisations d'ouverture de magasins le dimanche.
Le responsable syndical a notamment dénoncé le flou qui entoure la définition des zones touristiques où les magasins seront autorisés à ouvrir le dimanche.
"Le gouvernement ne veut pas préciser ce qui est zone touristique", a-t-il déploré. "Quand vous aurez ça en région parisienne, en région marseillaise-aixoise, dans la région nordique et dans 500 villes -ou plus- touristiques, on aura une forme de généralisation du travail du dimanche sans s'en rendre compte".

"Totalement inégalitaire"


Pour François Chérèque, cette évolution "changera la vie de beaucoup de personnes" et "sera totalement inégalitaire" car certains employés seront payés double leur week-end alors que d'autres toucheront un salaire inchangé.
Cela va "créer un changement de société et des injustices sociales supplémentaires", a averti le secrétaire général de la CFDT. "On a ça en germe".

 Source : (Nouvelobs.com avec AP)
Par jean luc - Publié dans : Social - Communauté : Rassemblement de gauche...
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Lundi 6 juillet 2009

Hénin-Beaumont reste à gauche. Avec 52,3 % des voix, la liste de l'Alliance républicaine de Daniel Duquenne (divers gauche) a remporté le second tour de l'élection municipale partielle d'Hénin-Beaumont, battant la liste Front national de Steeve Briois qui recueille 47,62% .


La participation était en hausse par rapport au premier tour, avec 62,38 % de votants.


Daniel Duquenne n'avait obtenu que 20,19 % des voix au premier tour, mais la gauche dans son ensemble était majoritaire.


Salué dans la salle des fêtes par ses partisans criant "Duquenne au boulot", le futur maire de la ville a assuré que tous les points de son programme seraient appliqués.

Agression de Daniel Duquenne: "l'extrême-droite montre son vrai visage"

 

Pendant le dépouillement du scrutin, Daniel Duquenne a été agressé en sortant de la salle des fêtes d’Hénin-Beaumont. Des individus l’ont aspergé de gaz lacrymogène.


Harlem Désir, membre de la direction du Parti socialiste, a estimé que l’extrême droite avait montré dimanche "son vrai visage" après l’agression au gaz lacrymogène du futur maire d’Hénin-Beaumont, Daniel Duquenne."Je condamne avec la plus grande fermeté l’agression dont vient d’être victime Daniel Duquenne. L’extrême droite, qui se prétendait respectable, montre son vrai visage en agressant physiquement celui qui l’a battue démocratiquement", a déclaré Harlem Désir, secrétaire national du PS à la coordination, dans un communiqué. Les citoyens d’Hénin-Beaumont "ont rejeté majoritairement la perspective d’une municipalité dirigée par le Front national qui, loin d’améliorer la situation de Hénin et leur quotidien, aurait représenté un danger supplémentaire pour cette ville", a estimé par ailleurs Harlem Désir.



Arnaud Fage

Sources : le monde, France Info-AP Le Post

Par jean luc - Publié dans : Politique - Communauté : Rassemblement de gauche...
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Lundi 6 juillet 2009
Sarkozy utilise Michelle Obama pour justifier du travail le dimanche. Sarkozy utilise Michelle Obama justifier travail dimanche. Sarkozy : le travail du dimanche, c'est la faute à Michelle Obama ! - LMOUS

Quel courage ! Quand "Madame Obama veut, avec ses filles, visiter les magasins parisiens", Nicolas Sarkozy doit donner de sa personne et "passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir"... La nouvelle marotte du chef de l'Etat pour tenter de convaincre la population que travailler le dimanche, c'est vraiment chouette. Impayable...

Fini le sketch (hilarant) sur le travail du dimanche, côté gauche/droite des Champs-Elysées. Nicolas Sarkozy a entamé hier une nouvelle tournée. Maintenant, c'est à Madame Obama qu'il faut expliquer pourquoi la France est une nation de flemmards qui "végètent" (pour reprendre le terme de Patrick Devedjian) le dimanche.

Sarkozy, débaucheur en chef

"Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Madame Obama veut, avec ses filles, visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ?", s'est interrogé hier Nicolas Sarkozy à l'occasion d'une table-ronde sur le développement du quartier de La Défense. En clair, le chef de l'Etat a du demander lui-même aux patrons des boutiques de la capitale d'enfreindre la loi pour que Madame Obama puisse visiter les plus hauts lieux de notre patrimoine culturel... Une République exemplaire, puisqu'on vous le dit.

Le travail du dimanche en France... la faute à Michelle Obama !

"Tous ceux qui soutiennent le président Obama et qui ont raison, très bien. Qu'ils aillent leur expliquer pourquoi le dimanche nous sommes le seul pays où, à Paris, c'est fermé", a-t-il ajouté. Aïe, les menaces maintenant ! Ou alors pourrait-on simplement leur expliquer que comme en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne, en Autriche, au Danemark, ..., le dimanche est considéré comme un jour de repos, sans commerce, tout simplement. Mais il est vrai que ces pays n'ont pas de ville dénommée "Paris". Dont acte.

Le bonheur, si je veux...

"Avec 80 millions de touristes par an, ça fera un jour de plus où, dans les zones de tourisme, il y a aura de la croissance", a également plaidé le président, qui va "chercher la croissance avec les dents" . Et on se prend à rêver à ces flots de touristes compatissants se déversant le dimanche dans les boutiques françaises, jetant au vent les liasses des billets verts de la "croissance". Sous vos applaudissements...

 

(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

Par jean luc - Publié dans : Social - Communauté : Rassemblement de gauche...
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Lundi 6 juillet 2009
"Quand le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt." Sarkozy nous prend-il donc pour des idiots ? Se prend-il pour un sage ? Il aime attirer nos regards sur son emprunt populaire, chercher à polir son image, et séduire les électorats vert et centriste dans la perspective de 2012. Regardez donc la lune sarkozyste de plus près : une France surendettée, des riches protégés, des précaires abandonnés, et des délits de faciès en tous genre. Ajoutez-y une sombre affaire de commissions occultes, et le portrait est complet.

Masquer nos dettes
Tout le monde a compris que cette histoire d'emprunt populaire n'est qu'une opération de communication. Pour contrer les critiques contre ses incohérences fiscales et budgétaires, Sarkozy a trouvé cette idée: lancer un emprunt public, appuyé sur 3 mois de "débats" sur son utilisation. Le concept a fait flop. L'emprunt a surtout été un sujet de discorde... au sein du camp UMP. Fillon nous explique qu'il financera des projets d'avenir et "rentables" ("Il ne s'agit en aucun cas d'utiliser cet emprunt public comme une sorte de solution miracle à toutes nos difficultés budgétaires"). Guaino préfère des dépenses sociales. D'autres pensent à un second plan de relance. Gilles Carrez, le rapporteur UMP du Budget à l'Assemblée Nationale, s'inquiète du taux trop attractif qu'il faudra proposer pour séduire le public. Le débat existe, mais à droite. Dimanche dernier, "jour du Seigneur", François Fillon avait réuni quelques ministres pour lancer ce "Grenelle de l'Emprunt", et annoncer son calendrier de mise en œuvre. Rama Yade aimerait bien que l'emprunt serve à ... rénover les courts de Roland-Garros et les stades de football pour l'Euro de 2016. Luc Chatel pense plutôt à rendre les écoles écolo-compatibles ou aux "internats d'excellence". NKM parle de "numérique" (?); Valérie Pécresse aimerait que l'argent serve à la fibre optique. Martin Hirsch et Fadela Amara pensent "djeuns" et "banlieues". Même Frédéric Mitterrand y est allé de son couplet, sur la "rentabilité" d'installations culturelles, comme à Bilbao ou Conakry... En juin, c'est Noël en Sarkofrance ! Le ministre du budget a rappelé que "le gouvernement ne s'exprimera pas sur les modalités avant d'en avoir fixé le but". S'agit-il d'être prudent, ou d'alimenter un faux suspense pour occuper le terrain médiatique ?

Mercredi, le Monarque a reçu les organisations syndicales. Il fallait élargir le cercle. Les syndicats sont restés sceptiques. On a parlé des charges des entreprises, de l'accès des ex-intérimaires et des CDD au contrat de transition professionnelle, de la convention de reclassement personnalisée, et de la possibilité d'une prime pour les bas salaires. Nicolas Sarkozy a même annoncé la constitution d'une "commission, qui sera présidée par deux hautes personnalités". On attend encore un débauchage à la droite de la gauche.

Capter l'électorat vert et centriste
Une semaine après le remaniement ministériel, Nicolas Sarkozy poursuit son offensive de séduction: pour 2012, il a besoin de capter l'électorat centriste et surtout écolo. La droite s'est resserrée. Trente pour cent d'électeurs dociles qui suivent le monarque faute d'alternative. Et compte bien que le locataire de l'Elysée pour éviter qu'il y en ait.
Pour plaire aux centristes, Sarkozy adoucit son image. Rachida Dati est partie. Sarkozy veut éviter de parler haute couture et bijoux. L'expulsion de Dati à Strasbourg sert à ça: corriger l'image "bling bling" d'un Monarque en mal de popularité. Il a également débauché le trésorier du Modem, Michel Mercier, un vieil élu qui n'attendait qu'un strapontin ministériel pour finir sa carrière. Sensible aux attaques de François Bayrou sur les libertés publiques et l'indépendance des médias, il a nommé Frédéric Mitterrand, un clin d'oeil à la "gauche de Carla" qui n'effraiera personne. On attend de savoir si le ministre sera secondé par un autre Frédéric, Lefebvre et ineffable. Ce serait un mauvais signal, dans Sarkozy a aussi confié à Jean-Marie Bockel le soin d'afficher sa compassion pour les détenus et la situation carcérale. L'ex-socialiste s'est rapidement auto-administré une "piqure de rappel" en allant visiter une prison surpeuplée à Strasbourg cette semaine. Sarkozy nous enfle. Pardonnez l'expression. Les prisons débordent depuis des lustres, et l'ex-ministre de l'Insécurité n'a rien fait pour remédier au problème.

Côté écolo, l'offensive est plus puissante. Borloo sera sans doute le prochain premier ministre, après les élections régionales de 2010. Il faudra lui rappeler ses affaires de Valenciennes, sa conversion laborieuse et douteuse à l'écologie, son dilettantisme notoire. Cette semaine, Michel Rocard, nommé amabassadeur de la cause du Groenland par Nicolas II il y a deux mois, est revenu animer une conférence d'experts à Paris sur la "Contribution climat énergie" (CCE), la fameuse taxe carbone. C'est amusant, Rocard est une énigme. En septembre 2008, il fustigeait l'incompétence économique de Nicolas Sarkozy. Un mois plus tard, il se félicitait de sa réaction face à la crise. En 2009, Sarkozy pense à décembre prochain, le sommet de Copenhague sur le climat, un timing idéal pour les élections régionales de 2010. Il essaiera de nous faire oublier son misérable plan "Energie Climat" européen de décembre dernier, pour lequel il n'a soutenu aucun effort financier quelques mois plus tard.

Polir son image
Jeudi, Denis Olivennes a servi la soupe présidentielle, qui cherche à reconstruire la popularité défaillante du Monarque. Le patron du Nouvel Observateur a lui-même réalisé une interview du Monarque, sans prévenir sa rédaction. Le chef de l'Etat y confie qu'il regrette son image "Bling Bling" ("Cela correspondait à une époque de ma vie personnelle qui n’était pas facile et où j’avais à me battre sur plusieurs fronts") et ses excès verbaux-verbeux contre des journalistes. Il regrette ses emportements, s'excuse auprès de Laurent Joffrin, le directeur de Libération, se dit "choqué" par les procès en cours pour délits d'outrage à son égard.
Coïncidence, on apprenait que sa Présidence venait de réceptionner l'un des deux premiers Falcon 7X flambants neufs (coût 50 millions de dollars). Et dans la même interview, Sarkozy compare l'humour de Stéphane Guillon à celui de Jean-Marie Le Pen. Il voudrait donc nous faire croire qu'il a changé, ... comme un certain 14 janvier 2007. A l'époque, adoubé par les militants UMP, il avait livré un discours sur le thème du changement: "J'ai changé". La France et les médias découvraient incrédule un Sarkozy faussement calme. Polir l'image présidentielle est l'axe stratégique des prochains mois de l'équipe élyséenne. Franck Louvrier, le conseiller communication du monarque, a envoyé ayux patrons de presse un joli fascicule en papier glacé sur le discours de Versailles. France 5 va prochainement diffuser un documentaire hégériaque sur Sarkozy. L'Express relate comment Sarkozy s'ouvre "à de nouveaux horizons culturels". Suivrait-il la voie de Jacques Chirac, féru d'Asie et des arts premiers ? Samedi, le voici au carré Marigny, en face de l'Elysée, en train d'acheter des timbres de collection sur un marché.

Sarkozy veut être populaire, à l'approche de nouvelles secousses sociales, des prochaines élections régionales, et d'une crise dont la sortie n'est pas prévue avant 2010.

Oublier les délits en cascade
Mardi, l'Assemblée Nationale a adopté sa fameuse loi "anti-bandes", proposée par Christian Estrosi. Un dispositif inutile, basé sur le soupçon plutôt que le constat. Les polices de France pourront prochainement appréhender des groupes de jeunes sur la base d'un nouveau délit de faciès. Henri Guaino, le conseiller spécial du président, a pu juger des tensions en banlieues. Il s'est rendu caché à la Cité des Mureaux, à Montfermeil, un lieu devenu symbolique des banlieues difficiles et, du coup, très visité par des "people" politiques en mal d'expérience "terrain". La voiture de police qui l'abritait s'est faite caillasser.

L'UMP elle s'est fait prendre la main dans le sac : un vrai délit de racolage électoral actif. A peine la réduction de la TVA (de 19,6 à 5,5%) sur la restauration est-elle entrée en vigueur que le parti de Xavier Bertrand a envoyé aux quelques 120 000 restaurateurs un bulletin d'adhésion à l'UMP... Et comment l'UMP a-t-elle obtenu leurs coordonnées ? Luc Chatel, toujours porte-parole du gouvernement mais nouveau ministre de l'Education Nationale, a été pris en flagrant délit de ... contradiction. Alors qu'il défend la politique de l'emploi du gouvernement chaque mercredi à l'issue du Conseil des ministres, on apprenait qu'environ 30 000 auxiliaires et d'emplois de vie scolaire n'ont pas été renouvelés le 30 juin dernier.

Oublier le Karachigate
Il y a 15 jours, Nicolas Sarkozy a voulu balayé d'une phrase ("c'est une fable") l'affaire dite du Karachigate. L'un des avocats des familles des victimes de l'attentat de Karachi du 8 mai 2002 avait révél que les juges suspectaient non plus la piste islamiste mais une vengeance du Pakistan, suite à l'arrêt du versement de commissions à leurs intermédiaires dans le cadre de la vente de 3 sous-marins français en 1994. Un ancien juge a contesté cette version. Reste que l'étau semble se resserrer autour du camp Balladur de l'époque: il est un soupçon que personne ne conteste, à part les intéressés eux-mêmes, celui du versement de commissions occultes, via cette vente d'armes (et de quelques autres), à la campagne présidentielle du candidat Balladur en 1995. Nicolas Sarkozy était son directeur de campagne. Et son équipe ne pouvait compter sur le soutien financier du RPR, tout engagé aux côtés du rival Chirac. En 1994, la France de Ballaudur, via la Direction des Constructions Navales (DCN), vend 3 sous-marins au Pakistan, mais aussi des frégates à l'Arabie Saoudite, en 1994 pour 2,9 milliards d'euros. D'après l'ancien directeur financier de la DCN, Gérard-Philippe Menayas, Edouard Balladur aurait imposé deux intermédiaires à la DCN dans cette vente de sous-marins, dont l'un est "suspecté de longue date par les services secrets français de s'être livré à des activités illégales (blanchiment, trafic de drogue et d'armes...), mais aussi d'entretenir des «relations financières» avec l'ancien premier ministre Edouard Balladur". Au Nouvel Observateur, Nicolas Sarkozy défend sa cause: "Cela devrait vous rassurer d’avoir un président pointilleux sur les questions d’honnêteté." La justice devrait entendre Edouard Balladur sur cette affaire. Attentat ou pas, le versement de commissions occultes pour financer une campagne politique n'est pas autorisé. Il faut parfois rappeler certaines vérités. Les comptes de campagne d'Edouard Balladur, validés, restent discrets sur le sujet.

Oublier la crise
Vendredi, Laurent Wauquiez, le secrétaire d'Etat au Chômage a annoncé vouloir faire financer par le pôle emploi le permis de conduire de 0,006% des chômeurs prévus cette année, soit 20 000 personnes. Bel effort ! "Il faut aller beaucoup plus loin pour que le manque de mobilité ne soit plus un obstacle" a-t-il estimé. On se félicitera quand mêeme que le budget consacré aux aides à la recherche d'emploi (notamment pour la prise en charge des billets de train ou d'un déménagement) a été doublé de 40 à 80 millions d'euros en 2009. Il y a à peine 6 mois, le même Wauquiez estimait à 150 000 le nombre de dermandeurs d'emploi dans le besoin d'aide à la mobilité. En juillet 2009, les ambitions ont été revues à la baisse... Mercredi dernier, Sarkozy a enjoint les partenaires sociaux de renforcer l'indemnisation des salariés victimes de la crise. Il pensait surtout aux contrat de transition professionnelle (CTP), voire de rapprocher la convention de reclassement personnalisé (CRP) du CTP". Et lui, il attend quoi ? Qu'on soit tous dans la rue ?

Oublier avant tout
Sarkozy a encore deux ans pour faire oublier beaucoup de choses : ses déclarations sur les enseignants-chercheurs incompétents, son fichier Edvige, ses centres de rétentions, les franchises médicales pour tous pour financer le bouclier fiscal de quelques-uns, son "offre raisonnable d'emploi" qui expulse les chômeurs de leurs droits, son RSA qui flique leurs revenus, ses sanctions contre les préfets récalcitrants, le pantouflage de ses proches conseillers, son discours sur l'homme africain, sa diplomatie nucléaire auprès des dictatures de la planète. Nicolas Sarkozy doit faire oublier l'échec de sa rupture. La crise lui en a fournit le prétexte. Il peut célébrer le modèle social français qu'il voulait détruire tout en continuant de l'affaiblir par petites touches. L'électeur sarkozyste devra se demander si précipiter au chômage les seniors de plus de 58 ans est chose raisonnable, si lécher le cercueil d'Omar Bongo malgré les sifflets était bien nécessaire; si la défiscalisation des heures supplémentaires n'était pas la pire idée de la décennie. L'électeur sarkozyste a quelques mois encore pour juger s'il fallait acheter un nouvel Airbus présidentiel, ou claquer la bise à Poutine quelques heures avant que ce dernier n'envahisse la Géorgie; si l'éthique était au rendez-vous de cette présidence. Bref, l'électeur sarkozyste devra faire preuve de lucidité.

Ami sarkozyste, où es-tu ?

Par
Sarkofrance


(Copyright : le dessin est de Louison)
Par jean luc - Publié dans : Politique - Communauté : La Gauche
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Dimanche 5 juillet 2009
Libération. Ces jours-ci, nombre de socialistes lancent ou relancent leur club ou leur courant. Pourquoi un tel degré de fragmentation ?


« Chacun des initiateurs de ces clubs présente son initiative comme la pierre angulaire de la reconstruction du PS. Mais on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une étape supplémentaire de la décomposition... En résumé, pour rassembler, chaque socialiste fonde une écurie supplémentaire ! Tout cela étant motivé par l’objectif d’une candidature de plus. Tant que chaque socialiste considèrera que si rassemblement il doit y avoir, celui-ci devra s’opérer autour de lui, nous aurons un problème. »

Avec le recul, comme analysez-vous la gifle reçue par le PS aux européennes ?

« C’est un échec auquel on ne doit pas donner plus de portée qu’il n’en a, d’autant que 60% des électeurs ne sont pas venus voter. Mais il ne faut pas non plus l’esquiver. J’observe que la gauche n’a pas perdu de voix par rapport à 2004 mais à gauche, nous étions ceux qui donnaient le moins envie. »

La campagne du PS n’était donc pas suffisamment à gauche ?

« Nous n’avons pas donné envie aux classes populaires de se déplacer pour voter. Ni à ceux qui avaient décidé de voter à gauche de le faire pour des candidats socialistes. Le PS appelait à battre Barroso, alors qu’il fait partie d’un groupe socialiste européen qui pourrait appeler, en octobre, à reconduire le même Barroso ! C’est cette indifférenciation avec la droite que nous payons. »

La réaction de Martine Aubry après la défaite a-t-elle été à la hauteur ?

« C’est à la fin 2009, au vu de l’état de notre projet et du rassemblement de la gauche, que nous pourrons voir si nous avons réussi à extraire le PS des sables mouvants dans lequel il se plonge depuis quelque temps. Martine Aubry a choisi de privilégier deux axes : celui du projet, et celui du rassemblement de la gauche dans une « maison commune ». Je suggère ne pas attendre l’après-régionales, comme nous avons attendu l’après-européennes, pour parler rassemblement avec nos partenaires de gauche. Ce serait la quasi certitude qu’il n’y aura pas de rassemblement en 2012, et donc pas de victoire. »

Comment aborder ces régionales ?

« Les socialistes, les Verts, les communistes et le Parti de gauche cogèrent 20 régions sur 22. Là où les élections européennes justifiaient des approches politiques distinctes, je ne vois pas de clivage évident pour les régionales. Il me semble assez logique que la question de listes communes soit posée, et qu’on aborde tous les sujets, de fond comme de gouvernance. D’autant que l’électorat de gauche réclame partout l’unité »

Vous voulez dire que des Verts ou des communistes pourraient présider des régions ?

« Le meilleur moyen de gagner les régionales et de favoriser le rassemblement de la gauche pour 2012, c’est de poser la question. Le fait que certaines régions soient présidées par des partenaires du PS n’est pas un tabou, et ne me choque pas. Nous devons le leur proposer. Un gouvernement de rassemblement de la gauche où ne figureraient que des ministres socialistes ne serait pas très sérieux... »

Que faites-vous des présidents de région, qui pour la plupart se représentent et à qui Martine Aubry vient de conférer « l’autonomie » pour leurs listes ?

« Il n’y a pas de syndicat des présidents sortants ! Ceux-ci sont tous légitimes. Mais les présidents de région ne sont pas uniquement préoccupés par leur réélection personnelle, ni totalement indifférents à la présidentielle de 2012. Si on ne s’intéresse qu’à son propre sort, cela veut dire que le PS n’existe plus. »

Et l’alliance avec le Modem, au sujet duquel Vincent Peillon, qui invite Marielle de Sarnez à l’université d’été de son courant, appelle à en finir avec l’« hypocrisie » ?

« Il serait impensable de s’associer à une formation qui pourrait, selon les régions, faire l’appoint avec l’UMP ou le PS, et qui siège avec le groupe libéral au Parlement européen ! Les socialistes seraient ridicules s’ils constataient que ceux qu’ils ont invité à la tribune, négocient plus tard avec l’UMP pour prendre une région à la gauche. Il faut donc que le Modem clarifie sa position. Appartient-il au camp des progressistes ou pas ? »

Quelle est votre position sur les primaires ?

« Que les primaires soient ouvertes aux électeurs de gauche, c’est une bonne idée, et je la défendrai. A condition qu’il y ait un projet commun derrière. Il nous faut trancher toutes les questions sans réponse, comme le libre échange absolu, la redistribution de la richesse, la propriété dans l’économie, la planification pour domestiquer l’évolution de notre environnement... Sans projet commun clivant avec le bilan et l’idéologie de la droite, les primaires n’auraient pas de sens. »

Serez-vous candidat ?

« Non. Ce qui m’intéresse c’est de battre Sarkozy en 2012. »

Comment vivez-vous votre non réélection au Parlement européen ?

« Comme un échec. Mais je ne vais pas gémir sur le sort d’un député européen non réélu. »

Pourquoi être resté porte parole du PS ?

« A la demande de la première secrétaire, de nombreux dirigeants et de mes amis politiques. Ceux- ci considéraient qu’une démission aurait rajouté à la crise du PS, et favorisé une lecture que certains veulent donner à notre échec en expliquant que nous avons perdu à cause de la ligne politique de Benoit Hamon. »

Cette ligne, justement, l’assumez-vous toujours ?

« Je n’ai jamais renoncé à la défendre. Et je ne crois pas, d’ailleurs, que la crise me donne tort. »

Par jean luc - Publié dans : Parti socialiste - Communauté : Les blogs socialistes
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Samedi 4 juillet 2009

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Présidente d'Unimair, Claudine Ledoux, Maire de Charleville, avait convié Jean-Jacques Thomas à clore les travaux de l'assemblée générale de l'association des élus socialistes et républicains des Ardennes. Venu en voisin, l'élu axonais avait à plancher sur la réforme territoriale défendue par le Président de la République. Revenant sur « la claque des Européennes » et la nomination de Brice Hortefeux au Ministère de l'Intérieur, il estima en préambule que ces deux événements renforcent Nicolas Sarkozy dans sa volonté de « réduire au silence les derniers contre-pouvoirs que constituent pour le gouvernement les Régions et les Départements ».
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« Et quel meilleur moyen, ajouta-t-il, que de réduire leurs budgets, de les asphyxier, comme c'est le cas, par des transferts de charges non compensées.» De même, la suppression de la taxe professionnelle amena l'élu thiérachien à défendre un taux unique pour l'intercommunalité et une affectation différenciée pour les Régions et les Départements. Pour les Conseils généraux, justement en raison des compétences transférées par l'Etat, il demanda le « recours à la CSG dans la mesure où les impôts départementaux ne suffiront pas à financer les besoins ».

Toutefois, Jean-Jacques Thomas insista sur la nécessité d'imposer sur les modèles allemands et britanniques une péréquation entre communes, départements et régions riches et communes, départements et régions pauvres. « Est-ce un crise de lèse-majesté que d'imaginer, s'interrogea-t-il, que Neuilly puisse payer pour Signy-le-Petit ? ». Pour le Membre du Conseil national du PS, il ne peut, en effet, y avoir de réforme territoriale sans réforme fiscale.

Quant au projet de fusionner région et département, il diminuera l'efficacité publique tout en aggravant les inégalités entre les territoires. « Le Conseil régional, demanda-t-il, a-t-il pour vocation à n'être qu'une fédération de cantons ? A contrario, la proximité des Conseillers généraux renforce leur action au service des concitoyens. » Pour lui, « le problème n'est ni la taille des régions, ni le nombre de collectivités, mais bien les ressources que le Gouvernement voudra bien leur laisser alors qu'aujourd'hui elles représentent 73 % de l'investissement public ».



Par jean luc - Publié dans : Territoires - Communauté : Les blogs socialistes
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Samedi 4 juillet 2009
Le gouvernement considère avec une fausse naïveté que les consommateurs seront les seuls arbitres de la baisse des prix dans la restauration. Cette baisse devrait être, théoriquement, consécutive à la diminution de la TVA de 19,6 % à 5,5 %. Depuis quelques jours, les informations diffusées aux médias expliquent que la vigilance des consommateurs fera office de contrôles. Qui peut croire à ce mensonge ? Aucun mécanisme de contrôle n’a été mis en place. Il n’y a aucune garantie effective quant à la baisse des prix dans la restauration. Il en va de même pour les créations d’emplois. Aucune contrepartie vérifiable n’a été demandée.

Le Parti socialiste dénonce avec force l’opération électoraliste du gouvernement qui a avant tout choisi s’attirer les faveurs des professionnels de la restauration. C’est ce que confirme l’envoi aux restaurateurs de bulletins d’adhésion à l’UMP.

La baisse de la TVA dans la restauration ne sera donc ni synonyme de baisse des prix pour le consommateur, ni source de création d’emplois, contrairement aux promesses de Nicolas Sarkozy.

à lire : Baisse de la TVA à 5,5% : Le gouvernement pavoise et l'UMP recrute des militants restaurateurs !


Par jean luc - Publié dans : Billet d'Humeur - Communauté : Les blogs socialistes
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Samedi 4 juillet 2009
Seule mesure emblématique du gouvernement, la TVA à 5,5% donne lieu à l'UMP à des scènes de bonheur et de réjouissance comme on en a pas vu depuis la libération de Paris en août 1944.


"Le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli a célébré dans la nuit de mardi à mercredi le passage de la TVA dans la restauration de 19,6 à 5,5% dans un établissement parisien avec les organisations professionnelles.

Symboliquement les 12 coups de minuit qui marquaient l'entrée en vigueur du taux réduit de TVA, réclamé depuis 17 ans par la profession ont été sonnés devant M. Novelli par le personnel de l'Alsace, une brasserie des Champs-Elysées. - Source Courrier Picard

Ainsi, on apprend que "Christine Lagarde et plusieurs ministres ont salué mercredi la baisse de la TVA dans la restauration en France en jouant les clients dans quelques établissements parisiens ayant choisi de réviser leurs tarifs."

A l'heure du déjeuner, la ministre de l'Economie est venue le vérifier lors d'une visite au pas de course dans une petite brasserie, un café de prestige et un restaurant d'une grande chaîne situés au centre de Paris.

Quand on lui fait remarquer "que cette mesure a été mise en place "sans aucune garantie effective" quant à la baisse des prix et aux emplois créés, Christine Lagarde répond qu'un restaurateur qui annoncerait des baisses de prix sans les appliquer tomberait sous le coup d'un article du code de la consommation contre les informations trompeuses. Pour le reste, dit-elle, "la meilleure sanction, c'est le consommateur" ... / ... - Source Reuters/Yahoo

Ecoutant Hervé Novelli cette semaine dans une émission sur France3 à l'Assemblée Nationale, nous avions bien noté qu'une partie de la baisse de la TVA avait pour but d'améliorer les salaires des personnels de la restauration.

Un comité de suivi a été mis en place. Il rendra compte de ses travaux tous les 6 mois, et sera composé de représentants des neuf organisations professionnelles et des pouvoirs publics, de personnalités qualifiées et de quatre parlementaires. Il devra veiller au respect des quatre engagements pris par les restaurateurs en matière de baisse des prix (qui devrait intervenir dès mercredi), de hausse des salaires, d'embauche (40.000 emplois supplémentaires en 2 ans) et de modernisation.

D'ailleurs : Le secrétaire d'Etat a également annoncé qu'il rencontrerait dans les 10 jours les organisations de salariés pour faire en sorte que les négociations reprennent.

Il est temps, car : Les employés de la restauration ne bénéficieront pas d'une hausse des salaires liée à la baisse de la TVA entrant en vigueur mercredi. Selon plusieurs syndicats, les négociations engagées en ce sens avec le patronat "sont en cours" depuis deux mois. L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH, principale organisation patronale) se donne jusqu'au 31 décembre pour tenter d'aboutir à un accord. - Source AP/Yahoo

Toujours attentif à faire "briller" cet authentique avancée du pouvoir d'achat et de revalorisation des salaires : Le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli a adressé ce lundi un courrier aux 120.000 restaurateurs français pour leur rappeler les engagements de la profession en échange de la baisse de la TVA de 19,6 à 5,5% dès le 1er juillet.

Il n'a pas été le seul à leur écrire puisque l'UMP de son côté s'est fendu d'un tract envoyé aux mêmes restaurateurs que nous avons retrouvé sur son site


Réaction de certains restaurateurs : Des restaurateurs se sont émus mercredi d'avoir reçu un tract de l'UMP vantant le rôle de Nicolas Sarkozy dans le passage de la TVA à 5,5% et se doublant d'un bulletin d'adhésion au parti présidentiel.



... / ... Le parti a confirmé avoir envoyé auprès des restaurateurs, cafetiers et autres traiteurs un tract estampillé UMP ayant pour titre "TVA à 5,5% engagement pris, promesse tenue", accompagné d'un bulletin d'adhésion à l'UMP.

Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, a affirmé que son mouvement assumait "totalement cet envoi". "Ca ne me paraît pas choquant", a-t-il déclaré à l'Associated Press. "Nous avons tenu nos engagements de campagne. Les restaurateurs sont invités, s'ils le souhaitent, à adhérer à l'UMP ... / ... AP/Yahoo

Et ceux qui ne le souhaiterait pas, il auront affaire au "comité de suivi" ?


L'UMP a également créé un espace Facebook " TVA à 5,5% : Engagement pris, promesse tenue ! " où quelques comparses se sont inscrits et déclarent



"vive le cafe a 1 euro .....pour aller plus loin que la tva a 5.5%"

"mon pére ayant son propre restaurant on aprècie.mais cette réforme ne va pas tant profitè que sa au restaurateur car une rèduction de charge leur est supqimé"

"Fils de restaurateur, je ne pouvais faire moins que rejoindre le groupe. On ne peut en effet accepter qu'un fleuron de notre industrie, générateur d'emplois, soit pénalisé par une TVA anormalement élevée. Cette industrie, portée au rang d'un art par les grands ( et les moins grands ) chefs méritait cette reconnaissance. Je félicite Nicolas Sarkosy et l'UMP à travers son président et ami, de s'être battus pour que cette mesure aboutisse. Bravo !"

"Bonjour à tous, merci merci merci .... ns sommes saisonniers en station, ce depuis 15 ans nous n'avons pas recus en héritage notre & nos affaires, c'est à la force du poignet avec ou sans neige que nous avons dû travailler, sans aide des banques ni de l'administartion, si je regarde aujourd'hui le temps passé, les risques encourus ainsi que les embuches que nous avons subis depuis 15 ans, c'est vraiment un luxe d'etre à son compte dans la restauration... que nos détracteurs viennent travailler avec nous pour voir, ce que je veux dire c'est que grace cette mesure, nou allons efin embaucher du personnel en CDI, et peut etre meme pouvoir se payer sans vivre sur notre affaire. Ce qui est grave, c'est qu'il faut encore se justifier meme apres 15 ans d'activité avec ds hauts comme avec des bas, alors messieurs les élus du peuple, à qd une reforme du systeme bancaire, avec des partenaires qui aident vraiment les entreprises, pas qui les coulent !!!"

Au delà de cette liesse, il est intéressant de lire le point de vue de Denis Clerc, économiste, dans la revue Alternative économique

" ... / ... en 2006, 155 000 salariés de l'hôtellerie-restauration, soit près d'un sur cinq, étaient des "travailleurs pauvres", c'est-à-dire qu'ils vivaient dans des foyers touchant moins de 60% du revenu médian. C'est le taux de pauvreté le plus élevé de toutes les activités salariées. Certes, ce n'est pas seulement une question de niveau de salaire, mais largement une question de temps de travail: la branche emploie énormément de salariés à temps partiel (31,2% pour les seules entreprises de dix salariés ou plus) et le temps partiel est la cause première de la paupérisation laborieuse. Malheureusement, les négociations en cours ne portent pas sur une réduction du nombre de ces emplois paupérisants.

L'important aux yeux du gouvernement semble être que le nombre total d'emplois progresse, quelle que soit leur qualité. Mais ces nouveaux emplois auront un coût exorbitant pour le contribuable: 2,4 milliards d'euros pour 20 000 emplois non aidés, cela représente une subvention de 120 000 euros par emploi, alors qu'un emploi coûte en moyenne, cotisations so-ciales comprises, 40 000 euros par an... On ne peut que s'étonner de la schizophrénie de cette politique à l'heure où est lancé le revenu de solidarité active (RSA), qui coûtera presque deux fois moins cher au budget de l'Etat: le RSA vise à réduire la pauvreté laborieuse, alors que la baisse de TVA dans la restauration risque de l'accroître ... / ... "

Par contre, en ce qui concerne le RSA :

"Depuis le début de la semaine, les dossiers de RSA (revenu de solidarité active) commencent à être enregistrés par la Caisse d’allocations familiales du Val-de-Marne. Depuis le 1er juin en effet, les personnes en difficulté peuvent engager des démarches pour toucher le RSA, la CAF se chargeant de sa mise en oeuvre. Pourtant, sur les 80 000 bénéficiaires de l’aide dans le département, 14 000 personnes sont toujours inconnues des services de la CAF ... / ..." - Source Le Parisien

"En Seine-et-Marne, les services du département et de la Caisse d’allocations familiales (CAF) avaient estimé à environ 26 000 le nombre de travailleurs pauvres qui pouvaient prétendre à ce complément de salaire. A ce jour, ils sont seulement 3 262 à avoir déposé leur dossier, qui vient d’être accepté ... / ... " - Source Le Parisien

Bah ! Avec un tract d'information muni d'un bulletin d'adhésion à l'UMP, il ne fait nul doute que les demandeurs du RSA vont immédiatement comprendre et découvrir le goût de la "fête" comme les propriétaires de restaurants ...


Mise à jour de 18H45


Savez-vous que le gouvernement a mis en place un compte Adwords et propose des liens commerciaux (payants) aux intenautes. En effet, il suffit de taper "baisse de la TVA" et ses variantes pour obtenir comme résultat (voir ci-dessous) le site TVA-Restauration

Capture réalisée à 18H30.

Ce site a été réalisé pour le MINEFI (voir mentions légales )

Ce qui signifie que le Ministère des finances à trouvé les moyens de se faire réaliser un site Web de propagande (quel prix de réalisation pour quelle durée ?) et qu'à chaque fois qu'un internaute clique, il cède de : 10 centimes à plusieurs Euro avec NOTRE ARGENT (A multiplier par 1000 10 000 20 000 clics ?) En période de crise économique et de caisses vides c'est vraiment un "excellent exemple" d'utilisation de l'argent du contribuable !!!!!


Par Slovar

à lire : Baisse de la TVA dans la restauration : le gouvernement se moque des consommateurs avec une opération de nature électoraliste
Par jean luc - Publié dans : Sarkoland - Communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 3 juillet 2009
L’initiative de Luc Châtel présentant à la sauvette, un amendement technique à propos du sort des emplois de vie scolaire relève de l’improvisation et du bricolage.

Cette méthode cavalière au regard des droits du Parlement ne règle en rien la situation des accompagnants scolaires d’ores et déjà évincés dans leurs missions depuis quelques jours. Elle entretient la confusion entre EVS (Emplois Vie Scolaire) et AVS  (Auxiliaires de Vie Scolaire) et néglige la spécificité de ces derniers.

Elle témoigne d’une incapacité du gouvernement à définir et à proposer une politique claire dans ce domaine.

Répondant à l’indignation de la gauche et des personnels, le gouvernement n’a pas compris les enjeux de la suppression des auxiliaires de vies scolaires.

Au-delà de la question de la pérennisation et de la professionnalisation des personnels, c’est bien la problématique de l’enfant en situation de handicap qui doit être cœur du débat. Il ne s’agit donc pas d’étudier au cas par cas, comme le souhaite le ministre, la situation de tel ou tel personnel mais de savoir si le gouvernement souhaite enfin appliquer la loi du 11 février 2005 qui a reconnu l’existence d’un droit à la scolarisation pour tout enfant en situation de handicap en milieu ordinaire. Il s’agit de savoir si 4 ans et demi après le vote de cette loi, le gouvernement se donne les moyens d’offrir ce droit aux enfants handicapés.

Le rôle des accompagnants scolaires est primordial pour l’égalité d’accès à l’éducation et à la formation en milieu ordinaire, et donc pour la lutte contre la discrimination.

Le Parti socialiste demande donc au gouvernement d’assurer, sérieusement et non au cas par cas, la pérennité des missions des AVS. Plus largement, il convient de sortir tous les accompagnants scolaires de la précarité et donc de créer de vrais métiers d’accompagnement permettant de prendre enfin en compte les besoins et les temps des enfants et des adolescents.


Charlotte BRUN,
Secrétaire nationale aux personnes handicapées,
aux personnes âgées et dépendantes

Par jean luc - Publié dans : Education Nationale - Communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 3 juillet 2009

Connaissez-vous Guillaume Sarkozy ? C’est un des frères de Nicolas. C’est aussi le DG de Médéric, un groupe d’assurance-santé, assurance-retraite… Il y a quelques années, Guillaume dirigeait une entreprise de textile. Mais il a cessé cette activité et s’est reconverti dans l’assurance santé. C’est plus rentable. D’autant que Guillaume a des projets pour développer son affaire et il connaît quelqu’un de haut placé, qui peut l’aider à réaliser ses projets.

Il y a trois ans, dans La Tribune, Guillaume Sarkozy expliquait qu’il fallait s’attendre « à des bouleversements majeurs dans le domaine de la santé. La réforme Douste-Blazy n’a pas eu le succès escompté en ce qui concerne les équilibres financiers. D’autres réformes seront nécessaires. Elles donneront aux assureurs complémentaires un rôle de plus en plus important

Sans trahir de secrets de famille (qu’est-ce que Nicolas a promis à Guillaume en coupant le gigot dominical ?), on voudrait en savoir plus : quels sont les “bouleversements majeurs” auxquels il faut s’attendre en matière de financement de la santé ? La “petite” franchise que Nicolas Sarkozy a créée en début de mandat n’est-elle qu’un premier pas vers de gros déremboursements ?

Pour développer un business très profitable pour certains, le gouvernement va-t-il diminuer les remboursements et le niveau des retraites, et inciter ceux qui le peuvent à se tourner vers des assurances privées ?

Certains Sarkozystes fervents vont m’accuser de faire à Nicolas et Guillaume un procès d’intention. Mais dans son édition du 4 juin 2008, Le Monde faisait état d’un document confidentiel qui permettait de bien comprendre les intentions de Guillaume Sarkozy :

« La Caisse des Dépôts, la CNP et le groupe de protection sociale mutualiste Médéric, qui est dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat, veulent créer une filiale commune spécialisée dans le financement des retraites.

Les discussions autour de la Loi Fillon, prévues cet été, les incitent à aller vite. Un document de travail daté du 16 mai et estampillé “confidentiel”, relève que, en 2020, les non-cadres subiront une baisse de 5 % du taux de remplacement pour une carrière complète et les cadres subiront une baisse de 20 %.

Les grandes lignes de ce projet de partenariat sont posées : la création d’une “nouvelle entreprise d’assurance“, qui proposera “un bilan retraite et des services adaptés, en phase d’épargne (…) et au moment de la retraite“ aux salariés. L’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros en 2019. Les futurs partenaires se fixent “des taux de rentabilité raisonnables sur le long terme.“

                                                            Le Monde du 4 juin 2008

 

Un grand nombre de médecins, de professionnels de santé et d’associations de malades disent aujourd’hui leur inquiétude. Car les propos de Guillaume Sarkozy ne sont pas les seuls à inquiéter : en septembre 2006, quand Les Echos demandaient à François Fillon si les problèmes de dépendance des personnes âgées ne devraient pas être mieux pris en charge par la Sécurité Sociale, François Fillon expliquait que “la bonne piste est de compléter le système actuel avec des dispositifs d’assurance privée“.

Et tout récemment encore, Nicolas Sarkozy rappelait sa volonté de réformer les retraites et sa volonté de “développer d’autres formes de protection“ :

« C’est une révolution discrète mais profonde du système de santé qu’a esquissée Nicolas Sarkozy, jeudi 4 juin. (…) M. Sarkozy a affirmé qu’à l’avenir “les régimes de base ne pourront pas tout financer”.

“Je souhaite que soient confiées de nouvelles responsabilités aux organismes complémentaires”, a expliqué le chef de l’Etat, qui confirme ainsi son intention de parvenir à un désengagement progressif de l’assurance-maladie obligatoire (…).

“La solidarité nationale continuera de remplir sa mission, a prédit le chef de l’Etat. Mais à ses côtés, d’autres formes de protection sont appelées à se développer.”

                                                       Le Monde du 4 juin 2009

 

Aux Etats-Unis, le modèle de Nicolas Sarkozy, les dépenses de santé sont deux fois plus importantes qu’en France (en proportion du PIB) mais l’essentiel de ces dépenses ne sont pas remboursées par l’Etat. C’est aux individus de s’assurer. Du coup, malgré des dépenses de santé deux fois plus importantes que les nôtres, l’espérance de vie est plus faible aux Etats-Unis qu’en France car des millions d’Américains n’ont pas de quoi se faire soigner et meurent prématurément.

Le système est très profitable pour les dirigeants et les actionnaires des sociétés d’assurance mais «47 millions d’Américains n’ont aucune protection sociale et les problèmes de santé sont la première cause de faillite personnelle » expliquait le correspondant à New York du journal Les Echos le 6 novembre 2006. Quand ils ont un gros problème de santé, tous ceux qui n’ont pas de couverture sociale doivent vendre le peu qu’ils ont et s’endetter plus que de raison… Est-ce vers ce modèle que veut nous amener Nicolas Sarkozy ? Tant pis pour ceux qui n’auront pas les moyens de s’assurer !

 

Une question de dignité

Pour moi, ce point est fondamental. Il ne s’agit pas seulement d’économie dans le sens classique du terme. Avec les questions de santé, de retraite et de dépendance, on touche à la dignité humaine dans ce qu’elle a de plus concret : mon père est mort il y a quelques années après avoir vécu un mois dans une unité de soins palliatifs où tout a été fait pour éviter qu’il ne souffre. Il y a été admis sans qu’on lui pose aucune question sur son niveau de revenu.

 

soins-pallaitifs.1246545106.jpg

Si Nicolas Sarkozy et ses alliés mettent en place un système de retraite et un système de santé à l’américaine, seuls les plus riches pourront avoir une fin de vie digne. Les autres, ceux et celles qui auront déjà galéré toute leur vie avec de faibles revenus, seront relégués dans des mouroirs ou des hôpitaux de seconde classe.

En matière de retraites et de santé, quels sont vraiment les projets de Guillaume et de Nicolas Sarkozy ? On a vu hier que, si l’on s’attaquait vraiment au chômage et si l’on rééquilibrait le partage salaires/bénéfices, on pourrait dégager de nouvelles marges de manœuvre pour financer la protection sociale. On aimerait que le Parlement organise un débat transparent sur cette question fondamentale.

 

Pierre LARROUTUROU

http://crise-europe.blog.lemonde.fr/

Par jean luc - Publié dans : Solidarité-Santé - Communauté : Résistance 2007
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