Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 11:41

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'expression est de Valérie Pécresse. L'élue des Yvelines, section bourgeoisie versaillaise, et accessoirement ministre du budget, avait accusé François Hollande, à deux reprises, de « mettre en péril le modèle social français », quand ce dernier présenta son programme jeudi 26 janvier dernier. En cause, le relèvement des impôts sur les ménages plus fortunés, la suppression de quelques niches fiscales dont le rabot promis sur le quotient familial des plus riches. L'accusation était outrancière.

Mercredi 1er février, alors qu'une vague de grand froid s'abattait sur la France, la Fondation Abbé-Pierre publiait son traditionnel bilan du mal-logement, le 17ème du genre. Nous avions une confirmation de plus, si certains en manquaient, que Valérie Pécresse avait tort: le modèle social français est déjà en péril.

L'Allemagne, modèle tant vanté par notre Monarque lors de son intervention multi-chaînes de dimanche dernier, n'est pas mieux lotie, bien au contraire. Mais Nicolas Sarkozy a fait l'impasse sur le sujet dans ses comparaisons rapides.



Pauvreté de masse
Samedi dernier, l'hebdomadaire Marianne rappelait que 8,2 millions de familles vivaient en France avec moins de 1000 euros par mois, qu'un quart des salariés gagnent moins de 750 euros par mois; que les 10% les moins riches du pays gagnent moins de 659 euros par mois, consacrent 40% de leurs (maigres) revenus à leur logement (contre 35% il y a 12 ans).

D'autres indicateurs prouvent que notre modèle craque, même s'il est loué par Sarkozy lui-même car il a permis de résister mieux que d'autres pays au choc de la crise. Ainsi,

  • Le nombre d'enfants scolarisés en maternelle a chuté de 34% en 2000 à 14% en 2010. Alors même que la France connaît un regain de naissance depuis la fin des années 1990...
  • Quelque 3,9 millions de personnes bénéficient du RSA en métropole. Les deux tiers n'exercent aucune activité, et ne bénéficient donc que du RSA « socle » (soit 467 euros par mois pour une personne seule). L'autre tiers touche en moyenne 170 euros de plus par mois en raison de son activité partielle. Mais un tiers de foyers éligibles ne l'auraient pas réclamé.
  • Le nombre de sans-emploi frôle les les 3 millions (2,874 millions à fin décembre 2011, soit +5,6% en un an). La moitié des 5 millions d'inscrits à Pôle emploi ne touche aucune indemnité.
  • Il y a toujours 7 ans d'espérance de vie en moins pour un ouvrier par rapport à un cadre. La réforme des retraites de Nicolas Sarkozy a choisi d'ignorer cette inégalité, et de faire porter l'essentiel de l'effort financier sur celles et ceux qui ont commencé à travailler jeunes.

Cette semaine, la Fondation Abbé Pierre a ajouté ses propres constats à ce sombre tableau, le mal-logement s'est encore aggravé.

Sarkozy, et l'impasse du logement
Jeudi 2 février, Nicolas Sarkozy file en Essonne. La tournée des voeux, dont le coût est estimé à 6 millions d'euros pour une quinzaine de déplacements, est enfin terminée. Le candidat reprend ses visites thématiques.

Dimanche soir, il avait reconnu une « erreur », la défiscalisation des intérêts d'emprunt immobilier de la loi TEPA d'août 2007. Cet aveu fut peu commenté. Et pourtant, l'échec de Nicolas Sarkozy fut cinglant et plus grave que cela: en subventionnant l'emprunt, il ne favorisait pas la construction de logements mais alimentait la spéculation immobilière. 

Ce jeudi, il parlera logement. Il n'évoquera certainement pas les dégâts de sa loi TEPA, et préfèrera expliquer sa proposition confuse ou incomplète de dimanche dernier sur la constructibilité des terrains. En fait, le candidat Sarkozy a même ajusté le thème de son déplacement à l'actualité chaude. La Fondation Abbé Pierre venait de publier son 17ème rapport annuel et tentait d'imposer la crise du logement comme l'un des principaux thèmes de la campagne électorale.

Elle évalue à 8,23 millions le nombre de personnes concernées par la crise du logement. Les plus précaires sont évalués à 3,651 millions de personnes:

  • 685.000 sont sans abri;
  • 2,78 millions sont des conditions de logement très difficiles (privation de confort accentué, surpeuplement);
  • 172.000 sont en situation d'occupation précaire;
  • 80.000 sont des gens du voyage exclus de place dans les aires d'accueil;

Il faut aussi comptabiliser 5,15 millions de personnes en situation de logement fragile à court ou moyen terme (dont 575.000 déjà comptabilisés ci-dessus):

  • 730.000 personnes dans des copropriété en difficulté
  • 1,25 millions  d'impayés de loyers (soit 494.000 ménages)
  • 3,22 millions de personnes en situation de surpeuplement
  • 244.000 personnes en hébergement « résigné »

Bref, le constat est terrifiant : « Comme la bataille de l’emploi a été perdue, celle du logement est en voie de l’être.  » A l'instar de Nicolas Hulot et son Pacte Ecologique de 2007, la Fondation Abbé Pierre a fait signer un « contrat social pour le logement » par quelques candidats déclarés.

Nicolas Sarkozy n'a pas osé envoyer son secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu. Ce dernier n'avait rien de trouver de mieux à réclamer que davantage de constructions de logement. Heureusement qu'il est ministre... « La seule solution que nous avons pour faire baisser les prix, notamment en  Ile-de-France, c'est de produire plus de logements, d'où la proposition du  président de la République d'augmenter la constructibilité ».

Le Monarque s'était même déclaré hostile, dimanche soir, à l'une des propositions du candidat Hollande, l'encadrement des loyers: « Si on fait l'encadrement des loyers, c'est très simple, plus personne ne louera, et plus personne ne construira. C'est exactement le contraire de ce qu'il faut faire. Ca n'a marché nulle part, même à l'époque de l'Union soviétique ». Il oubliait pourtant qu'un dispositif proche existe ... en Allemagne. Il s'est aussi opposé au don des terrains publics inutilisés.

Mercredi, le Monarque était au Salon des Entrepreneurs. A la remorque des candidats de gauche, il tacla à son tour la finance. « Le rôle d'un banquier, ce n'est pas d'entretenir une salle de marchés où des jeunes ultra-diplômés derrière des ordinateurs parient sur une chose aussi intéressante que de savoir si la Bourse va franchir les 2 000 points ou les 2 100 points ». Qu'il était drôle et curieux de l'écouter parler ainsi. Quand François Hollande, au Bourget le 22 janvier, avait désigné la finance comme son principal adversaire, les perroquets de l'Elysée s'étaient empressés de fustiger la critique.

 

Sarkofrance

 

Les 60 engagements pour la France de François Hollande

Le projet de François Hollande est entièrement chiffré et financé

La TVA Sarkozy, le coup de poker du candidat président

Compétitivité-emploi : le coup fourré de l’UMP ce soir à l’Assemblée nationale

Infographie : Sarkozy en chiffres, «La santé mise à mal»

François HOLLANDE : "Moi, je n'invente pas une politique à trois mois du scrutin !"

Le courage, c'est le changement et non le bilan du candidat sortant

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Résistance 2007
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 10:51

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Discours de François Hollande

Clôture du forum "La santé est notre avenir", à Paris

2 février 2012

 

 

 

 

   
   

Le projet de François Hollande pour la santé

Le projet de François Hollande pour la santé s'articule autour de trois axes: mieux prévenir, mieux guérir et mieux garantir. La santé occupe un place de choix dans le projet présidentiel et ses engagements se déclinent en de nombreuses mesures:

Pour une protection de l'hôpital et du service public de la santé:

  • - Réformer la tarification des hôpitaux pour mettre fin à leur assimilation avec les établissements privés;
  • - Considérer l'hôpital comme un service public et non comme une entreprise;
  • - Améliorer la prise en compte de la santé publique, notamment en augmentant la part de rémunération forfaitaire des médecins généralistes.

Pour une égalité de l'accès aux soins sur tout le territoire:

  • - Favoriser une meilleure répartition des médecins par la création de pôles de santé de proximité dans chaque territoire;
  • - Fixer un délai maximum d’une demi-heure pour accéder aux soins d’urgence.

Pour une santé accessible:

  • - Encadrer les dépassements d’honoraires;
  • - Favoriser une baisse du prix des médicaments;
  • - Supprimer le droit d’entrée dans le dispositif de l’aide médicale d’Etat.

 

Le bilan du président sortant: la santé mise à mal

Sur les cinq dernières années, la santé a été au nombre des victimes de la politique du président sortant: l'accès aux soins, l'hôpital public, les crises et le budget de la sécurité sociale ont tous été mal traités, mal gérés. 

Des difficultés croissantes d’accès aux soins : 50% du montant des soins courants ne sont plus remboursés, ce qui oblige de plus en plus de Français à sacrifier leur santé pour des raisons économiques.

L’hôpital public maltraité : de sévères coupes budgétaires et des réductions des effectifs conduisant à une véritable souffrance de la part des personnels de santé, dont les résultats sont systématiquement jugés à l'aune de ceux du secteur privé, sans prise en compte de la notion de service public.

Une mauvaise gestion des crises: que ce soit celle du Médiator ou des prothèses mammaires PIP, le gouvernement n'a pas su prendre les bonnes mesure au moment opportun.

Une irresponsabilité financière exceptionnelle : le déficit cumulé dela sécurité sociale depuis 2009 atteint 37 milliard d'euros, remettant en cause l'équilibre à terme de notre système de protection sociale. 

Reportage vidéo sur la journée: la santé fait partie du pacte républicain, démocratique et social

 

 

Par jean luc - Publié dans : Solidarité-Santé - Communauté : La Gauche
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 10:18

"Il faut arrêter que n'importe qui dise n'importe quoi n'importe comment" a gloussé Sarko lors de son interview télévisée de dimanche dernier. Et oui, pour notre président, dire "n'importe quoi n'importe comment" doit se faire en respectant les règles. La preuve...

Sarkozy, dire n'importe quoi n'importe comment

Voici un petit florilège des propositions les plus burlesques de ministres ou députés de la majorité (qui n'ont pas franchement reçu de blâme de l'Elysée)...

Cette liste est volontairement restreinte aux propositions réelles et (censées être) sérieuses faites par des députés ou des ministres (des gars supposés en avoir dans le ciboulot). Il va sans dire que Nicolas Sarkozy est déclaré d'office hors con-cours. Celui qui se bat pour qu'on ne "laisse pas mourir les gens comme des bêtes" car... "les bêtes sont des êtres humains" comme les autres, ou qui se révolte contre le fait que "sur trois containers qui rentrent en France, il y en a deux qui rentrent par l'étranger"... est définitivement déclaré intouchable.

Pour le reste...

Xavier Bertrand, le 26 janvier 2012. Au sujet des fraudes sociales, le ministre du Travail ne balance pas, il évoque : "je pense que tout jugement devrait entraîner la parution dans la presse de l'identité des fraudeurs et de la nature de la fraude". Et si ça ne suffit pas, on pourrait aussi leur tatouer la décision du tribunal sur le front.

Aux rames, citoyens...

Chantal Brunel, le 8 mars 2011. La députée UMP, s'inquiétant manifestement pour ses concitoyens, a souhaité "rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée". "Après tout, remettons-les dans les bateaux !" a déclaré l'ancienne porte-parole de l'UMP. En leur attachant une enclume à chaque pied après les avoir enduit de goudron et de plumes ?

MAM, le 11 janvier 2011. Au sujet de la révolte tunisienne, la ministre des Affaires étrangères "propos[e] que le savoir-faire reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type". En résumé, qu'on envoie nos CRS de choc pour éviter que le peuple ne prenne le contrôle du pouvoir. Tout en finesse.

De l'art de pédaler dans la semoule

Christine Lagarde, alors ministre de l'Economie. Fin 2007, devant la flambée des prix des carburants, elle conseille aux Français, le nez dans le guidon, "d'utiliser les bicyclettes" afin de "préserver leur pouvoir d’achat". Cela a tellement plu au FMI qu'ils l'ont embauché comme présidente. La grande classe !

Fin 2011, le bureau de l'UMP a eu l'idée géniale d'imposer à tous les Français un "serment d'allégeance aux armes de la France". En dansant la carmagnole et en chantant la Marseillaise avec une baguette sous le bras ?

Le travail, un truc de malades

Frédéric Lefebvre, alors député et porte-parole de l'UMP (aujourd'hui secrétaire d'État chargé du Commerce), le 1er décembre 2008, proposait que l'on détecte les comportements violents chez les enfants à partir de la garderie. Ou encore, le 24 juin 2009, il affirmait : "c'est le sens de la modernité", "c'est le sens de l'histoire" que d'autoriser les salariés à travailler en arrêt maladie, car "il y a beaucoup de Français, y compris en longue maladie, qui ont besoin du travail pour guérir". Pile au moment où "il y a beaucoup de Français" qui n'ont plus l'argent pour se payer des médocs. Travailler plus pour guérir plus... il suffisait d'y penser.

Agences de votation

François Fillon, premier ministre, le 15 janvier 2012, a proposé que François Hollande soumette "son programme électoral à Standard & Poor's. Il serait intéressant de savoir ce qu'une agence de notation [en] pense". Oui, et on pourrait même leur proposer de choisir notre président... ça irait plus vite et ça coûterait moins cher. D'autres le font bien avec Goldman Sachs...

André Santini, secrétaire d'Etat à la fonction publique, le 14 mai 2008, au sujet des grèves : "Il n’y a pas d’autres moyens de s’exprimer ? Moi je me rappelle une grève chez moi, les gens avaient mis un brassard à la japonaise". "Et pourquoi pas une plume dans le derrière ?" a répondu François Chérèque, le leader de la CFDT.

Ou enfin Christine Anéfé Albanel. Le 2 mars 2009, notre ministre de l'aculture conseillait gaiement aux députés de l'Assemblée Nationale d'utiliser les pare-feux d'Open Office pour sécuriser leurs connexions Internet. Peut-être pour cela que les sites de l'UMP sont de véritables passoires ?

Darcos en tient une couche

[Ajout de 23h45, soumis par Insoumise] Xavier Darcos, ministre de l'éducation, devant la Commission des Finances du Sénat, dévoile son idée ré-vo-lu-tion-nai-re pour réduire les coûts salariaux en Maternelles : Arrêter de faire "passer des concours bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches"... C'est du propre !

C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui" : Rémi Gaillard, qui n'est pas plus député que ministre, mais qui mériterait bien de le devenir...

 

 

Les mots ont un sens

Par jean luc - Publié dans : Bonjour la Droite - Communauté : La Gauche
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 09:32
Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 15:07

UMPSARKOZY Hier soir, le groupe UMP à fait voter en catimini, à l’Assemblée nationale, un amendement permettant qu’un accord collectif modulant le temps de travail s’impose à un salarié. Alors que le chef de l’Etat a renvoyé à la négociation sociale la question des accords « compétitivité-emploi », les députés UMP préparent déjà les conditions juridiques de sa mise en place, avant même que les partenaires sociaux aient commencer à en discuter.

L’article 40 de la proposition de loi de simplification du droit crée un nouvel article L 3122-6 du code du travail qui fixe que : « La mise en place d’une répartition des horaires sur une période supérieure à la semaine et au plus égale à l’année prévue par un accord collectif, ne constitue pas une modification du contrat de travail ». Ainsi, il remet en cause la jurisprudence de la Cour de Cassation qui dans un arrêt du 28 septembre 2010, indique que « l’instauration d’une modulation du temps de travail constitue une modification du contrat de travail qui requiert l’accord exprès du salarié ».

Cette jurisprudence est importante, tant sur le plan juridique que sur le plan humain : une nouvelle organisation du travail peut en effet s’avérer incompatible avec la vie familiale et personnelle de chaque salarié. Mais elle est surtout l’obstacle juridique à la proposition d’accord compétitivité-emploi émise par le Président de la République dont le principe même serait qu’un accord d’entreprise, notamment sur le temps de travail, puisse, tout en dérogeant à la loi, s’imposer au salarié sans qu’il ne soit considéré comme une modification de son contrat.

Il est proprement scandaleux qu’un bouleversement aussi important du code du travail se fasse sans que les organisations syndicales de salariés et d’employeurs représentatives ne soient amenées au préalable à négocier. Une nouvelle fois, la majorité et le Président de la République font état de leur profond mépris pour le dialogue social et démontrent, par leur attitude même, la justesse de la proposition émise par François Hollande d’inscrire dans la Constitution la garantie du respect préalable de la négociation pour que toute loi sociale qui n’aurait pas donnée lieu à une négociation avec les partenaires sociaux puisse être déclarée anticonstitutionnelle. C’est le sens d’une démocratie qui se veut respectueuse du dialogue social.

 

 

Par jean luc - Publié dans : Social - Communauté : Les blogs socialistes
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 14:39

--cole-en-danger.jpg Présentée par Valérie KUMM, pour les groupes Socialiste, Républicain et Citoyen, Europe Ecologie-Les Verts, Communistes et Progressistes Unitaires-MUP et Parti Radical de Gauche


Pas moins de 14000 postes sont appelés à disparaître à la rentrée 2012 dans l’éducation nationale. Depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, ce sont plus de 80000 postes, soit 9% des effectifs, qui ont été supprimés. Au nom de la réduction de la dépense publique, le gouvernement sacrifie l’avenir des générations futures. Le droit à l’éducation pour tous est clairement remis en cause. La cure d’austérité imposée par l’Etat détériore depuis de nombreuses années la qualité de l’enseignement par la suppression de postes, d’heures d’enseignements, d’options pour les élèves, de dispositifs de soutien… Les conséquences sont dramatiques pour notre école publique, ses élèves et son personnel enseignant.
En Picardie par exemple une véritable saignée est annoncée : 491 postes devraient disparaître (235 postes en
moins dans les écoles de l'académie d’Amiens, 242 dans les collèges et lycées). D’ores et déjà nous savons que de nombreuses classes fermeront dans les écoles de notre région, en particulier dans les zones rurales et
les quartiers sensibles. Tous les départements picards sont touchés par le dogme de la réduction budgétaire qui entraînera une nette dégradation du service public de l’Education sur l’ensemble de notre territoire. Quels peuvent être les arguments du gouvernement pour justifier cette orientation ? La thèse de la démographie est une tromperie puisque avec 6,1 enseignants pour 100 élèves, la France est bonne dernière des pays de l’OCDE, loin derrière par exemple la Suède qui en compte 9%.
Le gouvernement souhaite accentuer les non remplacements de personnels pour mieux réorganiser le système éducatif français en remettant en cause le cadre national de l’éducation et ainsi mettre à mal le principe d’égalité sur tout le territoire.
Les établissements les plus riches pourront disposer d’heures d’options tandis que les plus défavorisés devront se contenter du strict minimum. Le processus d’autonomie des établissements engagé va laisser aux proviseurs et principaux la possibilité de choisir le contenu d’un certain nombre d’heures d’enseignement et de recruter eux même leurs personnels. Ces mesures, qui sont expérimentées depuis la rentrée 2011, vont
avoir de lourdes conséquences sur la stabilité des équipes éducatives et donc sur la réussite de tous les élèves.
Le Conseil régional de Picardie s’oppose aux désengagements de l’Etat et refuse de cautionner la casse de
l’Education.
A l’opposé de cette politique régressive, la Région Picardie souhaite une vraie ambition pour l’école, passant par un service public d’éducation assurant l’égalité d’accès aux savoirs, sur tout le territoire. C’est toute l’ambition de la Région Picardie par la mise en place de la réussite éducative.

Par jean luc - Publié dans : Education Nationale - Communauté : La Gauche
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Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 10:39

infographie-sarkozy-en-chiffres-la-sante-mise-a-mal.jpg Aujourd'hui François Hollande est en déplacement pour rencontrer des professionnels de la santé et présenter ses engagements sur la santé.

>> Les propositions pour la santé de François Hollande:

Après l'infographie bilan du quinquennat, nous vous proposons un nouveau décryptage sur un autre échec de la politique menée par le candidat sortant : la santé.
Inégalités, accès aux soins, casse du service public de la santé, créations  et augmentations de taxes sur la santé, trou de la sécurité sociale creusé de façon abyssale.
Promesses non tenues, et chiffres à l'appui découvrez notre nouvelle infographie:

Bilan de Sarkozy : la santé mise à mal!

>>Téléchargez l'infographie

 

Bilan de Sarkozy: 'La santé mise à mal

 

Faites circuler cette infographie sur les réseaux sociaux

Par jean luc - Publié dans : Solidarité-Santé - Communauté : Les blogs socialistes
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 16:55

Francois-Hollande-1111.jpgFrançois Hollande était l'invité de RTL le 1er février. Il est revenu sur ses propositions sur l'emploi et la fiscalité, soulignant sa constance face à un président sortant qui est dans l'improvisation permanente.

 

 

 

 

>> L'intégralité de l'entretien

Le candidat à ensuite répondu aux question des auditeurs de RTL. 
Ecoutez ses réponses!

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : Les blogs socialistes
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 16:47

Lors de sa dernière convention, l’UMP a présenté un nouveau clip, revendiquant le "Courage"

Au delà des copiés-collés de cette vidéo et de la panique à droite qu'elle révèle, cette vidéo du parti du candidat sortant n'a qu'un but avoué, dissimuler le bilan calamiteux du quinquennat qui s'achève.

Après 5 années, qui ont fait la part belle aux inégalités, aux cadeaux offerts aux riches, aux banques tout en achevant les classes populaires et les classes moyennes, le courage serait en premier lieu d'assumer son bilan:

Retrouvez également d'autres exemples sur "Le courage donne la force"

Comme le résumait le PS en 2004, le courage, c'est avant tout le progrès social.

 

 

 

En 2012, à 82 jours du premier tour de l'élection présidentielle, Il s'agit de redonner une autre définition du courage que celle vue et défendue par la droite :

>> Retrouvez les 60 engagements pour la France de François Hollande

Retrouvez également d’autres exemples de détournements sur un Tumblr crée à l’occasion et n’hésitez pas à y publier vos contributions.

Par jean luc - Publié dans : Présidentielle 2012 - Communauté : La Gauche
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 16:20

dimanche.jpg "Fainéants", les Français ? Le cliché a la vie dure, mais il est faux, Les Français travailleraient moins que les autres, c'est ce que répète le gouvernement pour préparer l'opinion à un nouvel assouplissement des 35 heures. Or le constat est faux.
Depuis la mise en place des 35 heures, le débat sur le temps de travail réel des Français est perturbé par de nombreuses confusions.

1. La durée hebdomadaire et annuelle dans la moyenne


Le problème vient de la multiplicité des statistiques.
On dispose de deux types de données: les durées de travail par semaine et les durées par année.
Chacune peut s’appliquer à trois "publics" distincts: l’ensemble des salariés à temps plein, l’ensemble des salariés (on ajoute les temps partiels) ou l’ensemble des actifs employés (on ajoute les professions libérales, les artisans, etc…).
Selon les statistiques utilisées, les conclusions sont différentes. Il est tout de même possible d’y voir clair.
Si l’on s’intéresse à la durée de travail hebdomadaire des seuls salariés à temps plein, on constate qu’ils travaillent moins en France (38 h en France contre 39,3 h dans la Zone euro, et 40,5 h en Allemagne ou au Royaume-Uni).

Durée de travail hebdomadaire des salariés à temps plein, statistiques Eurostat.
C’est le chiffre utilisé pour dire qu' "en France, on travaille moins qu’en Allemagne". La loi sur les 35 heures a effectivement fait légèrement baisser le temps de travail des salariés à temps plein.
Mais ces chiffres ne disent pas tout. Ils ont notamment deux gros défauts :

  •  Tous les pays n’ont pas le même nombre de jours de congés ou de jours fériés dans l’année. La durée annuelle du travail apparaît comme une mesure plus adaptée aux comparaisons.
  •  Tous les pays n’ont pas la même "structure" du marché du travail. Certains ont beaucoup développé le temps partiel, d’autres moins.

Cela joue considérablement sur les durées de travail moyennes. Si l’on prend la statistique la plus pertinente (les durées annuelles) et la population la plus large (tous les actifs occupés), on découvre qu’on travaille en moyenne 1 554 h en France en 2009, soit 164 heures de plus qu’en Allemagne (1 390 heures). Les pays Scandinaves ont également des durées annuelles inférieures.

Heures moyennes annuelles ouvrées par travailleur, statistiques de l'OCDE.


2. Plus de temps complets que les autres


Il n’y a pas de mystère. L’économie française n’emploie qu’un travailleur sur six à temps partiel, contre plus d’un sur quatre chez ses principaux voisins : Allemagne, Royaume-Uni, Danemark, Suède ou Pays-Bas.
Pourcentage de temps partiels dans la population active, statistiques Eurostat.

 
Par ailleurs, la durée moyenne d’un temps partiel est plus longueen France (22,5 h) que dans la Zone euro (20 h), en Allemagne (18,3 h) ou au Royaume-Uni (18,5 h).
Voilà pourquoi, même après les 35 heures, les Français travaillent plus que les Allemands.


3. Deux modèles de partage du temps de travail


C’est le consensus social et politique en France qui a conduit à une sorte de préférence pour les temps pleins, et donc les revenus complets. La contrepartie de ce modèle est un niveau de chômage plus élevé que la moyenne.
Dans les pays du Nord, en Allemagne et au Royaume-Uni, c’est le nombre d’emplois qui est privilégié. Schématiquement, leur modèle de partage du travail s’effectue en trois quarts de temps pleins et un quart de mi-temps, avec pour conséquence des petits salaires plus nombreux.

 

par Frédéric Allary      

Par jean luc - Publié dans : Social - Communauté : Les blogs socialistes
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