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Samedi 14 novembre 2009

Par jean luc - Publié dans : Régionales 2010 - Communauté : Les blogs socialistes
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Samedi 14 novembre 2009

Les crédits de l’accès à la culture, destinés aux publics défavorisés, aux actions de proximité, à la démocratisation de la culture… vont subir une baisse de 10 millions d’euros, soit -15%. C’est la poursuite d’un scandaleux désengagement engagé depuis plusieurs années, alors que le Président de la République proclame qu’il veut lutter contre les inégalités d’accès.

Pour la création, la baisse continue et touche tous les domaines : arts plastiques, spectacle vivant, création littéraire, industries culturelles… Rapportés à l’inflation, les crédits du spectacle vivant connaissent une baisse réelle, alors que les besoins sont immenses et les problèmes urgents. Le ministère de la culture n’a tiré aucun enseignement des entretiens de Valois. Son nouveau Ministre, qui se veut le défenseur des artistes et de tous les créateurs, sacrifie les artistes sur l’autel d’une austérité qui ne dit pas son nom.

Certes un effort a été fait pour le patrimoine, qui reçoit 100 millions d’euros de plus. Mais il s’agit simplement d’un rattrapage destiné à réparer les dégâts commis par la droite depuis plusieurs années. C’est elle qui avait sabré dans des proportions gigantesques les crédits de restauration et d’entretien des monuments historiques.

Pendant ce temps la RGPP (révision générale des politiques publiques) ratiboise l’administration culturelle, et l’Elysée a créé auprès de lui un conseil de la création artistique chargé de dévitaliser le ministère de la culture au moment où celui-ci fête son cinquantenaire, et de satisfaire les caprices du Prince.

Le Parti socialiste condamne cette politique nocive pour les arts et pour les Français, dont les moyens d’accès à la culture se trouvent tous les jours davantage limités.


Sylvie ROBERT,
Secrétaire nationale à la Culture

Par jean luc - Publié dans : Culture - Communauté : Les blogs socialistes
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Samedi 14 novembre 2009

Les chiffres du PIB publiés aujourd’hui révèlent une variation de +0,3%, variation de même ordre que celle du second trimestre.

Comme pour le deuxième trimestre, ce chiffre s’explique par la hausse des exportations (+2,3%), tirées par les plans de relance étrangers et la reprise dans certains grands pays. Par contre, la consommation stagne (0% de variation) et l’investissement des entreprises continue de reculer (-0.7%). Comme pour le second trimestre, sans la croissance des exportations, le PIB reculerait.

La reprise est loin d’être là. La croissance sur l’ensemble de l’année 2009 sera très largement négative, certainement en dessous des -2%. La production industrielle a de nouveau reculé en septembre (-1,5%) et les indicateurs de conjoncture restent dans le rouge.

Surtout, la situation de l’emploi continue de se dégrader. Il faudrait au moins 2% de croissance pour notre économie recommence à créer des emplois. Le taux de chômage dépassera la barre des 10% avant la fin de l’année et continuera d’augmenter en 2011.

Le Parti socialiste exprime son inquiétude face à ces chiffres. Les conditions d’une reprise solide ne sont pas réunies. Le plan de relance du gouvernement s’est avéré incapable de redynamiser les moteurs de la croissance interne, qui continue au contraire de reculer. La consommation risque de se tasser en 2010 à la suite de l’augmentation du chômage et de la désinflation.

Cette perspective n’est pas acceptable. Le gouvernement doit réagir.

Le soutien à l’activité reste profondément nécessaire, ce qui demande un véritable plan de relance pour que la France ne retombe pas dans une récession qui menace pour 2010. C’est aussi maintenant qu’il faut faire preuve de volontarisme pour mettre en place les régulations nécessaires au niveau français, européen et mondial. La régulation est absolument nécessaire pour éviter que les causes de la crise – course déraisonnée au profit à court terme, désindustrialisation, hausse des inégalités, bulles financières – ne perdurent.

C’est pourquoi le Parti socialiste appelle le gouvernement à amplifier le soutien à l’activité économique, à l’emploi, au pouvoir d’achat et au-delà des mots à agir enfin pour qu’une régulation du système financier et économique français, européen et mondial puisse voir le jour.


Michel Sapin,

Par jean luc - Publié dans : Economie - Communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 13 novembre 2009

On apprend que le Président de la République ne se rendra pas au Congrès des Maires, mais qu’il en invite 700 à l’Elysée le lendemain de la clôture de leur grand rassemblement annuel.
 
Compte-t-il sur l’ambiance feutrée du Palais présidentiel pour apaiser leurs inquiétudes, voire leur colère devant une réforme territoriale qui les stigmatise, les fragilise, et une suppression de la taxe professionnelle qui détruit leur capacité d’action ? 
 
Faut-il avoir sa carte UMP pour faire partie des 700 élus invités ?
 
Puisque Nicolas Sarkozy veut rencontrer des Maires, pourquoi ne va-t-il pas là où ils sont tous rassemblés par milliers ?
 
La réponse est simple : il a peur d’être mal accueilli, voire sifflé comme son Premier Ministre l’an dernier.
 
Quand le chef de l’Etat fuit le grand rassemblement des Maires, piliers de la République, c’est vraiment que quelque chose ne va plus dans la France d’aujourd’hui !  
 
François Rebsamen

Par jean luc - Publié dans : Billet d'Humeur - Communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 13 novembre 2009

Plusieurs amendements au projet de loi de finances vont réduire les moyens d’actions de la plupart des autorités administratives indépendantes, institutions créées par la loi, chargées de la protection des droits et des libertés :

La Halde : - 650 000€
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel : - 1, 414 M€
La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés : - 308 000 €
La commission nationale consultative des droits de l’homme, la commission d’accès aux documents administratifs, le comité national d’éthique : - 270 000€

Les commissions de déontologie de la sécurité, de contrôle des interceptions de sécurité, et du secret de la défense nationale sont également touchées par ces réductions budgétaires.

À l’heure ou les saisines de ces organismes ne cessent de croître, que des missions toujours plus nombreuses leur sont confiées, ces diminutions de moyens ont un sens que leur systématisme démontre. Il s’agit ni plus ni moins de faire taire ces autorités indépendantes qui dérangent et critiquent le gouvernement, qu’il s’agisse des tests ADN, des conditions d’exercice des forces de police ou du processus inflationniste de mise en fiche de la population.

Le Parti Socialiste dénonce la volonté souterraine de disparition de ces autorités qui ont fait la preuve de leur légitimité, au détriment de la défense des libertés et de la lutte contre les discriminations.


Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire Nationale aux Libertés et à la Justice

Par jean luc - Publié dans : Les Droits de l'Homme - Communauté : Les blogs socialistes
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Vendredi 13 novembre 2009
 "Ni claire ni juste." Après Edouard Balladur, qui avait utilement rappelé qu'il fallait "savoir qui doit dépenser quoi avant de savoir comment on le finance", et Alain Juppé, selon lequel, avec ce projet, "le gouvernement cherche la provocation", on sait désormais ce que pense Jean-Pierre Raffarin de la réforme de la taxe professionnelle voulue par l'Elysée.

Ainsi, trois des quatre derniers chefs de gouvernement issus du parti majoritaire (Dominique de Villepin ne s'est pas encore exprimé sur le sujet...) critiquent ouvertement et vertement un projet de réforme en cours.

On cherche vainement un précédent à cette situation dans l'histoire politique de notre pays. Leur accumulation même montre bien que ces critiques dépassent le simple cadre des chamailleries habituelles au sein d'un parti politique. Au contraire, elles sont le symptôme de l'inquiétude profonde qui s'est emparée de la très grande majorité des élus locaux depuis que la réforme de la taxe professionnelle a été annoncée.

Cette inquiétude est fondée. Pour s'en convaincre, il n'est qu'à écouter le ministre du budget, qui déclarait, lundi 2 novembre, que cette réforme était "faite pour les entreprises d'abord".

Comment exprimer plus clairement la philosophie qui guide la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, pour qui les collectivités locales sont et doivent rester "secondaires" ? L'important, pour l'exécutif, c'est d'alléger le plus possible la fiscalité des entreprises, y compris - c'est en cela que l'on peut véritablement parler de "cadeau" - de celles qui n'en ont aucun besoin, notamment parce qu'elles ne sont pas soumises à la concurrence internationale. Dans ce cadre, les collectivités ne peuvent être que des forces de résistance qu'il convient d'entraver et de stigmatiser, comme le montre, par exemple, le discours récurrent sur leurs dépenses.

La discussion du projet de réforme à l'Assemblée nationale en a d'ailleurs fourni un exemple éclatant puisqu'un amendement déposé par l'UMP et soutenu par le rapporteur général du budget, qui visait non pas à supprimer mais à diminuer légèrement le montant de la baisse d'impôt que constitue cette réforme, a été repoussé... par les députés UMP, sous la contrainte du gouvernement relayant la position du Medef !

M. Copé, qui a, en l'occurrence, pris le parti du gouvernement, a d'ailleurs bien montré à cette occasion que la "coproduction législative" dont il s'était fait le promoteur n'était qu'un jeu de rôles qui devait prendre fin dès lors qu'il s'agissait d'intérêts patronaux...

Aurait-on imaginé, il y a quelques années encore, qu'un gouvernement soutenu par des parlementaires du centre, issus de l'UDF et du CDS, authentiquement décentralisateurs, puisse décider de supprimer l'impôt économique local et de bouleverser l'architecture de la fiscalité locale aussi rapidement, sans vouloir prendre le temps de simuler l'impact de cette réforme sur les territoires et pire, sans vouloir d'abord définir les missions des collectivités à financer ? Assurément non.

Cet épisode illustre ainsi parfaitement à quel point la création, en 2002, de l'UMP, puis l'accession de Nicolas Sarkozy à sa tête ont conduit à la dissolution des anciennes sensibilités de l'UDF et du CDS dans un parti unique, où la logique jacobino-libérale, celle de Margaret Thatcher, a écrasé toutes les autres identités.

La suite du débat sur la taxe professionnelle sera donc révélatrice. Soit le gouvernement recule et il trahit sa promesse au Medef. Soit il persiste dans l'erreur et, ce faisant, il montre bien une fois pour toutes que la sensibilité centriste n'a plus de place que dans les livres d'histoire politique.

Jean-Pierre Balligand

Député de l'Aisne

Source: LE MONDE 


Par jean luc - Publié dans : Politique - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 12 novembre 2009

C’est à l’approche de l’hiver, quand s’accroît l’attention des Français et des médias à l’égard des personnes sans domicile, que le Secrétaire d’Etat au Logement a choisi de communiquer sur le sujet.

Mais aligner des bonnes intentions sans moyens ne fait pas longtemps illusion. Les annonces de Benoist Apparu sont très insuffisantes au regard de besoins.

Il est irresponsable de proposer l’accompagnement de personnes en grandes précarité et fragilité par des jeunes, certainement de bonne volonté, mais forcément ni rodés ni formés à l’accompagnement social et humain de ces publics. C’est totalement méconnaître le professionnalisme des acteurs sociaux de terrain et mettre en difficulté à la fois ces professionnels, les jeunes accompagnants et les publics concernés.

Il ne sert à rien de parler d’hébergement si l’on ne s’attaque pas aux causes de la « mise à la rue ». On ne peut envisager une politique de l’urgence sans relais avec d’autres politiques nationales, d’autres ministères. Alors qu’il faudrait agir fortement en prévention de l’exclusion, on reste sur des mesures destinées à panser les blessures sociales engendrées par la politique nationale de l’actuel gouvernement.

La question de l’hébergement et de l’urgence n’a de sens qu’au regard d’une politique ambitieuse en matière de logement. Là aussi les propositions du secrétaire d’Etat sont un peu courtes. Et pour cause ! Comment oublier que l’Etat ne cesse de se désengager pour le logement, droit fondamental, essentiel pour l’autonomie et la dignité de la personne, base de la cohésion nationale et territoriale ? Comment oublier que le droit au logement opposable n’est resté qu’un vœu pieu, sans concrétisation pour des millions de nos concitoyens ?

Le droit au logement est d’abord une question de volonté politique. Il revient aux élus, et non aux Préfets, de prendre l’entière responsabilité de sa mise en œuvre. Le Parti socialiste regrette qu’un gouvernement qui devait faire du logement « un chantier national » s’en tienne à quelques mesures d’urgence qui ne font que cacher la misère de ses propositions et de sa vision en matière de logement et de justice sociale.


Nathalie Perrin-Gilbert

Par jean luc - Publié dans : Solidarité-Santé - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 12 novembre 2009


Pour le 11 novembre, célébration fériée de la fin du premier conflit mondial, l'image était belle : Angela Merkel et Nicolas Sarkozy étaient côte à côte à Paris pour raviver la flamme du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe. Le Monarque français s'est pris pour le Général de Gaulle, l'espace d'un discours écrit par Henri Guaino.

Ô Europe !
Nicolas Sarkozy a profité de l'occasion pour "plaider une association plus étroite avec l'Allemagne", comme le rapportait Le Monde. Apparemment, le président français n'avait pas de mots assez doux pour célébrer l'union franco-allemande et la construction européenne : "votre présence parmi nous est un geste exceptionnel d'amitié." a-t-il commencé par déclarer. Il fallait oublier "Nous partageons les mêmes valeurs, la même ambition pour l'Europe, la même monnaie" a-t-il déclaré mercredi 11 novembre. "Dès lors, il est naturel que s'organise l'association de plus en plus étroite de nos politiques" ou encore : "L'amitié de l'Allemagne et de la France est un trésor. Nous devons à nos parents qui ont tant souffert de tout faire pour préserver et faire fructifier ce trésor". "Nous le devons aussi aux peuples d'Europe, nous le devons à tous les peuples du monde". Nicolas Sarkozy se voulait lyrique : "Madame la chancelière, en acceptant l'invitation de la France, vous avez fait une geste historique. Vive la France ! Vive l'Allemagne !".

Sarkozy, européen ? Le Monarque français revendique d'abord un rapprochement qu'il a lui-même affaibli en 2007. A l'époque, Sarkozy croyait en l'Union pour la Méditerranée, négligeait l'Allemagne. Angela Merkel se moquait même de ce monarque égocentrique surpris en train de subtiliser un stylo lors d'une cérémonie officielle en Bulgarie. Pendant la crise financière de l'automne, Sarkozy critiquait violemment sa voisine Merkel pour sa "timidité", elle qui pourtant avait déjà mis en oeuvre, avant la France, un plan de relance de son économie, et plafonné certaines rémunérations de patrons de banques aidées par l'Etat.

Les petites hypocrisies du monarque
Mercredi, Nicolas Sarkozy a choqué. Il a récupéré le dernier poilu, et la cause des résistants contre la boucherie de la Grande Guerre. Sarkozy s'est d'abord permis de célébrer le dernier poilu, né italien, entré clandestinement en France. Ce dernier poilu, s'il avait croisé les années Sarkozy-Besson, aurait été renvoyé dans son pays, par charter ou par train. L'Italie des années 1900 était comme l'Algérie, le Sénégal ou l'Afghanistan d'aujourd'hui. Dans la Sarkofrance de 2009, on discoure de l'identité nationale, mais on expulse des Afghans vers leur pays en guerre. On dresse des barrières, on filtre les métiers, on rafle aux sorties d'écoles.

En rendant hommage aux "fusillés pour l'exemple qu'on attende qu'on leur donne justice", Nicolas Sarkozy portait enfin son attention sur ces soldats français qui refusèrent d'engager le combat pendant la Grande Guerre. Des héros mis en valeur par le film "Joyeux Noël" de Christian Carion. L'armée française, soutenu par tous les pouvoirs politiques depuis 1918, a toujours refusé de réhabiliter les quelques 600 poilus fusillés pour l'exemple vers 1917. Sarkozy lâche cet hommage, sera-t-il suivi d'action ? En Grande Bretagne, ces fusillés de la paix ont été réhabilités depuis des lustres. En France, la Grande Muette résiste.

Sarkozy affaiblit l'Europe
Cette "hymne à la joie franco-allemande" est surtout une belle façon d'affaiblir un peu plus les institutions européennes. Créée initialement pour tirer un trait aux traditionnels déchirements européens, de la guerre de 1870 à celle de 1939-1945, la communauté européenne a laissé place, chez certains, à une volonté farouche d'unir un peu plus les pays de la vieille Europe. En sur-célébrant une amitié franco-allemande qu'il a négligé au début de son mandat, Nicolas Sarkozy enterre un peu plus l'Europe comme projet politique. Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait déjà bâti son ambiguïté européenne personnelle en fustigeant l'euro-fort et la banque centrale européenne. Nous l'avions déjà écrit lors de la présidence française de l'UE. Sarkozy a revalorisé le poids des Etats membres, les relations bilatérales, le poids des exécutifs nationaux aux détriments de l'institution européenne. José Manuel Barroso était et reste un pantin. Sarkozy a aussi démarré la présidence française en minorant l'axe franco-allemand (pour le retrouver par la suite), au profit d'un atlantisme anachronique, à quelques semaines de l'élection d'Obama. Dans quelques jours, l'Union se posera la question d'élire ou désigner son président. Prudent, Sarkozy a soutenu la candidature d'un Tony Blair. Il pensait faire un sale coup au parti socialiste. Il faisait un sale coup à l'idée européenne, en proposant un candidat britannique valet de son grand frère américain. Finalement, ce président sera désigné, et non pas élu. Un nouveau probable pantin qui ne tirera sa légitimité, et donc son autorité, que de 27 chefs d'Etat. Certain(e)s, comme Luc Mandret, suggèrent une élection au suffrage universel. Ce serait effectivement l'une des façons d'assoir une autorité qui autrement restera défaillante.

Mercredi, Nicolas Sarkozy souhaitait sortir, encore une fois, des polémiques qui accablent son narcissisme.

Par :
Sarkofrance



Buzzer !

Par jean luc - Publié dans : International-Europe - Communauté : Résistance 2007
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Jeudi 12 novembre 2009


Que voulez-vous que je vous dise ? que les dernières déclarations de Marie Ndiaye me remplissent de bonheur ? hé bien oui, je vous le dis.

Elle vient, à nouveau, de donner un interview aux Inrocks faisant suite à ses propos du mois d'août . Eric Raoult, animé sans doute de forces auto-destructrices qui sont les siennes, a demandé à Frédéric Mitterrand de "rappeler à l'auteure son devoir de réserve". J'ai bien failli m'étouffer...de rire en lisant sa lettre ouverte.

Je vous incite donc à lire l'interview de marie Ndiaye , quelques morceaux choisis :

  • Au moment de l’affaire Polanski, Frédéric Mitterrand avait dit qu'en tant que ministre de la Culture, il était là pour soutenir les artistes et ne pas les abandonner. Donc oui, je suis étonnée qu’il ne m’ait pas encore soutenue.

  • (Les Inrocks) Quelle a été votre première réaction en apprenant qu’Eric Raoult trouvait vos propos sur la France de Sarkozy dans notre interview pour Les Inrocks scandaleux ?

  • (réponse de MN) Je me suis demandé si c’était réel, si c’était une blague, cela me semblait si ridicule… Mais en fait, connaissant un peu le personnage, ce n'est pas si étonnant. Il n’empêche qu’hélas, le ridicule ne tue pas.

  • Et puis j’avais d’autre part une répugnance à ce qu’une audience, une importance, soit donnée à cette homme-là qui est toujours à la limite de la droite extrême. Donc je me suis dit que si cette histoire était peu évoquée, s’il n’y avait pas de rebondissements, cela ne valait pas la peine de donner de l’importance à des gens de cette sorte. Mais comme l’histoire remue beaucoup, il n’y a plus de raison de se taire.

  • Le droit de réserve ne s’applique qu’aux fonctionnaires de l’état, et je ne suis pas employé de l’état en ayant obtenu le Goncourt. Je rappelle par ailleurs que notre entretien remonte à plusieurs mois avant le Goncourt.

  • Si l’entretien avait eu lieu après que j’aie eu connaissance de ce que me reproche Eric Raoult, je n’aurais pas pris ce soin, cela aurait été très différent. Au contraire : je persiste et signe !

  • J’en appelle toujours à Frédéric Mitterrand qui doit maintenant intervenir dans ce débat ridicule, et y mettre un point final.

La France d'aujourd'hui

La vacuité de la polémique en cours n'a d'égale que sa symbolique: puisqu'il s'agit seulement, si j'ose dire, de liberté d'expression. Frédéric Mitterrand, qui n'en demandait sans doute pas tant, va donc - je l'espère - nous régaler d'une cinglante réponse afin d'éteindre cette incroyable polémique hourdie par le député UMP Eric Raoult.

Ce malaise latent que je ressens est pourtant le signe de la désorientation sociale qui nous touche aujourd'hui. En effet, comment peut on s'abandonner à telles polémiques ridicules sans que le terreau n'y soit propice ?

Marie Ndiaye est entrée par la grande porte dans le club très fermé des gens qui comptent, et elle fait preuve d'une résilience à l'image de son dernier bouquin. Pour reprendre l'expression de sean Penn au festival de cannes 2008: oui Marie Ndiaye, vous faites partie des personnalités, que vous le vouliez ou non d'ailleurs, qui ont conscience du monde, et du pays dans lequel ils vivent.

Dans lequel elle vivait serait d'ailleurs plus judicieux, puisqu'elle vit désormais... à Berlin. cette artiste a donc fui la France pour un pays à l'imposition encore plus lourde que la notre...tiens tiens!

Par : peuples net

Par jean luc - Publié dans : Les Droits de l'Homme - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 12 novembre 2009

Bernard Accoyer a donné son accord à la poursuite de la procédure visant à créer une commission d’enquête parlementaire sur le sujet. Une avancée qui s’accompagne, en coulisses, de pressions judiciaires sur les médias qui s’intéressent de trop près à l’affaire: Libération et Marianne…

L’OpinionGate
— expression inventée par l’Observatoire des sondages à propos de l’affaire des enquêtes d’opinion de l’Elysée — progresse chaque jour un peu plus. Mercredi matin, une étape majeure vient d’être franchie. Le président UMP de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a en effet décidé de prendre ses responsabilités en donnant son accord à la poursuite de la procédure visant à ouvrir une commission d’enquête parlementaire. Une idée du Parti socialiste que l’exécutif — on le comprend — ­aurait aimé voir enterrer. Vendredi dernier, Michèle Alliot-Marie, en sa qualité de Garde des sceaux, se chargeait de jouer les fossoyeurs et excluait la possibilité d’un contrôle parlementaire sur la présidence de la République, jugeant cette démarche inconstitutionnelle. En vain donc et c’est désormais à la commission des lois de l’Assemblée nationale de se prononcer.

Mais alors que l’affaire progresse du côté des parlementaires, elle prend un fâcheux tournant sur le plan judiciaire, les procès au portefeuille des médias se multipliant. Il y a déjà de longues semaines, OpinionWay et Patrick Buisson, le conseiller de Nicolas Sarkozy dont le cabinet Publifact servait d’intermédiaire entre l’Elysée et les sondeurs, ont décidé d’attaquer en justice Marianne qui a été parmi les premiers à faire éclater l’affaire : pas moins de trois procédures lancées et près de 500 000 euros de dommages et intérêt demandés. Mardi, Lexpress.fr et Lejdd.fr révélaient de concert que le même Patrick Buisson attaquait Libération en diffamation et pour injures publiques.

Erreur de marge et marges d’erreur…
Dans son édition de vendredi, le quotidien expliquait que l’intéressé aurait réalisé d’importantes marges sur les transactions engagées entre OpinonWay et le château : Libération parle de 83% de marge, soit 910 000 euros (1,1 million d’euros facturés à l’Elysée contre seulement 190 000 euros payés par Publifact à OpinionWay) ! Dans les colonnes de Libé, Alain Garrigou, professeur de sciences politiques et membre de l’Observatoire des sondages, s’interrogeait : « Pourquoi laisser Buisson se faire une marge de 900 000 euros sur son dos ? Soit c’est un escroc, soit c’est un petit soldat qui constitue un trésor de guerre pour payer des sondages durant la prochaine campagne électorale sans que ce soit visible dans les comptes de campagne du futur candidat Sarkozy. »

Pour Patrick Buisson, Libération et Alain Garrigou font fausse route. Sa mission auprès de l’Elysée, explique-t-il à Lexpress.fr, « comportait deux volets distincts : le premier concernant le conseil politique et stratégique, le second, une mission de direction des études incluant entre autres le recours aux enquêtes d’opinion. (…) Les instituts n’étaient pour Publifact que des sous-traitants techniques et les sondages qu’une composante d’une mission beaucoup plus vaste couvrant le suivi de l’opinion pour le compte de la Présidence ». D’après lui, cette double casquette justifierait la marge entre les sommes perçues de la Présidence de la République et « le montant des prestations facturées à [son] cabinet » par OpinionWay.

Selon Libération, ce dernier montant s’élèverait donc à 190 000 euros. Un chiffre jugé « totalement fantaisiste et très éloigné de la réalité » par Patrick Buisson. Le problème, c’est que ce chiffre, le journaliste de Libé ne l’a pas inventé. C’est la direction d’OpinionWay elle-même qui a avancé ce montant, d’abord dans Marianne2, puis, de façon elliptique, dans une tribune parue dans Le Monde le 31 juillet dernier : « Au total, (…) OpinionWay a facturé, en 2008, au cabinet-conseil moins de la moitié de la somme évoquée par la Cour — 392 000 euros — comme étant la facturation de ce même cabinet à l’Elysée. » Mais il est peu probable que Patrick Buisson ose traîner devant les tribunaux OpinionWay et Le Monde…


Gérald Andrieu pour
Marianne 2

Merci à : Section du Parti socialiste de l'île de ré

Par jean luc - Publié dans : Sondages - Communauté : Les blogs socialistes
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